Appui au processus électoral en Rdc: Le satisfecit de la Monusco

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Dr. Mamadou Diallo, Représentant Spécial adjoint du Secrétaire général, Coordonateur Résident, Coordonateur humanitaire et Représentant résident du PNUD
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Devant quelques responsables de presse tirés à la volée, le Dr. Mamadou Diallo, Représentant Spécial adjoint du Secrétaire général, Coordonateur Résident, Coordonateur humanitaire et Représentant résident du PNUD en Rdc a dévoilé les efforts de la Monusco au processus électoral. Il a expliqué qu’au Conseil de sécurité, la Monusco a reçu comme mission d’appuyer techniquement la CENI. C’est ainsi qu’elle a aidé la Centrale électorale à transporter 1900 tonnes de kits électoraux de Kinshasa vers les hubs. « Au moment où je vous parle, nous avons déjà transporté 1800 tonnes. Il nous manque 100 tonnes, parce que c’est le matériel qui n’est pas encore arrivé, soit les groupes électrogènes que la CENI avait commandés en Chine », dit-il, avant d’ajouter que sur le plan du soutien technique, nous avons recruté 150 experts, dont un groupe est logé à la CENI et les autres dispatchés à travers le pays. La Monusco a aussi mis à profit de la CENI son entrepôt à l’aéroport de Ndjili et des entrepôts qu’elle a loué dans certaines zones et mis à la disposition de la CENI. Au-delà de tout, il y a un partenariat entre la Monusco et la CENI et on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de difficultés, parce qu’elles sont inhérentes à toute activité humaine. Le Congo, c’est un sous-continent, il ne faut pas penser que tout peut passer comme une lettre à la poste. Il y a quelques difficultés que nous continuons à gérer, annonce-t-il.

Est-ce qu’il y aura élections au 31 décembre 2017 ?

« La première réaction, c’est oui, parce que je fais confiance à la classe politique du pays, au Gouvernement et à la CENI, de pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes pour que cette échéance soit tenue. Il est important pour le peuple congolais de regarder avec  espoir que cette échéance soit tenue et je crois que les acteurs politiques congolais mesurent un peu  l’attente, l’ambition que leurs peuples placent en cette date-là pour aller aux élections », indique-t-il, avant de soutenir qu’à notre niveau, nous travaillons pour rendre cette échéance possible. Nous accompagnons la CENI pour nous rassurer que l’échéancier qu’elle-même a mis en place pour les opérations d’enrôlement et la mise à disposition d’un fichier prêt le 31 décembre, soit tenu. Avoir un fichier, ce n’est pas une condition indispensable pour les élections, mais c’est une condition essentielle. Ou nous avons cet échéance respecté et le fichier est prêt, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas possible à la classe politique de créer les conditions pour qu’elles se tiennent en décembre 2017, explique-t-il.

A la question de savoir pourquoi la CENI, partenaire de la Monusco ne publie-t-ellepas encore la calandrer, le Dr. Mamadou Diallo de répondre qu’il est aussi dans l’expectative, j’attends de voir ce que la CENI va faire.  Je considère qu’il y a une partie, de concert avec les organisations de la transition, à savoir, le Gouvernement de transition et le conseil national de suivi de l’accord, de pouvoir déterminer l’échéance et la séquence de ces élections. L’accord stipule que les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales doivent être organisées en décembre 2017. Il faudra tout simplement, si cette option est retenue, spécifiquement communiquer et que sur la base de ça, qu’il y ait un organisme à caractère technique, puisse prendre cette question à fond et faire la planification pour rendre cette échéance possible. C’est de cette planification que sortira ce qu’elle a besoin en termes de ressources humaines, financières et technique, et d’espace législatif et réglementaire pour pouvoir faire ce travaille. « Quand je parle d’espace réglementaire, c’est le transport du fichier pour avoir une loi pour la répartition des sièges et des lois pour la convocation du corps électoral. Ceci doit être fait tout juste après la clôture de l’opération de révision du fichier électoral au 31 juillet, soit par une session parlementaire d’urgence, soit par la session normale au mois de septembre », martèle-t-il, tout en soulignant qu’il appartient à la classe politique congolaise de connaître et de s’approprier ces différentes étapes et que chaque acteur politique joue son rôle pour que cela soit possible. Mais à l’heure où nous sommes, nous pensons que la mission pour tout le monde, c’est d’appliquer l’accord du 31 décembre et d’offrir aux Congolais ce dont ils aspirent, à savoir les élections crédibles, transparentes, pacifiques et être témoins dans leur pays d’une passation de pouvoir pacifique.

Organiser l’élection présidentielle dans le délai

« Comme je l’ai toujours dit, nous ne sommes pas, nous des Nations Unies, entrain de déterminer  quel est le choix et la séquence pour que les élections aient lieu. Une fois que le fichier est déterminé, il sera loisible à la CENI, sur base d’un accord politique avec les acteurs, de déterminer quelle élection peut être faisable dans le cadre du dialogue, c’est-à-dire, avec les élections avant le 31 décembre 2017 », soutient-t-il, avant de préciser que l’option technique vient toujours après un choix politique. Il semble que dans l’accord, il a été dit que le Conseil national de suivi aura la possibilité de discuter avec la CENI et les acteurs politiques pour voir un peu la séquence des élections. Je pense qu’à ces discussions-là, ils peuvent envisager la possibilité de découpler les élections et de décider parmi les trois élections, laquelle est la plus importante à ce stade de la vie politique et de déterminer quand est-ce qu’elle aura lieu. Une fois que cette option est levée, le rôle des partenaires de la CENI, c’est de nous rassurer que ce choix est acté pour pouvoir le réaliser.

(Jean-Marie Nkambua)

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