Election des Gouverneurs et vice-gouverneurs

par -
0 1069
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

A. Atundu : « Il ne s’agit pas d’une compétition paritaire ou sexiste … »

*Après la victoire éclatante de la Majorité Présidentielle à l’élection des Gouverneurs et vice-gouverneurs,  une certaine opposition a dénoncé la circulation des billets de banque. Réagissant à cette nouvelle, l’ambassadeur André-Alain Atundu, porte-parole de la MP dit qu’il ne connaît aucune élection où l’argent n’est pas utilisé. « S’ils vont en campagne sans prévoir l’argent, voilà le résultat qu’ils ont connu », justifie-t-il, avant de dire qu’une campagne est une organisation qui a le coût financier, intellectuel, humain et social qu’il faut prendre en compte

* Après l’élection dans 20 circonscriptions électorales, seulement 5 femmes ont été élues vice-gouverneurs, une situation qui risque de créer des remous dans les formations politiques proches de la MP. André-Alain Atundu relève que l’élection dans le Nord-Ubangi n’a pas encore eu lieu et il y a risque que Mme Gerenbgo (MP) soit élue Gouverneure. En plus, c’est une élection, c’est-à-dire, une compétition politique. Il ne s’agit pas d’une compétition paritaire ou sexiste. Il s’agit d’une compétition politique où chacun doit se jeter dans la bataille, et aux meilleurs de pouvoir arracher la mise. Pour lui, les femmes qui sont retenues ne les sont pas à cause de leur nature de femme, mais c’est parce qu’elles sont des personnalités politiques qui ont  eu le meilleur sur les autres

Les dernières élections des Gouverneurs et vice-gouverneurs organisées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont livré leur secret le weekend dernier. En effet, la Majorité Présidentielle, famille politique dont le Chef de l’Etat est l’Autorité morale a raflé 16 provinces sur les 19 organisées jusque-là par la Centrale électorale. Une situation qui a crée une polémique, d’autant plus qu’une certaine opposition politique, pour ne pas citer le G7 avec Dolivero Gabriel Kyungu wa Kumwanza en tête, ont crié à la corruption et aux menaces de toutes sortes à l’endroit des députés provinciaux.

Une information à laquelle l’ambassadeur André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité Présidentielle a tenté de justifier hier au Groupe L’Avenir, dans un entretien à bâton rompu. Le porte-parole de la MP note que, cette situation est tout à fait normale. « Je ne connais aucune élection où l’argent n’est pas utilisé. S’ils vont en campagne sans prévoir l’argent, voilà le résultat qu’ils ont connu. Une campagne est une organisation qui a un coût financier, intellectuel, humain et social », explique-t-il. Mais pas l’argent dans le sens d’acheter les consciences des électeurs, plutôt de battre campagne, précise-t-il.

A l’entendre parler, les membres du G7 qui voulaient, à l’occasion de cette élection prouver à la face du monde que la MP était  une coquille vide tout juste après leur départ, ont négligé certains aspects de cette élection. Raison pour laquelle ils ont mordu la poussière et ils ne peuvent que s’en prendre qu’à eux-mêmes.

C’est qui est grave dans ce dossier, c’est lorsque ces opposants pensent que la présence du président de l’Assemblée nationale aurait influé positivement pour sa famille politique, en l’occurrence la Majorité Présidentielle, et négativement sur l’opposition. Ici encore, le porte-parole de la MP signale que le Secrétariat général de la Majorité Présidentielle et le bureau politique ont déployé les membres du bureau politique et du Secrétariat général à travers les 21 provinces. Une stratégie qui a payé.

Il indique qu’à part les délégations politiques, il y avait les délégations des « voltigères » qui y sont allés pour appuyer les candidats. Sinon, c’est tout à fait normal que le Secrétaire général Aubin Minaku puisse prêcher par l’exemple. C’est ainsi qu’il s’est déplacé, il a mouillé sa chemise pour soutenir un candidat et encadrer la campagne, puisque la lutte n’était pas facile.

