Amélioration du climat des affaires et des investissements, ANAPI : Des journalistes renforcent leurs capacités

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Désormais, l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) peut compter sur un groupe des journalistes qui ont renforcé leurs capacités, et outillés pour l’accompagner dans sa mission. C’était hier lundi lors d’un atelier organisé à leur intention dans ce service technique de l’Etat congolais. Ces journalistes n’auront plus de difficultés concernant le concept du climat des affaires, le Doing Business, l’échéancier du Doing Business, l’aperçu sur le classement de la RDC en 2016, les réformes initiées et mises en œuvre, les contraintes et défis, sans oublier la nécessité d’un leadership clair au niveau du Gouvernement.

Dans son mot de bienvenue, M. Robert Moustapha, Directeur général a.i de l’ANAPI a rendu un vibrant hommage au chef de l’Etat qui a fait de la politique d’investissement son cheval de bataille. « Au-delà des aspects liés à la politique des investissements, vous avez les aspects liés à l’amélioration du climat des affaires et des investissements », dit-il, avant d’expliquer pourquoi il a organisé cet atelier dédié exclusivement à la presse. A l’en croire, c’est parce que nous avons remarqué que plusieurs réformes sont initiées par l’Etat, et que malheureusement, peu d’entre elles sont connues ou appliquées sur terrain.

Et de renchérir que nous avons remarqué qu’il y a une forte corrélation entre la communication et l’application des réformes. Moins que nous communiquons, moins elles sont mises en application. « Nous avons estimé qu’il était important de former la presse qui a la responsabilité de communiquer sur les réformes. Comme c’est une matière qui est technique, il est important que vous la maitrisiez, non seulement pour un défi méthodologique, mais aussi au point de vue réformes initiées », dit-il, tout en espérant que les journalistes tireront le maximum de profit au terme des réformes réellement initiées par le Gouvernement et en termes de méthodologies qui sont arrêtées par l’équipe Doing Business. Ces méthodologies sont dynamiques et varient. Il a insisté sur le fait qu’avant on évaluait les indicateurs par rapport à la simplification des procédures, de réduction des  délais et des coûts, de plus en plus la méthodologie évolue, elle évalue aujourd’hui la qualité de la réglementation, l’impact réel, pour savoir si ces réformes sont clairement appliquées sur terrain.

Première à prendre la parole à cet atelier de renforcement des capacités des journalistes sur l’amélioration du climat des affaires et des investissements, Mme Gisèle Tshiamala, sous-directeur à la Direction de promotion (After Care), s’est penché sur les missions de l’ANAPI. Elle a cité entre autres, la construction de l’image de marque de la Rd Congo, ternie par un passé récent relatif au fait que c’est un pays post-conflit ; l’accompagnement et la facilitation des investisseurs, le plaidoyer, etc. Elle a été relayé par le Directeur Freddy Mputakiese, qui s’est appesanti sur la compréhension de certains termes comme : concept climat des affaires, le contexte, le rapport Doing Business, etc.

Il a rappelé que c’est depuis 2009 que le Gouvernement de la RDC s’est engagé  dans un vaste programme des réformes visant l’amélioration de l’environnement des affaires. Et ce, grâce à une stratégie impliquant les services concernés par les réformes, entendu que l’ANAPI donne l’impulsion et la responsabilité de la mise en œuvre demeure entre les mains de l’administration. Cette stratégie prend en compte la communication des réformes, d’autant plus que le taux d’exécution n’est pas encore arrivé à 100%.

Pour sa part, le Directeur du climat des affaires a expliqué que les 190 pays du monde ne sont pas appréciés par rapport aux richesses qu’ils disposent, mais aux critères mis en place. Et c’est la Banque mondiale qui envoie des questionnaires auprès des contributeurs Doing Business. Il a aussi rappelé qu’il y a 73 déterminants, sans compter une feuille de route, dont un volet parle de l’environnement général des affaires, et un autre volet qui ne s’atèle qu’aux 10 indicateurs.

« J’espère que la séance a été fructueuse et édifiante. On compte sur vous pour faire un large écho de ce que fait le Gouvernement à  travers son agence technique en matière de promotion des investissements », a souligné Robert Moustapha, qui pense qu’il s’agit là d’une matière qui est très technique. Il  croit que lorsque désormais les journalistes parleront, ils manipuleront avec le soin, et avec beaucoup de tact et de finesse. Et ce, parce que dans cette question de Doing Business, il y a des contraintes qui ne dépendent ni de l’agence, ni du Gouvernement, mais de Doing Business. Il a terminé par dire que toutes les réformes que nous entreprenons doivent tenir compte de cet aspect. L’autre élément important, c’est que les réformes à elles-mêmes ne suffisent pas. Mais il faut s’assurer qu’elles sont mises en application. C’est là où on peut aligner 5 ou 6 réformes, et la Banque mondiale ne retient qu’une seule réforme. Et pourtant, pour qu’une réforme soit considérée, elle doit avoir un impact réel sur l’activité économique. C’est dans un climat convivial et après la séance de questions-réponses que cet atelier s’est clôturé.

 

(Jean-Marie Nkambua)

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