Affaire BGFI – Nangaa s’en moque : « On a mélangé le vrai du faux pour nuire »

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La Belgique n’a pas encore abdiqué à nuire son ancienne colonie, la République Démocratique du Congo. Après l’épisode de tentative de réduire de quelques mois le nombre de visas aux détenteurs de passeport diplomatique par le vice-premier ministre, ministre Belge des Affaires étrangères, mais aussi les remontrances sur les officiels congolais,  une autre mouche vient de piquer cette ancienne métropole à travers les coupures de presse pour nuire à la crédibilité du processus électoral. Ce, en distillant des informations bancaires vraies, mais teintées de faussetés, dans le but de discréditer non seulement la personne de Corneille Nangaa, mais plus le régime Kabila, poursuivi malencontreusement à cause de son esprit d’ouverture économique avec la Chine.

La cible étant imprévisible, comme ne cessent d’affirmer les salons occidentaux par rapport à la personne du Président de la République Joseph Kabila, la Belgique à travers sa presse incongrue, distille des contrevérités. Il s’agit non seulement d’un intérêt de congolais, mais en réalité contre les Congolais qu’on regarde avec passion ironisée. L’objectif  poursuivi est celui de la main mise sur les potentiels congolais enfouit dans le sol et sous-sol.

A travers le communiqué de presse n°019/Ceni-RDC/16 en rapport avec l’article paru dans l’édition du samedi 29 octobre 2016 du Journal Belge Le Soir, sous le titre « La Corruption du régime Kabila vue de l’intérieur », la Ceni dénonce le lien établi abusivement entre les transactions effectuées régulièrement sur ses comptes pour des raisons opérationnelles évidentes et la non tenue des élections en 2016. « Il s’agit là d’un discours malhonnête destiné à jeter le discrédit sur le processus électoral en cours, à désorienter l’opinion nationale et à renforcer le climat de méfiance et de confusion au sein de la population en République Démocratique du Congo », indique le Communiqué.

 

La Ceni confirme les faits bancaires

A en croire le Communiqué, la Commission Electorale Nationale Indépendante confirme l’existence de ses comptes ouverts auprès de plusieurs banques commerciales de la RDC, dont la BGFI Bank qui en loge deux. L’un en CDF c’est-à-dire Francs congolais et l’autre en Dollars. « Pour ce qui est des retraits effectués dans lesdits comptes par les personnes dont fait mention l’article, ils l’ont été conformément aux instructions de la hiérarchie de l’institution et effectués par les agents ayant qualité pour le faire », rétorque le Président de la Ceni, Corneille Nangaa. De préciser par ailleurs que les opérations de paiement ont été effectuées dans le strict respect des normes et procédures en matière, ainsi que du circuit comptable. Et ce, après obtention des signatures autorisées.

La Ceni confirme et affirme que toutes les transactions effectuées sur ses comptes auprès de la banque citée sont conforme à la réglementation du change en RDC édictée par la Banque Centrale du Congo. « Pour rappel, l’article 5 de la réglementation du change relative, notamment, aux transactions et prestations de services en monnaies étrangères, stipule que tout  paiement en monnaie étrangères sur le territoire national équivalent à 10.000 dollars doit être effectué par voie bancaire, excepté dans une localité dépourvue de banque », renchérit Corneille Nangaa. De poursuivre qu’ainsi, le paiement effectué par la Ceni dans les localités dotées d’institutions financières passent par ces dernières et sont retraçables. Et par contre, ceux qui se déroulent dans les localités dépourvues d’institutions financières sont exécutés en espèces, plus précisément en dollars pour des raisons de commodité.

 

