Affaire Kamwina N’Sapu: Bientôt le procès

par -
0 343
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Aucun mythe ne restera éternellement entretenu sans qu’un vent léger ou violent, soit-il, ne puisse l’écrouler un jour au grand dam de ses maîtres ou pseudo-inspirateurs. Nombreux sont les instigateurs qui ont été mis aux arrêts et dont les procès vont, dans les tout prochains jours, donner des éclairages sur ce phénomène qui a endeuillé beaucoup de familles, et a même occasionné le pillage des matériels de la CENI. Mal intentionnés, des gourous féticheurs de cette secte qui ne manifestaient aucune considération envers des enfants mineurs qu’ils ont continuellement drogués à souhait par des pratiques fétichistes pour les pousser à défier, sans scrupules les agents de l’ordre et les forces de sécurité. Soulignons que derrière les précités se cachent d’autres souffleurs et tireurs des ficelles qui se recrutent, tant à Kinshasa qu’en provinces, parmi des partis politiques et des acteurs politiques, mieux identifiés, ces apprentis-sorciers qui attendaient tirer profit du moindre succès dont rêvaient, dans leur illusion, ces marchands de la mort. Cependant, avec le procès, qui va bientôt s’ouvrir, l’eau va certainement couler sous le pont jusqu’à mettre sur la surface toutes les compromissions et les connections en rapport avec ce dossier. Qui vivra verra.

 

Le cas du phénomène Kamwina N’sapu, ce mouvement aux allures terroristes qui a semé panique et désolation dans les provinces du Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami et Sankuru avant de se transporter dans la ville de Kinshasa dans un objectif très rêvé et osé d’y rééditer les atrocités commises dans l’ex Kasaï et chercher à déstabiliser des Institutions légalement établies.

La psychose brutalement suscitée dans l’opinion par les affres commis sur les paisibles populations tant dans les provinces de l’espace Kasaï que dans la ville de Kinshasa où ces hors la loi se sont distingués en s’affichant, sans aucune répugnance, dans des scènes de tueries, des massacres, viols et autres maltraitances, a suscité autant de questionnement sur la configuration de ce mouvement, ses donneurs d’ordres, ses inspirateurs et autres commanditaires de tous bords.

Sans se faire prier, les limiers de la presse ne sont pas allés trop loin pour ôter le pan du voile qui semblait couvrir une nébuleuse où se côtoyaient fétichistes et autres politiciens apprentis-sorciers qui ont laissé des empreintes qui, aujourd’hui, permettent de reconstituer la hiérarchie et la répartition de rôle dans ce qui apparaît comme un film de far West, alors qu’il s’est agi d’une mésaventure mortelle qui s’est terminée comme une envolée de fumée, grâce à la clairvoyance et à la vigilance de forces de sécurité de la RDC.

Jean-Pierre PANDI, devenu Chef Kamwina N’sapu, après le décès de son oncle, et n’ayant pas vu de bon œil la Contestation de quelques-uns de ses compères, ayant été à ses yeux, à la base de son non investissement par l’arrêté du Ministre de l’intérieur, a donc décidé d’installer un régime de terreur afin de soumettre tout celui qui s’opposerait à sa gouvernance.

Dans cette démarche va-t’en guerre, le nouveau Chef s’est doté d’un noyau des irréductibles qu’il a initiés aux rituels fétichistes dit “TSHIOTA”, en leur confiant d’étendre son règne au-delà des frontières de son groupement, Kamwina N’sapu pour notamment recruter d’autres assaillants, les initier aux pratiques fétichistes et les préparer à combattre contre les institutions légalement établies.

Selon les sources généralement bien informées, ce premier noyau dur du défunt Chef Jean Pierre PANDI Kamwena N’Sapu était constitué de personnes à qui, ce dernier a donné le grade de ” Commandants ou Généraux” avec des axes et rôles bien déterminés, aux côtés d’autres personnes donc de féticheurs ‘spécialisés dans l’initiation aux rites fétichistes.

A en croire toujours ces sources, ce noyau état au départ composé notamment des assaillants BAKENGA TUJIBIKILI MUTANGELAY Ferdinand, aujourd’hui en état d’arrestation à Kinshasa. C’est la personne qui, après le décès de PANDI Jean Pierre Kamwina N’sapu, est resté diriger, organiser et étendre ce mouvement en poursuivant le recrutement d’autres membres jusqu’à Kinshasa. KASHAMA Thomas, féticheur et membre du staff du vivant du Chef PANDI, est actuellement le secrétaire de BAKENGA qui passe dans l’opinion pour l’actuel cerveau moteur de ce mouvement. C’est donc KASHAMA Thomas qui avait installé des cellules fétichistes et initiatiques du mouvement dans le territoire de Luiza, dans la province du Kasaï Central. L’attaque de la ville de Kananga avait été commandité par MPUTU KONGOLO Alphonse alias Ally qui, en complicité avec BAKENGA TUJIBIKILE porte l’entière responsabilité des cellules fétichistes initiatique installées dans cette ville, des morts d’hommes et dégâts matériels qui s’en est suivi.

Bien d’autres criminels faisant partie de cette triste ossatures Mutombo André, Conseiller féticheur et animateur du mouvement dans le territoire de Luebo ; llunga Justin, féticheur et représentant de Kamwina N’sapu dans le territoire de KAZUMBA en même temps que BAKAJIKA MULENDA Jean-Jacques, aussi féticheur assumant la fonction de l’adjoint de BAKENGA, dans le territoire de Kazumba ; André MUTOMBO qui, avec Justin ILUNGA, ont animé le mouvement Kamwina Nsapu dans le territoire de Tshikapa où ils ont aussi recruté et installé les Cellules fétichistes. Surviennent en même temps, autour du défunt Pandi Kamwina N’sapu puis de Bakenga son successeur, une meute de féticheurs illuminés dont les rôles était de droguer les recrues dont des enfants mineurs et de les initier à des rituels fétichistes afin de semer, sans réfléchir, la terreur en tuant et en massacrant des personnes humaines. C’est avec cette euphorie que ces terroristes ont massacré les experts de Nations- Unies, Michael SHARP et Zaïda CATALAN.

Parmi ces illuminées, selon les informations tirées de bonnes sources, figurent NSABANGA SABOZA, NGALAMULUME TSHIFWILA, KABONGO KAMPUNGU, KABUJA DUR, KATAKANYI MUYEMBI et bien d’autres TSHILUMBU, KASONGA

etc., ces gourous féticheurs qui ne manifestaient aucune considération envers des enfants mineurs qu’ils ont continuellement drogués à souhait par des pratiques fétichistes pour le pousser à défier, sans scrupules les agents de l’ordre et les forces de sécurité.

Derrière les précités se cachent d’autres souffleurs et tireurs des ficelles qui se recrutent, tant à Kinshasa qu’en provinces, parmi des partis politiques et des acteurs politiques, mieux identifiés, ces apprenti-sorciers qui attendaient tirer profit du moindre succès dont rêvaient, dans leur illusion, ces marchands de la mort.

Cependant, avec le procès, qui va bientôt s’ouvrir l’eau va certainement couler sous le pont jusqu’à mettre sur la surface toutes les compromissions et les connections en rapport avec ce dossier. Qui vivra verra.

(L’Avenir)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse