Affaire Ministère public/Boniface Okende et Joséphine Mpaka: L’audience est renvoyée au 10 juin prochain

par -
0 442
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

L’audience qui devait opposer le vendredi 27 mai 2016 le Ministère public à M. le Secrétaire général aux Relations avec les partis politiques au Ministère de l’Intérieur, Boniface Okende, et Mme Joséphine Mpaka, épouse de feu Célestin Luanghy, a été renvoyée au vendredi 10 juin 2016 devant la même Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe.

Sinon, à en croire Me Camura Mulumba, l’audience a connu encore une autre remise. « La Cour a estimé d’abord qu’elle n’est pas saisie, parce que l’exploit qui devait la saisir n’est pas arrivé auprès de Mme Mpaka. La Cour a estimé que le bourgmestre qui a été notifié pour l’audience de ce jour, devrait prendre le soin de faire parvenir l’exploit, tel que l’article 4 du Code de procédure civile le dit bien », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que c’est ainsi qu’en l’absence de Mme Mpaka qui ne veut pas toujours comparaitre et qu’on ne veut même pas retrouver à son adresse, la Cour a estimé qu’il faudra remettre à deux semaines pour permettre au Greffe et à l’huissier de faire diligence et d’atteindre cette dame.

Et d’ajouter que nous constatons que l’autre partie serait dans la cour, on l’aurait vue par-ci par-là. Malheureusement cette partie ne veut pas comparaitre pour faire obstruction à la justice. De l’autre côté, nous ne sommes pas découragé. Ce n’est pas un blocage comme tel, mais nous allons faire de tout notre mieux pour qu’à la prochaine audience la Cour soit saisie régulièrement.

Mme Mpaka doit être appréhendée

Pour M. Augustin Kikukama, Secrétaire général de M17, il n’est pas complètement déçu, parce qu’un citoyen responsable ne se soustrait pas de la justice. « Et vous avez constaté que cette dame nous a vilipendés, mais aujourd’hui elle devient invisible.  L’huissier a été à son domicile pour l’informer du jour de l’audience, nous avons trouvé de la résistance. Et comme la loi veut que l’on puisse passer par la commune, elle a fait son rapport », martèle-t-il, tout en insistant sur le fait que la Cour a estimé que le bourgmestre n’a pas apporté la preuve que la dame a été atteinte et elle a renvoyé l’affaire au 10 juin 2016.

Tout ce que nous déplorons et nous l’avons fait observer à la Cour, parce que la loi dit : « la liberté, c’est la règle et la détention, l’exception », à partir du moment où la prévenu commence à faire obstruction au bon déroulement du procès, elle fait l’exception de la détention. Nous pensons que nous allons faire la démarche pour qu’elle soit appréhendée et quand on est prévenu, on a une conduite à suivre.

Et d’insister que vous devez vous mettre au service de la justice pour le bon déroulement du procès. Nous pensons que c’est fait à dessein, parce que nous avons vu ses avocats dans la salle et qui n’ont pas voulu comparaitre ne fusse que volontairement. D’autres membres du parti ont vu la dame dans les couloirs. S’il y avait la bonne foi, ils allaient comparaitre volontairement, fustige-t-il. Le fait qu’eux-mêmes créent cet obstacle en cachant l’identité de la dame,  lorsque la prévenu n’a pas une adresse connue, elle doit être MAPE.

Disons que selon la requête aux fins de fixation d’audience, l’Officier du Ministère public poursuit Boniface Okende pour avoir commis vis-à-vis d’une tierce personne, en l’occurrence Augustin Kikukama, un fait constitutif d’un acte arbitraire et attentatoire aux droits garantis aux particuliers par les lois, décrets, ordonnances et arrêtés. En sa qualité de Secrétaire général aux Relations avec les partis politiques au Ministère, Boniface Okende avait posé en mars 2015 un acte arbitraire de transmission du nom de Mme Joséphine Mpaka comme dirigeant du parti politique M17 à la CENI, alors qu’il reconnaissait Mr Augustin Kikukama comme Secrétaire général de ce mouvement politique. Boniface Okende est également poursuivi pour avoir fait usage, dans une intention frauduleuse ou à dessein de nuire, d’un acte falsifié, notamment un faux procès-verbal de session extraordinaire du M17.

Toujours d’après la même requête, Mme Joséphine Mpaka est poursuivie pour avoir commis un faux en écriture avec une intention frauduleuse, ou à dessein de nuire ; en l’espèce avoir à Kinshasa, le 08 septembre 2014, frauduleusement fabriqué un procès-verbal de la session extraordinaire du Mouvement du 17 mai (M17), la désignant Président du Conseil Suprême et Président national du M17. Session, selon la requête du Ministère public, tenue à un siège fictif, en marge des statuts et inconnu du Secrétaire général en fonction, Mr Augustin Kikukama, le seul attitré en chef. Joséphine Mpaka est également poursuivi pour avoir fait usage d’un faux procès-verbal de la session extraordinaire du M17, daté du 08 septembre 2014 pour s’établir dirigeant de ce parti.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse