Affaire MP contre les Kamuina Nsapu « Les vidéos confirment les procès-verbaux signés par les prévenus »

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Hier au Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, l’exploitation des vidéos d’audition se poursuit, à la grande surprise et mécontentement des miliciens Kamuina Nsapu. Ces vidéos suscitent une colère dans le chef des prévenus, parce qu’elles relatent comment la majorité de prévenus ont été auditionnés, dans de bonnes conditions et en train de donner les détails des faits que le Ministère public a mis à leur charge.

C’est ainsi que cinq prévenus sont passés à la barre, pour être confrontés à leurs vidéos d’audition.  Il s’agit de Bakenga Tujibikile Ferdinand, Lumenga Reagan, Tudiakuile Bakatuniengela Roger, Bakajika Mulenda et Kapinga Buanya Fatou. Tous ces prévenus se reconnaissent dans les différentes vidéos, mais s’empressent de dire que les propos leur ont été donnés pour lecture par le Ministère public et ses services. Raison qui ne se justifie pas, surtout que les prévenus, pour certains, racontent l’origine même du mouvement terroriste Kamuina Nsapu jusqu’à leur arrestation après que la ville province de Kinshasa soit mise à feu et à sang.

Commentant ces vidéos, Me Richard Ngoyi, avocat de la défense qui, prenant l’exemple de la prévenue Kapinga Buanya Fatou estime que celle-ci ignore tout, alors qu’à l’audience passée, le Ministère public a soutenu qu’elle a été amenée chez Kabangu par Mazanga Mazarin.  « Mais vous avez vu que Kapinga ne connait ni Mazarin, ni Kabangu. C’est là que  ça me donne des arguments pour confronter la vidéo à la science. C’est ça le droit », dit-il, avant de revenir, cette procédure est prévue où en procédure de droit congolais ? Il a, à l’occasion mis sa carrière en jeu, pour savoir si quelqu’un viendra lui donner le siège de la matière. Toutefois, le débat est prévu pour ce jeudi et la défense ne manquera pas d’être servie.

Devant l’avocat de la partie civile Rdc, Me Lunda, la presse a voulu savoir si on ne fait pas du sur place ? Et de répondre que ce n’est pas du sur place, parce que les prévenus, peut-être qu’ils continuent avec leur méthode de tout nier. « Si vous avez bien suivi, ce qu’ils ont dit dans les images, est conforme à ce qui a été dit  dans les procès-verbaux signés par eux-mêmes. Nous nous évoluons. Il y a une constance entre ce qui a été dit dans les procès-verbaux et leurs déclarations devant la caméra », dit-il, avant de soutenir que sans images, ils prétendaient qu’ils avaient fait tous ces aveux-là sous torture, maintenant vous voyez avec quelle aisance ils parlent !  Il y a de quoi féliciter les officiers qui ont fait ce travail. Ils y a en qui mangent,  qui boivent, etc. et les images attestent qu’ils ont été traités de la manière la plus correcte.

Ce qui est vrai, explique-t-il, ils se connaissent, mais ils ont dit qu’ils ne se connaissaient pas. Les relevés téléphoniques ont démontré que c’est des gens  qui se connaissaient, qui s’appelaient régulièrement. Mais lorsqu’ils arrivent au Tribunal, ils prétendent ne pas se connaître. Lorsque quelqu’un a été recruté par dol, mais que devant le Tribunal il  ne le dit pas, il couvre tous les autres co-prévenus, et c’est une faute.  N’oubliez pas que parmi eux, il y a en qui sont poursuivis pour n’avoir pas dénoncé. Lorsque vous participer à la réunion chez Kabangu le 16 mai 2017 et par la suite on vous amène à Makala, si vous n’avez pas dénoncé le 18 du même mois à la police, ce que vous êtes complice ! Il appartiendra au Tribunal de se prononcer, et je ne vois pas desquels de ces miliciens a été recruté par dol. Parce que ce sont les gens qui se côtoient, qui s’appellent régulièrement, soutient Me Lunda.

(JMNK)

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