Affaire Ministère public/36 Kamwina Nsapu, UDPS : Le vice-président de la Ligue des jeunes, Gecko Beya à la barre

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Vice-président de la Ligue des jeunes de l’UDPS/Limete et des forces du progrès, Gecko Beya était hier devant le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, où il répondait de plusieurs préventions mises à sa charge. Il ne s’est pas éloigné de la dynamique de ce procès qui consiste à tout nier, même les évidences, pour mettre le Tribunal en difficulté. Le procès va se poursuivre ce jeudi, avec la comparution du docteur Papy Kabongo, du Centre médical Dilandos, qui est celui qui avait soigné le prévenu Christian Mukadi blessé lors de l’attaque de la prison de Makala.

Le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa de Kinshasa Gombe poursuit sans désemparer l’instruction du dossier qui oppose le Ministère public à près des 36 prévenus Kamwina Nsapu, aile de Kinshasa. Aux questions posées devant l’audience, le prévenu a affirmé que le jour des attaques, soit le 17 mai 2017, il avait matinée politique à la permanence de l’UDPS et qu’il était dans l’impossibilité de participer aux attaques. Il a même dit avoir cité suite à la torture le nom Docteur Papy Kabongo du Centre médical Dilandos. Et pourtant, c’est ce docteur qui doit avoir soigné Christian Mukadi blessé lors de l’attaque de la prison de Makala et dont le prévenu feint de connaître.

Au sujet du prévenu Christian Mukadi, le Ministère public avoue qu’il a une stratégie qui lui est propre. Et ce, parce que les procès verbaux renseignent que lorsqu’il a été atteint par balle, il n’avait pas de domicile fixe. Il prétend qu’il a désigné par l’UDPS pour signer les accords avec la Majorité présidentielle. Peut-on considérer que ce pays est tombé si bas pour négocier avec Mukadi ?

La défense pour sa part a posé quelques questions au Ministère public, notamment celles de savoir, s’il peut confirmer les préventions (refus de dénoncer) ? Au regard des réponses du Ministère public, Me Jacquemin Shabani, avocat de la défense, a noté que le Ministère public était en difficulté. « S’il avait bien libellé, il aurait répondu simplement à notre question. Lorsque Gecko Beya avait comparu, le Ministère public lui avait fait voir qu’il était poursuivi d’un seul chef d’infraction, le fait d’être au courant d’une organisation terroriste et de ne l’avoir dénoncé à l’autorité publique. Infraction prévue par l’article 160 du Code de justice militaire. Maintenant aujourd’hui au cours de l’instruction, il a été fait savoir au début de neuf chefs d’accusation. Mais lorsque nous avons instruit, ils ne sont pas revenus sur les huit », dit-il, avant de justifier que c’est la raison pour laquelle pour mieux faire notre défense, il nous importe de savoir sur quoi est-ce que nous allons nous défendre.

Est-ce sur l’infraction reprise par l’article  160 ou toutes les infractions. Ceci va nous permettre de bien nous préparer notre défense. A la question posée, on a senti que le Ministère public était en difficulté. Il nous a parlé de la CPI, voulant nous donner les leçons de morale.  Or, c’est une question importante, mais très simple.

A la question de savoir s’il n’était pas au courant des attaques à Kinshasa ? Il a répondu que les attaques ont eu lieu, nous les avons tous vécues. Il est question de savoir, qui a commis ces infractions. De ce que je sais, il est reproché à mon client de n’avoir pas dénoncé.  Mais pour les autres prévenus, il faut que l’on sache si ce réellement eux ou les autres. Parce qu’à Kinshasa, on parlait de Bundu dia Kongo, aujourd’hui, c’est Kamwina Nsapu.

Nous ne sommes pas devant la CPI…

Dans sa réplique, le Ministère public ne sait pas si le conseil du prévenu a reçu une autre décision de renvoie. « C’est un contrat judiciaire et cette question n’a rien à voir par rapport au réquisitoire que le Ministère public va faire. Nous ne sommes pas devant la Cour pénale internationale (CPI) où il y a une audience de confirmation des charges », a-t-il rétorqué.

L’organe de la loi a été complété par Me Frederick Diamano, qui a répondu à la question de savoir, quelles sont les infractions mises à charge du prévenu ? Et de répondre, eux-mêmes nous ont donné une piste de solution. Ils ont dit qu’ils ont soulevé cette question lorsqu’ils ont déposé le mémoire unique, pour dire que ce n’était pas clair. « Il n’y a pas obscuri libeli et vous avez la décision  de renvoi. Comment voulez-vous que le Ministère publique explique les préventions qui figurent noir sur blanc sur la décision de renvoi. Il leur appartient de dire  qu’on est poursuivi pour telle attaque, mais nous on  n’est pas coupable », précise-t-il.

Et de renchérir qu’au fait, lorsque le président appelle un président devant la barre, il lu de nouveau la décision de renvoi. Avez-vous vu un jour le président du Tribunal dire à un prévenu que vous n’êtes poursuivi que pour une seule prévention ?  Ce n’est pas cela, c’est toujours huit à neuf. Et de soutenir que les prévenus adoptent toujours la même méthode, ils nient tout, mais on essaye de leur  opposer la déclaration qu’ils avaient faite librement devant le Ministère public.

(JMNK)

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