Affaire fosse commune à Maluku: Kinshasa éclaire l’opinion

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L’exécutif provincial de Kinshasa donne ici la version des faits sur ce que l’on peut qualifier de « fosse commune à Maluku », sujet qui alimente l’actualité nationale et internationale après l’enterrement de 421 personnes indigentes à la terre Fula-Fula, dans la commune urbano-rurale de Maluku, située dans la périphérie de Kinshasa.

Les membres de l’exécutif provincial de Kinshasa, notamment les ministres provinciaux du Plan, Budget, Travaux publics et Infrastructures, de la Sécurité, Décentralisation et Population, des Affaires Foncières, des Mines, Cultures et Art , de L’éducation, Communication et Genre, le Secrétaire général à la santé publique, le Dr Marcel Mukengeshay et le directeur adjoint du cabinet du ministre de la Santé publique, le Dr Faustin Chenge, ont animé un point de presse au cours duquel ils ont apporté toutes les précisions possibles au sujet de cette affaire.

Prenant la parole pour recadrer les circonstances qui ont conduit à l’opération d’inhumation de 421 personnes indigentes à Maluku, le ministre provincial du Plan a, d’entrée du jeu, souligné que « le gouvernement provincial ne veut rien cacher. Nous voulons vous dire tout ce qui s’était passé. Il y a même des rapports qui nous ont été donnés par la morgue… ».

A entendre parler le ministre provincial du Plan, Robert Luzolano, l’enterrement de personnes indigentes est une pratique courante. Pour les 12 derniers mois, l’Hôtel de ville a assuré 4 inhumations : le 2 avril 2014 avec 83 personnes qui ont été enterrées ; le 8 juin 2014 avec 343, le 21 décembre 2014 avec 93 personnes et enfin le 19 mars 2015 avec 421. Parmi les 421 personnes enterrées, il y a eu 300 morts nés et fœtus avortés jetés dans les ruisseaux et rivières de la ville de Kinshasa, 23 corps abandonnés tels que les accidentés, 34 indigents, 64 personnes non identifiées.

Il s’agit donc, soutient t-il, d’une activité normale qui se fait lorsque la morgue centrale qui a une capacité de 300 personnes se sent débordée. Dans ce cas, elle formule la demande au gouvernement provincial pour procéder à l’inhumation des corps abandonnés. Ce qui a été fait pour les 421 personnes indigentes. « On ne peut pas garder pendant très longtemps ces corps dans la morgue, car elle a une capacité limitée », explique Robert Luzolano, qui regrette du fait qu’il y a des gens mal intentionnés qui veulent établir le lien entre cet enterrement des personnes indigentes avec celles décédés lors des événements malheureux des 18 et 19 janvier de cette année.

Pour lui, il n’y a donc pas de lien avec les personnes décédées lors de malheureux événements survenus à Kinshasa les 18 et 19 janvier derniers où, ajoute t-il, il n’y a eu que 17 morts et non 81 comme soutient une certaine opinion ennemie de la vérité. Sur les 17 morts des événements de janvier, fait savoir Robert Luzolona, 10 ont été pris en charge par l’exécutif provincial et les familles de 7 personnes restant ne s’étaient pas présentées. « On n’a pas tué les gens, nous avons reçu des corps qui ont été à la morgue centrale. Il y a eu aussi l’hôpital Saint Joseph qui a déversé des corps abandonnés à la morgue centrale et nous les avons tous enterrés. Le gouvernement de Kinshasa travaille pour le bien être de la population et non pour la tuer… », martèle le ministre provincial du Plan.

Néanmoins, le gouvernement provincial s’étonne quant à la tournure qu’a pris cette opération qui est une activité de routine. Et pourtant, cette inhumation s’est passée comme toutes les autres. Répondant à une question sur le choix porté sur la commune de Maluku et pourquoi avoir enterré la nuit, le ministre provincial du Plan laisse entendre que la morgue avait formulé la demande d’inhumation à Mikonga. Mais ce site étant fermé sur décision du gouverneur de la ville, on ne pouvait donc pas autoriser l’enterrement de ces personnes sur ce site, c’est pourquoi après l’enquête, on a décidé de les enterrer à Maluku où il y avait de l’espace.

« L’enterrement la nuit, c’est pour raison de commodité, d’hygiène et de salubrité, on ne peut pas traverser dans la ville avec des corps en putréfaction », répond la ministre provinciale de l’Education, Communication et Genre, Thérèse Olenga.

(Yassa)

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