Affaire Koffi – Pamela : Sanction et protection !

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” On ne jette pas l’enfant avec l’eau de bain ”, nous renseigne une sagesse Kongo.  Après avoir traduit le titre de sa chanson ” Kataguruma ” en acte sur sa danseuse Pamela, Koffi Olomidé a été expulsé du Kenya sans bagage, interdit de se produire à Nairobi, et ensuite à Lusaka, faisant de lui le buzz de la semaine poussant même ceux qui n’ont pas de compte sur les réseaux sociaux à publier quelques choses pour clouer l’artiste congolais vivant le plus prolifique en termes scéniques.

Oui, l’acte posé ne mérite pas silence ni tolérance. L’on  doit ici condamner ce geste de Jacky Chan sur une pauvre jeune dame danseuse. Heureux d’apprendre que la justice congolaise l’a interpellé pour aller s’expliquer devant les juges et certainement il y aura des amendes suivies de quelques jours  derrière les murs blancs longeant la route menant vers Selembao. Ne pas le faire, on risque de donner la coupe à ceux qui pensent que la justice au Congo est faite de plusieurs niveaux.

Ce ” laou-kite” (permettez nous l’orthographe) renvoie directement à ce qu’elles subissent matin midi soir aux cotés  de leurs ” leaders ”, qui parfois jouissent que leurs noms soient marqués sur les cuisses de ces jeunes dames qui charment les podiums et apportent de la tendresse.

Constatant l’ampleur du dossier et sa tournure de plus en plus en sa défaveur, dimanche dernier, Antoine Agbepa s’est excusé publiquement d’ailleurs sur la chaîne mère, et sur Digital Congo qualifiant son action ” de moment d’égarement et de folie ”. Et présenter des excuses à tous et à toutes les femmes particulièrement, avant de chuter sur un message en anglais tout en refusant toute question allant dans le sens de lui ramener dans sa peau de ” Rambo ”.

Il a présenté des excuses. Doit-on oublié? Non. Doit-on le pardonner? Oui, mais il doit être condamné pour servir d’exemple à tous ceux qui restent et qui font presque la même chose en coulisse. Et doit-on jeter l’artiste africain de la décennie avec l’eau de bain? Non. C’est ici que les Congolais ne savent pas ceux qu’ils sont. Quel est le discours de ces derniers vis-à-vis de personnalités tel que Lumumba, Kimbangu, Kimpa Vita ? Rien de protection de patrimoine.

Pour revenir  au sujet principal,  avec Koffi, on assiste presque à la chanson de José Nzita sur Jésus, ” crucifiez-le, la majorité, crucifiez-le…».  Lui même Quadra Koraman sait faire de l’actualité : Juste après ” Koffi chante Papa Wemba” dans  ” Petit Rossi ”qui a fait aussi des bruits suite à la tenue porté et au scénario du clip, c’est maintenant, c’est un ” Petit Frère y’a Yesu ”  ( Petit frère de Jésus) doux avec menottes aux poignets, lunettes fumées et barbe teinté que les mélomanes découvrent les photos ce 27 juillet se dirigeant tour droit vers la jeep de la Police Nationale Congolaise et quelques minutes après, c’est plutôt le chauffeur de cette jeep qui prend la photo de l’intérieur où l’on voit le patron de Quartier Latin non inquiété avec téléphone à l’oreille  poussant certains à dire que c’est lui même qui a monté de toute pièce ce théâtre.

Après Tabu Ley, King Kester, … C’est lui actuellement qui incarne la grandeur de la culture  congolaise musicale, de ce point de vue, nous Congolais sommes appelés d’abord à protéger l’enfant qui a brûlé la case qui contient de millions de francs. Malgré ses dérapages, Koffi Olomide est l’icône de la musique africaine dont la Rdc détient la paternité.

(Onassis Mutombo)

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