Alors que la population congolaise l’attend sur le front social: L’opposition choisit de se taire

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La vie est dure pour les Congolais, et particulièrement  en cette période. Tous les paramètres sont au rouge. Tshibala se bat comme il peut, mais la stabilité du cadre macro-économique a du mal à être sentie dans le vécu quotidien de la population. Le dollar menace toujours le Franc congolais avec le risque de l’inflation imaginable.

Avec l’augmentation du prix de transport en commun à Kinshasa, la population grince les dents. Avec le même salaire, dévalué depuis plusieurs mois à la suite de la hausse du roi dollar, le Kinois ne sait où donner de la tête. Comment faire pour payer son transport et celui de sa famille chaque jour, alors que le salaire est resté faible ? Le pain venait de connaitre le même sort à Kinshasa.

Tshibala et son gouvernement n’arrivent pas à offrir à la population le juste minimum de survie pour plusieurs raisons. Dans toutes ces péripéties de la conjoncture difficile, seuls quelques politiciens ont osé dire un mot. L’opposition congolaise dans sa majorité s’est tue. Aucune revendication en faveur de la population en ce qui concerne le transport. Si ailleurs l’augmentation du prix du pain suscite la colère et la revendication pacifique de la population, en RDC, l’opposition ne lève la voix  qu’autour de ses intérêts.

Une opposition égoïste

Lorsqu’il s’agit de ses propres intérêts liés à la formation d’un gouvernement ou le positionnement dans le cosmos politique, l’opposition sort de ses réserves, multiplie des réunions et passages à la télévision pour appeler les gens à descendre dans la rue parfois sur base des dispositions constitutionnelles mal comprises par ce même peuple. Pas étonnant de voir ces mêmes opposants gagner des postes au gouvernement et adorer le même chef qui était diabolisé hier.

Tout est fait en fonction des intérêts des politiciens de l’opposition capables de manipuler la population et exploiter sa misère à des fins politiques. Lorsqu’il s’agit de la vraie misère de la population qui ne sait pas payer son pain ou prendre son transport et pleure à longueur de journée, tous se cachent dans un silence qui n’a pas de nom. Qu’ils soient au gouvernement ou au parlement, personne ne prend l’initiative de voir le Premier ministre et lui expliquer les conséquences de cette montée vertigineuse des prix.

Rejet de la politique

Plusieurs Congolais ont assimilé la politique au mensonge à cause des politiciens véreux et égoïstes qui ne pensent qu’à ce qu’ils peuvent gagner et cela sans limite. C’est ainsi qu’elle écoute, mais sans écouter ces politiques lors de leur descente sur terrain. Lorsque la population ne sait pas s’identifier à ses représentants qui voient la vie sous d’autres lunettes, il y a un problème.

Sans nécessairement inciter la population au soulèvement, l’opposition qui prétend souvent œuvrer pour le bien-être de la population devait demeurer républicaine en posant la question à qui de droit sur le pain ou le carburant qui monte chaque semaine, alors que lors de la baisse du prix du baril, aucun prix n’avait bougé dans le sens de la descente.

Face à cette misère noire dans laquelle croupit la population de Kinshasa et d’autres provinces, la représentation nationale ne devait pas se taire. Toutes les voies devaient être explorées en vue de maintenir les prix de biens et services fixe longtemps que possible étant donné que les salaires des Congolais fixés autrefois au taux de 930 Fc le dollar n’ont jamais été revus et posent déjà beaucoup de problèmes dans la survie.  Si l’opposition qui parle de l’alternance démocratique choisit de se taire quand le peuple pleure, ce dernier tirera ses leçons quand l’opposition aura besoin de lui.

 

(  Muntu Bualu)

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