Animateur télé et MC, Jonathan Bilari : « (…) j’attends mon heure, je sais qu’elle viendra»

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Animateur téléradio, maitre de cérémonie et responsable de la structure Lotus Bleu Group, Jonanthan Bilari est un jeune passionné de son art. Né dans l’Est de la RDC et présent dans les grands shows de Kinshasa en in ou en off, celui qu’on surnomme « la Bilarisation » rêve grand et veut impacter le milieu des Maitre des Cérémonies (MC) en RDC. Découvrez dans cet entretien accordé au Journal L’Avenir, le portrait de ce jeune qui sera dans ses trentaines au mois de mai.

Que retenir de la vie de Jonathan Bilari ?

Jonathan Bilari, opérateur culturel  et CEO de ma structure sur le management et la production Lotus Bleu Group. Je travaille avec différents artistes évoluant aussi dans le gospel notamment je vais citer : Nadia Mwamba. Actuellement, je suis avec  Peter Komondua et Joslin Balu. Enfin, je suis aussi animateur radio-télé chez Digital Congo et maitre de cérémonie des différents événements de prestige.

Récemment, vous étiez l’un des maitres de cérémonies du festival Amani IV, comment ça s’est passé à Goma, une nouvelle ville ?

D’abord, je suis originaire de là, ça faisait 16 ans que je venais de retrouver mes terres. Ça ne pouvait qu’être un moment vraiment historique.  Je me prenais pour un enfant qui est parti à l’expérience de vie qui revient pour leur parler de la réussite. Et qu’il faut toujours y croire et espérer. Le moment de communion et d’échange avec le public m’a beaucoup plus  touché. Le public de là est très chaleureux, il suivait à tout le coup et il m’a accompagné dans mes différentes interventions. Je l’ai même dit dans mes différentes interviews  que l’on parle d’Abidjan, de Kinshasa comme étant de ville les plus chaudes d’Afrique, il faut y ajouter la ville de Goma.

De 2001 à 2017, presque 16 ans après,  vous avez foulé le sol de Goma, qu’est ce qui a changé selon vous ?

Je trouvais qu’il y a une nette évolution.  Goma, ce n’est pas ce qu’on entend du jour au lendemain. C’est vrai que cela a un coté noir aussi que l’on vend beaucoup, marqué par les différents conflits armés. Toutefois,  je pense avec tout ce qu’il y a comme infrastructures et une population accueillante que le développement est plausible. En plus, le social est très bien assis, d’ailleurs par rapport à la ville province de Kinshasa, les gens réfléchissent autrement, et font montre d’attachement et partant, de proximité aux gens de l’Afrique de l’Est.

Vous êtes aussi animateur de l’émission « Quartier libre », expliquez-nous ce concept ?

C’est une émission de débats de société qui reçoit sur son plateau des personnalités qui font l’actualité. Une émission comme vous l’entendez bien dans son intitulé :  « Quartier Libre ». Elle se permet de recevoir même les personnalités publiques ; journalistes,  politiciens, dramaturges, musiciens, commerçants, entrepreneurs… Les acteurs de différents domaines de la vie sont les bienvenus pour un débat de société.  Je donne plus la parole aux jeunes qui veulent impacter le Congo, en vue de changer l’Afrique. Ça reste avant tout une émission socioculturelle qui a des rubriques intéressantes, telles que : « portrait chinois », « vrai ou faux », « bric-à-brac », « bonne note », et le moment magique de « selfie »… Avec toutes ces rubriques-là , j’ai apporté un style qui est tout nouveau que le public aime bien. Ça reste une émission qui ouvre ses horizons, en vue d’atteindre un public large.

Quelle est la vision transparaît derrière cette émission?

Pour moi l’important est de vouloir faire des choses autrement.  L’émission « Quartier libre » est une conception de Mme Nancy Mutoto Ilunga. Nous faisons un effort  de faire découvrir des talents dont on parle difficilement. Nous voulons proposer mieux à la télévision puisqu’à Kinshasa, on fait référence beaucoup à ce qui est terre à terre. Avec cette émission, nous montrons qu’il est possible de bien communiquer, en parlant le même langage avec davantage de professionnalisme. Ma vision est de le rendre un vrai « Talk show »  avec un public qui l’accompagne. Faire du vrai live et faire parler la jeunesse. C’est vrai qu’à un moment, l’on me taxe de chroniqueur de musique. Je le dis tout haut,  je ne le suis pas. Je reste un animateur radio-télé amoureux et passionné de la culture.

En tant que jeune MC, quelles sont vos ambitions ?

Personnellement, je ne dis pas que je sois arrivé au top. Mais de par mon expérience, j’ai eu la chance d’être sur de très grandes scènes dont je suis fier,  étant jeune de mon âge.  Je fais Bilili Awards II, Festival Jazzkif 10 édition, Amani festival IV. La dernière de chose à faire, c’est être animateur d’un show téléréalité…

… là, Vous visez Best of the best ?

Non, je n’aimerai pas aller en concurrence. Je sais qu’il y aura plusieurs shows téléréalité en RDC. Je sais en plus mon heure viendra.  Et j’attends avec beaucoup de patiences. Je ne suis pas pressé, je ne vais pas en compétition.  J’attends mon  heure, je sais qu’elle viendra. Mais  cela reste mon rêve, d’être un animateur d’un show téléréalité ici à Kinshasa. Faire parler de moi autrement. Et pourquoi pas travailler  pour les médias étrangers, je sais que c’est possible. Si aujourd’hui on doit compter nos animateurs qui ont su émerger à l’extérieur, à part Noella Madinga, il n’y a personne.  On ne doit pas laisser la téléréalité qu’aux Ivoiriens, nous sommes aussi capables. Il n’est pas impossible à la jeunesse congolaise de rêver aussi grand, je fais partie de ces jeunes qui veulent faire parler de la RDC autrement.

 

(Onassis Mutombo)

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