Angel Mutoni, l’espoir de la musique africaine

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Mêlant le chant à la poésie, le rap à l’écriture littéraire, le charme à sa carrure d’artiste, cette jeune rwandaise peint la société africaine autrement au point de lui donner une énergie nouvelle. Angel Mutoni, basant ses textes sur l’amour de soi, propose, en anglais, français et en kinyarwanda, des chansons et des récitals slams dans son tout dernier opus « Epidemic of word ». Programmé au dernier festival Amani, cette artiste avec un parcours de débutant qui possède des valeurs artistiques non exploitées s’est entretenue avec l’Avenir sur sa carrière…

Comment vous définissez-vous ?

D’abord, c’est Angel Mutoni, je viens de Kigali au Rwanda, je suis une artiste qui chante, rappe, écrit et fais de la poésie… Pas facile de me définir. Je suis une jeune fille simple qui aime découvrir de nouveaux sons, veut expérimenter les nouvelles choses qu’offre la vie. J’essaye aussi de me découvrir en tant qu’artiste. Je suis encore en train de me découvrir petit à petit, mais je ne sais pas encore qui je suis exactement.

Avec quel genre de thématique  votre écriture cadre-t-elle?

Dans la plus part de temps, ma musique ou mes textes parlent vraiment de l’amour. Pas l’amour qu’on attend d’habitude, genre deux personnes qui s’aiment, non ! Mais plutôt j’aime bien parler l’amour de soi. J’encourage la personne à s’aimer soi-même. Parce que je trouve que quand tu commences à t’aimer toi-même, tu as la paix, tu es tranquille avec ton environnement.

Etant une jeune rwandaise, quelle appréciation avez-vous de la politique de proximité entre la RDC et le Rwanda ?

(…) Déjà, moi je ne suis pas trop dans la politique. Je ne m’y investis pas trop,… sinon, je n’aime pas trop parler de la politique. Je suis l’une des ceux-là qui veulent que les gens cohabitent en bons termes pour promouvoir l’amour et la paix. Je me dis souvent qu’une personne doit commencer par se changer soi-même avant de faire avancer l’humanité.

Quelle image aviez-vous de Goma avant d’y fouler les pieds ?

Quand on est en dehors d’une ville, on a une autre vision. Même avant ma venue à Goma, c’était une autre histoire surtout avec les médias. Mais une fois surplace, je suis à l’aise, tranquille. Donc, je dis, il ne faut pas toujours écouter ce qu’on voit à la télé et ce qu’on lit dans les journaux parce qu’on ne sait jamais la réalité du terrain. Il y a une autre réalité surplace, mais je n’aime pas trop parler de la politique comme je l’ai dit tantôt.

RDC, championne du dernier CHAN Rwanda 2016, comment avez-vous accueilli cette victoire ?

(Rire) Ah ! On était heureux, ce sont nos voisins directs qui gagnent ! On ne pouvait qu’être heureux. On voulait bien que ça reste à nos côtés, si vous avez bien regardé les images, les gens au Rwanda soutenaient la RDC pour que la coupe reste dans les Grands Lacs. La ville de Kigali était mouvementée, on était dans la joie.

« Epidemic of word » sorti en 2015, que retenir de cet album?

« L’épidémie des mots » volume I et II, en français, comme je l’ai dit, je fais aussi de la poésie, je commençais ce truc de l’épidémie depuis mon enfance et j’avais beaucoup de choses à dire, mais j’étais très réservée même pour débuter ma carrière. J’avais eu du mal à cause de ma timidité. Je n’arrivais pas à parler aux gens. Etre sur scène, j’avais peur. Alors, l’Epidémie des mots, c’est ce qui m’a permis de sortir de ma bulle pour affronter la vie et j’avais beaucoup de mots à dire. C’est pourquoi je l’ai nommé « Epidemic of word ». Après je le partageais avec le monde. Le tout dernier est sorti au mois de juillet 2015. C’est disponible sur mon website et mes réseaux sociaux. Donc, c’est la continuation de ma carrière.

La musique congolaise vous inspire aussi ?

Parfois oui, pour vous dire la vérité, j’ai grandi presque dans cette musique. Mes parents, surtout mon père a vécu à Kinshasa, il est presque congolais. Il écoutait la rumba congolaise, et moi je ne connais pas tous les noms des musiciens de là mais si j’écoute, je peux imaginer de qui il s’agit en recourant à mon enfance. Les artistes congolais que je connais sont ceux qui sont connus partout les Koffi, Fally, Werrason… j’apprécie vraiment.

Après Festival Amani, quels sont vos projets ?

Pour l’instant, je suis en train de tourner les vidéos de mes chansons. Il y a d’autres petits show que je vais faire à Kigali. Voilà tout.

(…)Je profite de cette occasion pour dire que je suis contente d’être au Congo pour la première fois et ça fait plaisir. Que les gens aillent écouter mes chansons et j’espère pouvoir revenir plus souvent et partager des moments avec des gens d’ici.

Propos recueillis par

(Par Onassis Mutombo)

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