Appelé communément « wenze ya bikeko »

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Marché d’arts de Kinshasa et Gouvernement : une histoire d’amour et d’humour

Les Kinois le désignent sous le vocable « Wenze ya bikeko », (traduire littéralement : marché de statuettes). Ce lieu qui a précédé l’accession du pays à l’indépendance, a eu de tout temps son emplacement dans l’actuelle commune de la Gombe (ex Kalina), cité des Blancs dans le contexte précolonial. Ce qui, tout naturellement, laisse comprendre une clientèle sélectionnée. Dans la jonction du passage de la fin décennie soixante et le début décennie soixante-dix, la Deuxième République a délocalisé la place dite des Braconniers, pour imposer tour à tour les deux tours de la Galerie présidentielle. Le marché d’arts de Kinshasa est un espace de référence pour touristes, délégations officielles et nationaux aimant les œuvres d’arts plastiques pour, soit les acheter soit les contempler. Ce marché offre également un espace d’exposition à l’artisanat. « Depuis des années, sur le marché de Bikeko, l’on trouve des tableaux, des masques, des statues et des bijoux en ivoire. Des touristes sont passionnés par ces œuvres d’arts. Mais quelles sont leurs origines ? Qui en sont les fabricants, d’où leur viennent les matières premières ? Qui achètent ces produits et pourquoi ? Les Congolais eux-mêmes, s’intéressent-ils à ces objets d’arts ? », a-t-on lu hier sur Okapi.net, en introduction d’une interview au président du marché d’arts de Kinshasa.

Histoire d’amour et d’humour

Comme on le comprend, la volonté politique d’enrayer cette réalité de marché d’arts n’avait guère prévalu. Car délocaliser et supprimer sont deux. L’histoire d’amour entre le marché d’arts et le gouvernement de la République tient à la coexistence et au cheminement fait de chocs et d’antichocs. Chocs attisés par le cycle de délocalisations de ce marché, et antichocs disposés par l’habitude d’y accorder un emplacement transitoire, au fil des décennies. D’où, la question : quand viendra pour ce marché un emplacement définitif ? Après la délocalisation de la place des Braconniers, en effet, la place de la Gare (appelée communément la Gare centrale) a accueilli les marchands d’arts. Dans la perspective de l’érection d’une place touristique en commémoration du Cinquantenaire de l’indépendance, le gouvernement une fois de plus, a délocalisé ledit marché, pour l’installer dans le parage de la place Royale, à la Gombe. Le marché est passé alors d’un bord à l’autre du boulevard du 30 juin, d’est à l’ouest.                                                                                                                                                      Une réflexion partielle sur l’artisanat à Kinshasa, ressort de google.fr  :« (…)quelques structures encadrent des groupes d’artisans, afin de maximiser leurs chances de pouvoir vivre dignement de leur art et savoir-faire, et afin de promouvoir leurs œuvres et productions auprès d’un plus large public. Partant du constat que l’artisan connaît son métier mais faute de moyens, ne produit que sur commande et expose peu. Outre ces structures et magasins plus « établis », le lieu par excellence où l’on vend de l’artisanat à Kinshasa et qui fait partie des immanquables parmi les visites à faire en ville, c’est bien sûr le Marché des Valeurs dans le quartier Royal, non loin du Boulevard du 30 juin ».

Dans ce quartier huppé de la ville, à Maïsha Park sur la place Royale, les marchands concernés ont eu du mal à s’adapter à leur nouvel emplacement, le jugeant trop en retrait, en comparaison à leur endroit de provenance, la place de la Gare qui les mettait à portée de vue. Progressivement, les cinq ans passées en ces lieux a fait, comme le préconisent les théoriciens de la psychologie sociale, que « l’individu s’est accoutumé à son milieu ». Dans cet ordre d’idée, le site su-évoqué de renchérir : « L’artisanat occupe une place importante au Congo et dans les autres pays africains, même si la plupart des intervenants dans le secteur opèrent encore de manière informelle et sur un marché très limité, dont ils tirent très (trop) peu de revenus, eu égard au travail fourni. Un comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA) qui rassemble plusieurs pays du continent, dont la RDC, a même été créé en vue de formaliser cette activité économique et de coordonner des actions à l’échelle du continent ».

Pour l’heure, « l’histoire d’amour et d’humour » est entrée dans une phase où des « grincements des dents » s’anticipent. En effet, le gouvernement a pris officiellement possession  de son immeuble place Royale, depuis lundi dernier, avec possibilité d’étendre son rayonnement dans un périmètre estimé à cent (100) mètres-carrés. Cette fois encore, et pour des raisons imaginables, les marchands ont été prévenus de faire de leur infortune bon cœur, puisque leur délocalisation est imminente, pour un lieu qui reste à préciser.

(Payne)    

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