Aide humanitaire Ban Ki-Moon invite tout le monde à agir

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Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée vendredi dernier, le secrétaire général des Nations Unies a indiqué que plus de 130 millions de personnes à travers le monde aujourd’hui, ne doivent leur survie qu’à l’aide humanitaire. Voilà pourquoi il invite tous à agir sans tarder ; à faire preuve de compassion, à protester contre l’injustice, et à s’employer à changer les choses.    

Comme chaque année, les Nations Unies ont commémoré vendredi 19 août courant, la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Pour l’ONU, c’est donc l’occasion de rendre hommage aux hommes et femmes qui font face au danger et à l’adversité pour aider les plus vulnérables.

Et la date du 19 août a été choisie par l’Assemblée générale des Nations Unies en référence à l’attentat aux quartiers généraux des Nations Unies à Bagdad en Irak, le 19 août 2003, où 22 personnes avaient perdu la vie.

« Une seule humanité » est donc le thème retenu pour l’édition 2016. Les Nations Unies estiment donc que ce thème cherche à inspirer les citoyens du monde à continuer d’exiger des mesures pour atteindre et soutenir les personnes les plus vulnérables ayant besoin d’aide humanitaire.

Le secrétaire général des Nations a, à cette occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, lancé un message aux nations du monde. Il a dans son speech, affirmé que  130 millions de personnes ne doivent leur survie qu’à l’aide humanitaire. Un nombre encore jamais atteint, a-t-il souligné.

« Si elles étaient regroupées, ces personnes dans le besoin formeraient la dixième nation du monde en termes de population. Pour autant qu’ils soient impressionnants, ces chiffres ne reflètent qu’un aspect de la réalité et derrière les statistiques se cachent des individus, des familles et des communautés dont les vies ont été détruites. Il s’agit de gens ordinaires : des enfants, des femmes et des hommes, obligés quotidiennement à faire des choix impossibles », a déclaré M. Ban Ki-Moon dans son message.

Rassurant que les solutions aux crises « qui ont plongé ces personnes dans des situations extrêmement difficiles » ne sont ni simples, ni rapides, le secrétaire général des Nations Unies estime que l’on peut tous agir – « aujourd’hui, et chaque jour. » Il est d’avis que l’on peut faire preuve de compassion, protester contre l’injustice et s’employer à changer les choses.

Il a souligné que chaque année, la Journée mondiale de l’aide humanitaire rappelle qu’il faut agir pour alléger les souffrances d’autrui. « C’est également l’occasion de rendre hommage aux agents de l’aide humanitaire et aux bénévoles qui travaillent en première ligne », a-t-il dit. Aussi, a-t-il profité de l’occasion pour saluer « ces femmes et ces hommes dévoués qui bravent le danger pour aider ceux qui encourent des dangers encore plus grands. »

La Rdc face aux défis de l’assistance humanitaire

Selon un communiqué des Nations Unies, la Rdc vit depuis près de 20 ans, une crise humanitaire multiple et complexe. Quelque  382.561 réfugiés se trouvent actuellement sur le territoire de la Rdc, dont 94.632 Centrafricains, 28.627, Burundais et 12.912 Sud-soudanais.

Le plan d’action humanitaire de la Rdc estime qu’en 2016, plus de 7,5 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire. Il requiert donc des financements à hauteur de 690 millions de dollars américains.

Suite à la multiplication de conflits armés entrainant des déplacements de population presque quotidiens, l’assistance humanitaire en Rdc fait face à plusieurs défis de taille, signale cette source onusienne. La détérioration sécuritaire dans plusieurs territoires et le démantèlement forcé des camps/sites de déplacés a suscité de nouveaux mouvements de populations ainsi que la destruction ou la perte massive de biens et services de base.

Les provinces de l’Est du pays comptent 1,7 million de personnes en situation de déplacement, dont 80 % sont des femmes et des enfants, informe le même communiqué. Et la problématique des déplacements constitue à elle seule, 60 % des besoins d’assistance humanitaire toujours grandissants en Rdc.

Dans les zones de déplacement, explique les humanitaires, l’accès à l’eau, à l’alimentation, aux soins de santé et à l’éducation demeure quasi difficile. « La difficulté d’accéder aux champs et autres moyens de substance contribue à accentuer le cycle de pauvreté dans les zones touchées. » L’on note qu’entre janvier et juin 2016, les interventions des acteurs humanitaires ont atteint 1,3 million de personnes.

Cependant, les Ongs font face à un défi sécuritaire réel dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, « limitant leur champ d’intervention dans les zones d’opération et privant des milliers de bénéficiaires d’une assistance vitale. » « Cette semaine, nous déplorons un 8ème cas d’enlèvement d’humanitaires au Nord-Kivu. Depuis 2015, il s’observe une augmentation inquiétante d’attaques contre les humanitaires, en particulier les embuscades et enlèvements », indique le communiqué.

Les Nations Unies conseillent donc qu’il est primordial de pouvoir garantir aux humanitaires opérant dans les zones en conflit un accès sans entrave aux personnes vulnérables. « Toute entrave physique ou autre à l’assistance humanitaire signifie que les populations nécessiteuse n’ont pas accès à l’assistance dont ils ont besoin. »

(  Lepetit Baende)

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