Affaire Ministère public contre 36 présumés Kamuina Nsapu: Le Tribunal convoque le responsable de l’agence Biosha et Honoré Ntumba

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Le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, est déterminé à faire éclater toute la vérité au sujet des actes commis en 2017 par les présumés terroristes Kamwina Nsapu. C’est dans cette perspective, sur demande de la partie civile, appuyée par le Ministère public qu’il a convoqué, pour le jeudi 03 mai, le responsable de l’agence de voyage Biosha, qui devra amener le manifeste du 15 juin au 1er juillet 2017, pour vérifier si le prévenu Tudiakuila avait été transporté de Kikwit à Kinshasa autour de ces dates. De même, M. Honoré Ntumba, qui est identifié comme celui qui a non seulement logé ce prévenu, mais aussi d’autres membres du même groupe, devra aussi comparaître pour éclairer la religion du Tribunal.

Au cours de sa 38ème audience, le Tribunal a poursuivi l’instruction du 29ème et 30ème prévenu. Il s’agit de Bakajika Mulenda et Tudiakuile. Comme nombreux de ses co-accusés, Bakajika doit répondre de plusieurs préventions mises à sa charge. Il se présente comme celui qui, après que son frère soit assassiné au Kasai, sur conseil de sa maman, il sera obligé de réfugier à Kinshasa. Une version que conteste le Ministère public, qui pense que lors de son audition, le prévenu n’a jamais dit qu’il avait fui Tshikapa parce qu’il était dans l’insécurité. Devant les Officiers de police judiciaire, il fait allusion à la mission qu’il a reçue, celle de recruter les membres de Kamuina Nsapu.

A ce sujet, la défense a posé quelques questions, notamment celles de savoir, le Ministère public peut-il présenter l’arme du crime ? Quelles sont les images qui attestent que les prévenus a posé ces actes ? Qu’est-ce qui atteste qu’il a participé à la commission de ces infractions ? Dans quelles conditions a-t-il été auditionné ?

Le Ministère public a rétorqué que les images de l’interrogatoire seront produites et la défense sera désagréablement servie. Et d’ajouter que Mputu Ali a quitté le village après la mort du chef coutumier Kamuina Nsapu. Répondant à la défense par rapport à la liste trouvée dans la poche de feu le Major Kaseki, le MP fait observer que si la défense avait pris le soin de lire les noms sur cette pièce à conviction, il se rendrait compte que le nom de Jean-Jacques Bakajika n’est pas repris. Il est arrivé à Tshikapa en janvier 2017. Le 20 juin 2017, il est arrivé à Kinshasa. La liste dont il est question a été confectionnée le 16 mai 2017 et à cette époque, il était déjà membre de Kamuina Nsapu et a été chargé d’une mission spéciale, celle de recruter 5 membres pour renforcer le groupe de Kinshasa. Cela, explique-t-il, parce que le prévenu Bakenga était déjà neutralisé. Dans un procès-verbal, il parle de sa participation comme membre de Kamuina Nsapu, même du rôle qu’il a joué dans l’attaque du 29 juin et du 14 juillet 2017 au marché central de Kinshasa. Tandis que l’arme à feu, elle a été découverte lors de l’attaque du grand marché.

Dans le même sens que l’organe de la loi, Me Tshitembo, avocat de la partie civile Rdc a indiqué, s’agissant du comportement à tout nier du prévenu, que c’est la preuve  que la stratégie de négation ne tient pas. « Comment expliquer que les parents ne puissent pas se reconnaître. Et pourtant, dans leurs procès-verbaux d’audition où ils ont été entendu séparément, tous ont admis, reconnu ses parents. Comment voudriez-vous que devant le Tribunal qu’ils puissent nier », se demande-t-il, avant d’ajouter que la preuve que la négation ne tient pas la route.

Par rapport à l’invitation lancée à Honoré Ntumba et à l’agence Biosha, l’avocat souligne que dans les auditions, ce sont eux-mêmes qui ont dit qu’ils sont arrivés à tel endroit, qu’ils ont été hébergés par tel Monsieur, qu’ils ont été accueillis par celui-là. C’est  tout à fait normal, lorsqu’ils nient, qu’on puisse vérifier les faits. Ceci, parce que ces prévenus ont été entendus par  les OPJ et par le Ministère public. Lorsque celui-ci les a entendus, il a commencé par vérifier s’ils confirmaient leurs déclarations faites devant l’OPJ, ce qu’ils ont fait. Mais ils estiment, selon leur système de défense, que devant le Tribunal, ils peuvent tout nier. Les preuves sont là.

(JMNK)

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