Affaire MP contre les Kamuina Nsapu/aile de Kinshasa: Une renseignante charge lourdement le Major Mpoyi

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Lentement mais sûrement, l’affaire qui oppose le Ministère public aux miliciens Kamuina Nsapu, aile de Kinshasa, au Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe et qui siège en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, tend vers la fin. Maintenant qu’il ne reste que trois prévenus, le Tribunal veut confondre les prévenus qui nient tout en bloc, en faisant parler les relevés téléphoniques. A l’occasion, le Tribunal a été édifié par une renseignante qui n’est autre que la femme de feu Major Kaseki, tué dans la nuit du 16 au 17 mai 2017 lors de l’attaque de la prison de Makala.  Elle  a reconnu le Major Mpoyi et un autre prévenu Kabasele, comme ceux qui sont venus chercher son mari pour aller attaquer la prison.

« Entant qu’observateurs, vous constatez que nous tendons vers l’atterrissage. Il ne reste plus que trois prévenus : Bakenga, Mputu et Tshimanga Ben, des personnes qui  ont pris une part très active à ce qui se passe », a indiqué le Bâtonnier Ambroise Kamukuny, avocat de la partie civile Rdc, avant d’ajouter que le Tribunal a annoncé l’arrivée des relevés téléphoniques de chacun de ces prévenus. Et à l’audience prochaine, nous allons atterrir très doucement.  Et de relever que vous avez pu constater que la stratégie des prévenus, c’est de tout rejeter en bloc. Même celui chez qui on a mangé le foufou jour et nuit, on se permet de dire que je ne le connais pas.

Et d’expliquer que la veuve Kaseki est venue ici librement et a donné des détails sur le Commissaire Mpoyi et sur son compagnon qu’elle déclare avoir reçus chez elle plusieurs fois. Les déclarations sont tellement claires qu’elle donne même des détails sur leurs familles. « Nous ne pouvons que nous réjouir, parce que contrairement à ce qu’on a entendu, que ce sont les aveux obtenus à l’aide de la torture, la vérité est têtue et va resplendir au grand jour. Les jours qui viennent sont  décisifs. Nous allons y travailler pour confondre les prévenus dans leurs mensonges de rejeter tout. Vous avez remarqué que  même les bons témoignages sont rejetés, ceux qui peuvent sauver le meuble », dit-il.

A la question de savoir, qu’est-ce qui a fait que la femme vienne déposer aujourd’hui ? Le Bâtonnier de dire que la fois dernière, elle s’est présentée bénévolement et n’était porteuse d’aucun acte de procédure. Mais le Tribunal peut citer quiconque qui est en mesure de venir témoigner. La fois dernière, on n’avait pas compris que quelqu’un, sans qu’elle ne soit appelée, veule comparaitre. C’est ainsi que le Tribunal a fait un acte en bonne et due forme.

« Vous avez constaté, par nos observations, dès lors qu’il  y a  contradiction, ça nous profite nous, surtout qu’elle était venue pour charger le prévenu. Nous avons relevé tant de contradiction et ça nous profite. Tout ce que j’ai relevé comme contradiction, personne n’a déboulonné et qui ne dit mot consent », s’exprime Me Richard Ngoyi, avocat de la défense, qui s’explique en disant qu’on a posé la question à la dame, concernant la 3ème femme de Mpoyi, elle dit que celui-ci l’a prise en mariage chez son mari. Par la suite, elle dit qu’Anne venait et que c’est Kaseke qui priait pour elle. Et c’est là que Mpoyi l’a vue, avant de l’épouser. Si réellement elle connaissait Anne, pourquoi ne l’a-t-elle pas reconnue dans la salle ?

Des relevés téléphoniques

Soulignons que lors de cette audience, un débat s’est posé sur la nécessité de poursuivre ou pas avec les relevés téléphoniques. Finalement, le président du Tribunal a sursis à leur examen, en attendant que les parties trouvent le temps de les compulser au Greffe du Tribunal.

Nous nous sommes opposés à ce qu’on n’analyse les relevés, parce que nous sommes contraint au principe du contradictoire. Nous, partie civile, nous n’avons eu accès, de même que les prévenus et le Ministère public. On ne peut pas interroger sur les relevés dont nous n’avons pas connaissance. C’est ainsi qu’on a demandé qu’on remette à une autre audience, pour qu’un combat légal et égalitaire puisse avoir lieu.

Et de souligner que la plupart des prévenus, si pas tous, nient tout en bloc ce qu’ils ont déposé devant les OPJ, même devant le Ministère public. On va seulement voir que son numéro a appelé tel et tel jour. C’est une façon de contourner cette façon de faire. Ils peuvent nier, mais la vérité est têtue, martèle le Bâtonnier Kamukuny, qui justifie que c’est pour les confondre que les relevés ont été demandés. Vous allez voir que la plupart vont nier leurs propres numéros et nous nous attendons à beaucoup de surprises.

Me Richard Ngoyi reconnait qu’ils ont réclamé ces relevés, mais il faut leur laisser le temps de les compulser. « S’il arrivait que l’un de mes clients est enfoncé par ces relevés, je veux plaider coupable. Mais je suis sûr que rien ne sortira de ces relevés, au contraire, ça va encore enfoncer la partie qui nous a accusée. Ces relevés vont préciser là où la personne était au moment de l’appel et la personne qui a reçu l’appel, alors ils seront confondus », promet-il.

(JMNK)

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