L’utilité de transaction en espèce dans les localités dépourvues de banques

Le Communiqué indique en outre, que les fonds retirés aux guichets des banques commerciales sont acheminés dans lesdites localités en vue de faire face aux charges opérationnelles notamment, la rémunération des agents temporaires commis à l’enrôlement des électeurs, l’achat de carburant et la prise en charge des différents services locaux comme l’affrètement des avions, la location des camions, véhicules, motocyclettes, pirogues, etc. « Ces montants sont traçables et les preuves de ces transactions et paiements existent et sont archivées », souligne le Président de la Ceni, mis en cause par la presse belge. A l’occasion, le Communiqué signé par le Rapporteur de la Ceni rappelle que le décret-loi n°004 relatif au régime des opérations en monnaies nationale et étrangères en RDC du 31 janvier 2001 consacre la circulation concomitante de la monnaie nationale et des devises étrangères sur le territoire congolais. Par ailleurs, les paiements des fournisseurs étrangers s’effectuent par virement bancaire. « Quant à la ligne de crédit, elle a été sollicitée pour assurer les engagements vis-à-vis des fournisseurs étrangers aux échéances convenues après l’appel d’offre international et pour respecter le chronogramme de l’opération de la Révision du Fichier Electoral. A cet effet, le compte en CDF de la Ceni ouvert en les livres de cette banque a été utilisé comme collatéral pour l’obtention de cette ligne de crédit. Les intérêts sur cette créance sont payés selon les conditions négociées entre la Ceni et la BGFI BANK ne s’écartent nullement des pratiques du marché », renchéri le Communiqué.

Au regard de ce qui précède, la Commission Electorale Nationale Indépendante rassure l’opinion que tous les paiements effectués sont réguliers. Elle tient ainsi à démêler le vrai du faux, car la manœuvre mise en place est d’user des faits précis vérifiables et les sortir de leur contexte en leur donnant une autre finalité et interprétation.

 

Eléments de justification de retraits et paiements en espèces

Les paiements par banque ou en espèces constituent deux modes de règlement des transactions en RDC. Aucune loi ni réglementation n’interdit l’un au profit de l’autre. Ce qui importe dans ces paiements, ce sont les preuves de l’objet et des bénéficiaires des paiements.

La prééminence des paiements en liquide en RDC, obligeant opérateurs économiques et autres demandeurs des services à procéder à des retraits réguliers et des montants importants, est due à plusieurs causes objectives.

La Ceni indique que ces causes ont été mises en évidence par l’enquête FinSCOPE, menée en 2015, et résumées dans le rapport intitulé « Making Access Possible : rapport sur l’inclusion financière en RDC.

Les causes en paiement en liquide sont telles que, le manque de confiance des populations, toutes tendances et tous niveaux intellectuels ou de richesses confondues, dans l’épargne et dans les services financiers formels offerts en RDC. « Ce manque de confiance aux services financiers formels est dû à un passé des crises bancaires répétées, à l’échec des COOPEC et à l’hyperinflation ; le contexte même du secteur financier en RDC, un pays émergeant de plusieurs décennies de conflits, auxquels s’ajoutent de graves contraintes d’infrastructures et une topographie vaste et difficile à naviguer ; les réalités provinciales de la RDC où on a d’un côté Kinshasa et quelques villes qui concentrent en elles-mêmes le gros des structures bancaires et le reste des provinces et zones rurales ou habitent près de 65% de la population, qui pourtant font de transaction commerciales avec les 48% de la population financièrement incluse ; l’absence d’une politique consolidée en matière d’inclusion financière de l’ensemble de la population, l’expérience de la bancarisation pour payer les fonctionnaires de l’Etat ayant démontré que des coins entiers du pays sont dépourvus des banques et d’institutions financières formelles.

Par ailleurs, la Céni s’interroge que dans pareille condition, comment fera-t-elle pour payer son personnel qui serait déployé dans ces coins et certains de ses prestataires dans ces zones et dépourvus de comptes bancaires ?

Pareille interrogation, l’importance du secteur informel dans tous les domaines (transport, fourniture de services, fabrications etc.) ainsi que la dollarisation de l’économie font que tout le monde préfère négocier et se faire payer en espèces (le cash). Les difficultés d’accès à la justice et le manque de mécanismes de règlement des conflits hors de Kinshasa, sans oublier l’inefficacité du système judiciaire de la RDC, font que la plupart des prestataires et fournisseurs préfèrent se faire payer en liquide que par voie bancaire dont ils ne maitrisent pas toujours les circuits. « Le plus important est de savoir que les retraits ou paiements en espèces qui ont eu lieu ont servi réellement aux dépenses liées à la préparation des opérations électorales ou au fonctionnement de la Ceni. D’où, nécessité à ce niveau d’étayer les différents montants épinglés dans l’article avec des documents probants », s’est défendue judicieusement la Commission Electorale Nationale Indépendante.

(Pius Romain Rolland )

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