Affaire passeport semi-biométrique: L’UE s’aligne derrière la décision du Gouvernement congolais

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C’est une affaire qui a défrayé la chronique politique, diplomatique, mais aussi parlementaire, du fait que les élus du peuple s’y sont impliqués par les initiatives parlementaires. La 1ère, initiée par le député national Juvénal Munubo Mubi, en date du 16 septembre, au lendemain de la signature du communiqué officiel du ministère des Affaires Etrangères, retirant de la circulation, le passeport semi-biométrique fixé en date du 16 octobre.

Outre les initiatives parlementaires, l’environnement sociopolitique était pollué d’injures vis-à-vis du ministre Aggée Aje Matembo Toto, le qualifiant de manière outrageante par le simple fait qu’il aurait pris une décision impopulaire. Pourtant, à en croire les spécialistes politiques, la gestion d’une Cité comme la République Démocratique du Congo mérite parfois des mesures impopulaires, mais salvatrices.

Salvatrice, la population va se rendre compte que c’est pour son propre intérêt que le Gouvernement de la République a pris cette décision certes, impopulaire qui n’émanait pas en réalité de l’Etat congolais, mais des pays pour lesquels les passeports permettent de voyager dans un autre territoire que la RDC. Il s’agit d’une mesure sécuritaire, du fait que le passeport semi-biométrique ne garantit pas totalement la sécurité du détenteur au regard de la montée en puissant du terrorisme qui menace la paix universelle.

Donc, la Rdc n’est pas le seul Etat qui devrait se conformer aux exigences internationales édictées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). D’autres pays s’y conforment et l’Union Européenne s’aligne derrière la décision du Gouvernement de la République. Elle ne va plus estamper le visa sur le passeport semi-biométrique qui n’offre plus de garanties sécuritaires.

Par ailleurs, il faut noter que le passeport est la propriété de la République qui, d’une manière ou d’une autre, est droit de le retirer en circulation, un document jugeant compromettant.

La question orale garde-t-elle son importance ?

Devons-nous encore nous poser cette question, après la mise au point de l’Union Européenne, si seulement si l’initiative parlementaire du député national Juvénal Munubo Mubi peut encore être débattue au sein de l’hémicycle du Palais du Peuple ? Est-ce de la simple formalité parlementaire, ou faudrait-il simplement éclairer les élus nationaux qui, parmi eux certains ne parviennent pas à distinguer le passeport dit semi-biométrique à celui de biométrique ?

Deux questions ont été soulevées par l’élu UNC du Nord Kivu : Il voudrait savoir la motivation profonde de cette décision et la raison qui a fait qu’on ne puisse lancer les passeports biométriques une fois pour toutes en 2009, également savoir comment sont perçus par le Trésor public les recettes issues de la délivrance des passeports.

S’il faut répondre à ces interrogations, il s’agit simplement selon le communiqué de l’Union Européenne, « Il n’y a jamais eu de remise en cause, pour quelque raison que ce soit, de la validité d’un passeport congolais, sauf naturellement, quand il était établi qu’il était frauduleux ou contrefait ». Tandis que pour le Gouvernement congolais, « Le vice-ministre des Affaires étrangères, Aggée Aje Matembo, qui avait signé ce communiqué, affirmait avoir pris cette décision pour des raisons «d’uniformisation  de l’identification des citoyens liés à des considérations sécuritaires»

Donc, la motivation du Gouvernement de la République Démocratique du Congo se résume du fait que le passeport semi-biométrique est contrefait. Ce qui dénote qu’au regard de tensions au pays, l’Etat est vulnérable aux attaques externes et d’ailleurs, certaines indiscrétions indiquent que beaucoup ont acquis ce passeport dit semi-biométrique, il y a une année, pour certains six mois à peine. Pourtant, c’est la raison pour laquelle le Gouvernement a cessé d’imprimer ce type de passeport depuis décembre 2015. Comment ce passeport peut être délivré il y a une année, six mois  et voir quatre jours. Raison de plus de suivre la traçabilité des émetteurs de ce type de passeport qui, visiblement est frauduleux, contrefait et qui n’offre aucune garantie sécuritaire.

Alors que celui dit biométrique, outre la reconnaissance faciale, il dispose d’autres éléments distinctifs, tels la signature et les empreintes digitales personnelles. Quoi de plus normal d’encourager le Gouvernement qui met à l’abri ses compatriotes non seulement pour sa propre sécurité, mais également de la République.

La position ferme du Gouvernement

Depuis l’annonce de cette décision, le Gouvernement de la République a enregistré des réactions en sens divers. Ce qui appelle de sa part quelques éclaircissements. C’est Lambert Mende Omalanga, ministre des Communications et Médias, porte-parole du Gouvernement qui a fait cette mise au point:

  1. Les passeports semi-biométriques et biométriques vont circuler simultanément. Ce qui pose un réel problème au regard des autorités étrangères. Que ce soit les Ambassades, les consulats et diverses chancelleries quant à la fiabilité même du passeport de la République Démocratique du Congo ; l’octroi des visas aux congolais désirant de se rendre en dehors du pays ou encore au contrôle opéré sur le passeport congolais à l’étranger, fait ainsi l’objet de plusieurs controverses. A titre illustratif, certaines puissances étrangères ont déjà annoncé qu’au mois de novembre 2017, les détenteurs du passeport semi-biométrique ne pourront plus accéder sur leurs territoires.
  2. L’organisation de l’Aviation Civile internationale, OACI a enjoint tous les Etats membres à opter pour passeport biométrique, assorti d’une puce contentant un certain nombre de renseignements concernant le détenteur. Alors que le passeport semi-biométrique est simplement lisible à la machine et n’offre pas toutes les garanties sécuritaires ;
  3. Le passeport semi-biométrique peut s’obtenir rien qu’avec une simple photo scannée. Ce qui le mets pas à l’abri de la contrefaçon ou à diverses falsifications où à l’heure, tous les pays sont engagés dans une lutte acharnée contre le terrorisme ;
  4. Le passeport congolais reste et demeure la propriété de l’Etat qui, pour une ou l’autre raison peut le retirer de la circulation :

Certes, lors du lancement du passeport biométrique, le Gouvernement avait annoncé que les anciens passeports semi-biométriques resteraient en circulation, jusqu’à l’expiration de leur validité. Mais, force est de reconnaitre que face aux défis sécuritaires et migratoires du moment, le Gouvernement congolais ne peut plus autoriser la circulation  concomitante de ces deux documents. Le Gouvernement de la République tient donc à rassurer la population que c’est pour son bien-être que cette décision a été prise.

(Pius Romain Rolland )

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