Jusque-là, aucune femme Gouverneur !

Après l’élection des Gouverneurs et vice-gouverneurs intervenue dans les 19 circonscriptions électorales, il est malheureusement constaté qu’aucune femme n’a été alignée comme Gouverneure de provinces. Les cinq qui sont là les sont à titre de vice-gouverneur (Mme Mushitu Kat  Bijou dans le Haut Katanga, Mme Ilunga Nkulu Néné dans le Haut Lomami, Mme Masuka Saini Fifi, dans le Lualaba et Mme Ifoku Mputa-Mpunga Marie Josée dans la Tshuapa).  Une situation qui risque de créer des remous ou des frustrations au sein des formations politiques de la Majorité Présidentielle.

Selon l’ambassadeur Atundu, l’élection au Nord Ubangi n’est pas encore terminée et vous savez que Mme Gerengbo est encore en compétition. Deuxièmement, c’est une élection, c’est-à-dire, une compétition politique. Il ne s’agit pas d’une compétition paritaire ou sexiste. Il s’agit d’une compétition politique où chacun doit se jeter dans la bataille, aux meilleurs de pouvoir arracher la mise. C’est qui est important, à l’en croire, c’est le ticket de la Majorité Présidentielle. Sinon, les femmes qui sont retenues ne les sont à cause de leur nature de femme, mais c’est parce que ce sont des personnalités politiques qui ont eu le meilleur sur les autres personnalités politiques en compétition.  Donc, ces femmes-là sont meilleurs qu’eux, tout comme il y a certains hommes qui sont meilleurs qu’elles.

Le dialogue est non seulement opportun, mais nécessaire

A la question de savoir si après l’organisation de l’élection des Gouverneurs et vice-gouverneurs, le dialogue est encore opportun ? Le porte-parole de la MP de souligner que le dialogue est non seulement opportun, mais même nécessaire, parce qu’il va  engager la responsabilité de la classe politique sur la suite du processus  électoral. Donc, c’est vraiment nécessaire.

Et de renchérir que M. Edem Kodjo a été confirmé comme facilitateur international  et la conséquence est logique : parce qu’il élimine du coup les prétentions de certains qui voulaient nous faire croire  que le Secrétaire général de l’ONU allait désigner  un autre facilitateur. C’est une raison qui leur est enlevée de ne pas participer au dialogue. « Le dialogue  est un processus, nous marchons à petit pas parce qu’il s’agit concrètement d’une partie infime de l’homme, son ego », dit-il, avant d’ajouter qu’à Bruxelles, à Ibiza ou Monaco, ce sont des pré-dialogues en vue de préparer le vrai dialogue.

Au sujet de la saisine de la Cour Constitutionnelle par le président de la CENI, Corneille Nangaa, Albert André Alain Atundu Liongo  estime que comme toute personne physique ou morale qui voudrait se rassure que l’acte qu’il se prépare à poser est conforme  à la constitution. D’ailleurs, cette déclaration de Nangaa est la bienvenue, parce qu’elle vient éclairer la réalité de choses. A savoir qu’il est impossible de tenir le délai constitutionnel et que pour continuer à agir, il faut avoir l’avis de la Cour Constitutionnel. C’est ça le fonctionnement normal de la démocratie et il faut s’en féliciter. La CENI est sous pression de sa conscience républicaine.

En ce qui concerne les Gouverneurs, le porte-parole de la MP est d’avis que les nouveaux Gouverneurs n’ont pas de nouveaux défis. Le Gouverneur  n’est pas élu pour appliquer son programme ; Il est un collaborateur du chef de l’Etat pour appliquer son programme plus près de la population : 5 chantiers, révolution de la modernité, l’implantation de la démocratie, de l’autorité de l’Etat et une gestion proche de la population. Le Gouverneur va donner sa touche particulière quant à l’exécution du programme du chef de l’Etat en tenant compte des réalités historiques, géostratégiques de chaque territoire.

(Jean-Marie Nkambua)

 

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse