Application de l’accord de la Saint-Sylvestre: Aubin Minaku rassure la communauté internationale

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L’Accord politique du 31 décembre dernier issu des discussions directes entre la classe politique congolaise sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) continue encore de dominer l’actualité politique en République démocratique du Congo. Dans l’entre-temps,  hier mardi 21 février 2017, le président de l’Assemblée nationale a reçu en audience, une forte délégation des diplomates occidentaux en poste en République démocratique du Congo. Les ambassadeurs des Etats-Unis d’Amérique, du Canada, de l’Union européenne, de la France, de la Belgique, de la Suède, de l’Union africaine, des Pays-Bas, et de la Monusco, ont voulu échanger avec Aubin Minaku Ndjalandjoko sur l’implication de l’Assemblée nationale de la Rdc dans l’application de l’Accord politique du 31 décembre 2016. Au sortir de cette longue audience, les diplomates occidentaux n’ont fait aucune déclaration, apprend-t-on.

Il y avait de quoi pour la communauté internationale de rencontrer le Secrétaire général de la Majorité Présidentielle, afin d’en savoir un peu plus sur ce qui bloque la réalisation de cet accord attendu de tout le monde. Et ce, d’autant plus que pour la Majorité Présidentielle, la désignation du Premier ministre issu du Rassemblement doit se faire dans le respect de l’ordre politique et institutionnel établi et reconnu par toutes les parties. De 10 candidatures à présenter, la Majorité Présidentielle a fait des concessions passant de 7 candidats, ensuite 5 jusqu’à accepter une liste de 3 candidats Premier Ministre à proposer au Président de la République pour nomination. Cette concession majeure, appuyée en plénière par la CENCO et toutes les autres parties prenantes, devrait permettre de faire avancer le processus de mise en application de l’Accord politique Global et Inclusif sans gêner le fonctionnement harmonieux des Institutions publiques qui nécessite une certaine cohésion au niveau de ses animateurs. Concevoir les choses autrement c’est vouloir transformer le pouvoir discrétionnaire de nomination du Président de la République en simple investiture du Premier Ministre, en violation de l’article 78 de la Constitution.

Au sujet du remplacement d’Etienne Tshisekedi au poste de Président du CNSA, la MP pense qu’au vu du caractère bipolaire prononcé de la scène politique nationale, le Rassemblement, s’inscrivant dans une logique de confrontation, n’a pas hésité de revendiquer tour à tour la Primature pour leur plateforme et la Présidence du CNSA pour Monsieur Etienne Tshisekedi intuitu personnae. Cette démarche visait à répondre à la question récurrente et réellement posée par le Rassemblement sur la place particulière de Monsieur Etienne Tshisekedi dans l’architecture institutionnelle du pays pendant la période pré-électorale et électorale.

C’est dans ce contexte que le Rassemblement a obtenu cette concession majeure de la part de la Majorité Présidentielle qui a accepté d’attribuer le poste de Président du CNSA à Monsieur Etienne Tshisekedi à titre personnel au vu de sa carrure politique personnelle qui a fait l’unanimité autour de son nom. C’est donc pour des raisons d’éthique politique que son nom, bien que cité et agréé par tous les participants, n’a pas été repris dans l’Accord signé.

(Lepetit Baende)

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