Affaire Stoupis : L’argent de Moïse Katumbi pèse sur les travaux de la Cenco

Une délégation de la CENCO en villégiature à la ferme Futuka!
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La nuit de la Saint Sylvestre, entendez le 31 Décembre 2016, les évêques membres de la CENCO ont, non sans discourir, arraché des acteurs politiques et sociaux réunis depuis plus de deux semaines avant, en discussions directes, au Centre Interdiocésain de Kinshasa, un accord politique au bas duquel toutes les parties prenantes ont apposé leurs signatures pour un compromis devant désormais définir la nouvelle manière de conduire, de façon consensuelle, la nation jusqu’à la tenue des élections crédibles et transparentes.

En marge de ces débats, la question des détenues ou exilés politiques, des détenues d’opinion et autres avait été largement évoquée au point qu’il a été tiré du lot une catégorie des personnalités dites emblématiques et qui devaient, à, ce titre bénéficié d’une attention des négociateurs.

Roger Lumbala, est déjà rentré à Kinshasa, Moïse Monidela aussi libéré par le fait des conclusions de ces discussions, si bien que d’autres attendent et en voie de voir le bout du tunnel étant donné que les charges qui pèsent sur ceux ne heurtent pas fortement les consciences.

Par contre, le cas Eugène Diomi Ndongala, jugé et condamné pour viol sur mineurs n’a pas non plus ménagé, c’est tout autant normal, la morale de prêtres étant donné leur probité dans la conservation de valeurs et l’observance de mœurs.

Quid alors du dossier Moïse Katumbi

L’ex-gouverneur de l’ex-province du Katanga, homme d’affaires dont l’ombre a plané et continue à planer sur les discussions du Centre interdiocésain, au point que, sous le poids d’une conscience fortement chargée et penchée, les cadres du Rassemblement n’arrivent plus à librement se décider, parait ne pas être prêt à lâcher prise, comptant sur sa puissance financière pour tout diviser même dans les camps des Evêques.

Nul n’ignore, ce n’est pas un canular, la plus haute probité morale des princes de nos Eglises traditionnelles, avec en toile de fonds, les Evêques qui ont, sans remettre sur la table des discussions, des leaders politiques et sociaux au moment où le monde prédisait déjà l’hécatombe en RDC à la date du 19 décembre 2016.

L’on rappellera que l’accord du 31 décembre 2016, donnait à la CENCO, dans le cadre de ses bons offices, la latitude de s’imprégner des dossiers de certains emblématiques qui étaient non éligibles en rapport avec les conclusions dudit accord.

C’est donc dans ce cadre que des sources proches du dossier font état de l’envoie par la CENCO, d’une délégation à Lubumbashi pour s’imprégner du cas de spoliation de l’immeuble d’un particulier européen, M. Alexandra Stoupis, pour lequel M. Moïse Katumbi Chapwe avait été jugé et condamné par le Tribunal de paix de Kamalondo, dans l’actuel province du Haut-Katanga.

Différentes sources qui auraient suivi l’évolution de cette délégation qui était conduite par l’Evêque de Kilwa-Kasenga, s’inquiètent de la dérive entretenue pour cette mission dont les délégués se seraient plutôt transformés en souffleurs qu’en véritables émissaires dont le rôle était de venir édifier le présidium de la CENCO dont l’intégrité est demeurée somme toute incontestable dans la conduite de ces discussions.

Ce dont une certaine opinion ne s’explique nullement pas est que de l’immeuble Stoupis sis sur 08 avenue Mahenge dans la commune de Kampemba, les émissaires de la CENCO se soient retrouvés, pince sans rire, dans la ferme Futuka, propriété privée de Moïse Katumbi, située à plus de 200 Km de la ville de Lubumbashi, certainement en villégiature! Mais au frais de qui, quand on sait que la ferme Futuka n’est nullement concernée par l’affaire Stoupis.

Les bribes de réponses sont sur toutes les lèvres même de moins initiés qui savent que l’ancien homme fort du Katanga ne lésine pas sur ses moyens pourvu que ses objectifs soient atteints et que les traces laissées par ces missionnaires lors de leur passage à Futuka les auraient placés dans une sorte , d’espace ciel et terre et trahiraient leur conscience visiblement embarrassée.

Les violons ne sembleraient plus s’accorder dans les camps de ces princes de l’Eglise où une bonne partie n’entend pas se laisser saborder dans un dossier où ils devraient rester et en sortir les plus indemnes, et demanderaient à leurs limiers de bien vouloir s’en expliquer afin de ne pas généraliser l’opprobre.

Jean-Claude Muyambo rattrapé

Le sang d’Alexandra Stoupis, à l’instar de celui d’Abel, ne cesse de crier vengeance et réparation, et que de ce fait, aucun cafard ne restera éternellement dissimilé dans le placard.

Le Tribunal de paix de Ngaliema qui, depuis plus de deux ans, instruit sur le dossier qui oppose les héritiers Stoupis à l’ancien Bâtonnier Jean-Claude Muyambo, a fini, après autant de reports à la demande du Conseil de Muyambo, par fixer l’affaire pour discussion au fond dans un débat contradictoire entre les Conseils de Stoupis, partie civile au procès et la défense constituée du prévenu Jean-Claude Muyambo et son conseil lors d’une audience publique, le mardi 24 janvier 2016, à la prison Centrale de Makala/CPRK.

Le Ministère Public, après plaidoirie de la partie Stoupis devant les juges face à Muyambo présent avec son conseil et qui a choisi de sécher la barre, a retenu plusieurs griefs à charge de l’ex-bâtonnier parmi lesquels l’abus de confiance, les menaces de mort à l’endroit des Stoupis, la détention illicite des documents, attentats à la vie privée et atteinte à la personnalité. Aussi des peines d’emprisonnement, de payement d’amande et des dommages et intérêts ont été également requis par le Procureur du Ministère Public qui se soumet au pouvoir discrétionnaire de la Cour qui a pris l’affaire en délibérée. Comme pour tout dire, quel que soit la longueur du temps, la vérité de fait finit toujours par s’imposer.

L’Avenir

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