Affaire fosse commune de Maluku

par -
0 688
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Le PGR Flory Kabange renseigné sur les premiers éléments d’enquête

Après avoir diligenté l’enquête, le procureur général de la République, Flory Kabange Numbi a invité jeudi dernier, dans son cabinet de travail, les responsables de tous les services concernés, notamment, la justice militaire, la justice civile et la police pour s’enquérir des premiers éléments d’enquête sur l’affaire de fosse commune de Maluku. En effet depuis le 19 mars, cette affaire continue à alimenter les chroniques et l’opinion veut en savoir plus sur l’inhumation des 421 corps dans une fosse commune à Maluku au cimetière de Fula-Fula.

Au sortir de cette séance de travail, le Commissaire général de la Police, Bisengimana a circonscrit à la presse la portée de cette rencontre. « Le PGR a voulu avoir les premiers éléments sur les enquêtes qui sont faites parce qu’il les a diligentées… Tous les services sont en train d’enquêter depuis quelque temps sur ce dossier. Il fallait donner les premiers éléments au procureur général de la République afin de donner d’autres orientations pour faire accélérer les enquêtes aux fins qu’on puisse connaître la vérité. Chaque service a donné son rapport. Nous nous sommes rendu compte que l’enquête à évoluer… », a déclaré le Commissaire général de la Police. D’après l’orateur, tous les services mobilisés dans cette enquête   ont convenu d’informer le PGR que le cimetière de Fula Fula a enregistré effectivement l’enterrement à la date du 19 mars 2015 de 421 personnes inertes entre autres les indigents, des mort-nés et autres corps abandonnés. Cette affirmation ressort des services qui ont procédé aux auditions sur le lieu avec les équipes du bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme, avec la justice militaire, le parquet de Kinkole et autre police scientifique.

Pas de spéculations dans une opération de routine

A la question de savoir s’il peut avoir possibilité d’exhumation dans le cadre des enquêtes, le Commissaire général de la police a éclairé la lanterne des journalistes en ces termes : « C’est la décision qui pourra venir de l’autorité s’il le juge nécessaire, si l’enquête l’estime nécessaire…s’il ne le juge pas nécessaire, il n’y aura pas exhumation… ». Le Commissaire général de la Police a estimé que c’est une opération de routine. Et qu’il est normal que si les morgues sont débordées. L’autorité de la ville procède aux inhumations des corps des indigents dans le respect de la loi   et qu’il n’y a pas à se verser dans des spéculations pour des faits politiques. « Mais comme le bureau conjoint de Nations Unies des droits de l’homme a dénoncé cette opération, c’est ainsi que le procureur général de la République s’est saisi de la question et diligenté les enquêtes… », a indiqué le Commissaire général de la police.

« Nous avons demandé au bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme qui a eu à porter à la connaissance de l’autorité qu’il existerait des victimes. Que ces victimes viennent… aux journalistes aussi de nous aider s’il y a des familles des victimes à la recherche de l’un des leurs de venir pour être entendu. Prière de les informer qu’il y a un dossier judiciaire… qu’ils puissent et qu’on acte leurs déclarations… », a indiqué Mwehu Kahozi, Procureur de la République au Parquet près de Tribunal de Paix de Kinkole.

(Saint Hervé M’Buy)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse