Amélioration du classement de la Rdc: L’ANAPI sensibilise les contributeurs Doing Business

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Le Gouvernement de la République, à travers l’Agence Nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), soucieux de l’amélioration de son classement dans le rapport Doing Business 2018 de la Banque mondiale,  a sensibilisé les contributeurs, sur les indicateurs création d’entreprises, permis de construire, commerce transfrontalier, transfert de propriété, raccordement à l’électricité et paiement taxes et impôts. Et ce, dans l’objectif de leur permettre de mieux répondre au questionnaire Doing Business 2018.

Au nom du Premier ministre, le ministre d’Etat en charge du Budget, Jean-Lucien Bussa a ouvert hier dans un hôtel de la place, l’atelier de sensibilisation des contributeurs Doing Business sur les réformes relatives à l’amélioration du climat des affaires 2018. C’était en présence de son collègue de l’Emploi ; Travail et Prévoyance sociale, du Directeur général intérimaire de l’ANAPI, Robert Moustafa,  du ministre provincial de l’Economie, des représentants de l’administration publique, des opérateurs privés concernés par l’amélioration du climat des affaires. Bien que les efforts fournis à ce jour soient reconnus par les partenaires au développement et le secteur privé, l’impact attendu est loin d’être satisfaisant. Cela est notamment dû au fait que les réformes menées ne se traduisent pas, sur terrain, en termes de réduction effective des procédures, du délai et du coût des opérations liées à la création d’entreprises, au transfert de propriété, à l’accès au raccordement à l’électricité, au permis de construire, au commerce transfrontalier, au paiement des taxes et impôts, etc. Mais la faible communication observée de ces réformes nécessite la mise en place d’une stratégie de communication ciblant les principaux acteurs directement impliqués dans les évaluations Doing Business appelés « contributeurs », ainsi que les administrations qui sont chargées d’appliquer ces réformes. D’où l’importance de cet atelier qui intervient en ce moment où les pays sont en train de répondre au questionnaire du Doing Business en prévision de la publication du rapport Doing Business 2018.

Pour Jean-Lucien Bussa, le classement qui est le nôtre n’est pas très satisfaisant. « Mais c’est aussi vrai que le potentiel qui est le nôtre en termes des réformes, nous permet de figurer à la bonne place à l’instar de tous les autres pays du monde », dit-il, avant d’expliquer le lancement de cet atelier qui permet d’évaluer à quel niveau nous sommes et pourquoi ? Et de renchérir que le classement qui est le nôtre n’est pas toujours satisfaisant. L’une des causes identifiées, c’est la communication qui n’est pas bonne. La communication est, par rapport aux réformes initiées, mais aussi aux réformes entreprises. C’est pour cela que l’atelier met en exergue ce besoin de communication, d’information entre le secteur privé et le secteur public. Ceci, pour permettre à la Rdc d’être non seulement  le pays où les réformes sont entreprises, mais où elles sont mises en œuvre.

Pour lui, le grand défi que nous devons relever dans ce pays, ce n’est pas seulement de réformer tous les jours, mais que les réformes mises en œuvre soient appliquées. Le défi qui est le nôtre est d’améliorer le score de la Rdc. Mais avant cet atelier, explique-t-il, nous avons réuni différents opérateurs, différentes entreprises, les différents membres de l’administration publique concernées par l’enquête Doing Business. Et nous avons demandé que les uns et les autres travaillent dans la perspective de l’amélioration de notre cotation. « Que nous présentions des vrais indicateurs et que la Banque mondiale se réfère aussi d’une information vraie. Ceci dépend aussi de notre capacité à nous mobiliser pour améliorer le climat des affaires en Rdc », dit-il.

S’approprier les mesures

Bien avant, le Directeur général intérimaire de l’ANAPI, Robert Moustafa  a rappelé que des réformes importantes ont été mises en œuvre et que l’atteinte des résultats requiert de travailler en collaboration, en y mettant une dose de rigueur, pour que les réformes soient connues et intériorisées par les parties prenantes. Pour lui, le défi majeur est d’une part, de s’approprier les mesures mises en œuvre, mais aussi d’accompagner le processus en dénonçant les abus, d’autre part. Ceci, dans l’attente que le présent atelier produise des résultats escomptés.

Dans un bref aperçu fait sur le Doing Business et les indicateurs, Robert Moustafa a informé à l’assistance que la Rdc a occupé la 184ème place dans le dernier rapport. Le classement de la Rdc n’a pas connu de changement majeur pour deux raisons : sur les cinq réformes, seulement deux ont été prises en compte. Il s’agit du permis de construire où le pays a gagné 15 places, et le raccordement à l’électricité moyenne tension, où le pays a engrangée 5 places. Soulignons que pour le transfert de propriété, le pays a perdu 15 places. Il a terminé par rassurer que cette année, la Rdc n’aura pas de réformes négatives.

Tout s’est terminé par la présentation des réformes que la Rdc compte présenter à la Banque mondiale pour qu’elles soient prises en compte dans le rapport Doing Business 2018. Il s’agit de la création des entreprises, du permis de construire, du commerce transfrontalier, du transfert de propriété, du raccordement à l’électricité et du paiement des impôts et taxes. Et ce, avant quelques recommandations des participants.

(Jean-Marie Nkambua)

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