Aérogare modulaire de N’Djili: La RVA saisit 60 pointes d’ivoires et 2 cornes de rhinocéros

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Après le coup de filet réussi au mois de juillet dernier à Barumbu, ville de Kinshasa, où la Direction générale des douanes et accises  DGDA avait saisi 54 pointes d’ivoires pesant au total 139 kgs, la Régie des voies aériennes (RVA) vient à son tour de rééditer l’exploit en mettant la main sur quatre valises contenant au total  113 kgs d’ivoires et cornes de rhinocéros blanc mélangées. Curieusement les malfrats sont en cavale mais les enquêtes sont en cours.

La modernisation de l’aérogare modulaire de N’Djili est salvatrice pour la Rd Congo. La RVA vient d’en cueillir des fruits au profit de la République.

Coup de chapeau à la RVA

Grâce au scanner installé à l’aéroport de N’Djili modernisé, la Régie des voies aériennes (RVA) a saisi, le dimanche 18 octobre 2015, quatre valises contenant 30 kgs pour les trois premières, et 23 kgs pour la quatrième valise, soit un total  de 113 kgs d’ivoires et cornes de rhinocéros blanc mélangées.  Pour l’instant, les enquêtes continuent tant le contenu des colis avait miraculeusement échappé à tous les services lors du check in, à l’agence Air France de l’hôtel Memling.

N’eût été donc la vigilance des services de la RVA, Régie des voies aériennes, ces précieux colis étaient en voie d’embarquement vers Hanoi, au Vietnam. Ils appartenaient sur la LTA, illicitement faut-il le dire, à deux sujets étrangers de nationalité douteuse à savoir MM. Theduong et Phugiang, tous présentement en cavale.

Selon un responsable de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), ces ivoires et cornes proviennent des pachydermes et rhinocéros blancs, abattus sans nul doute au parc de Garamba, dans l’ancienne Province Orientale. En effet, c’est là que l’on compte encore cette deuxième catégorie d’espèces rares, en voie de disparition.

Pour l’instant, les 113 kgs sauvés de justesse ont été remis à la douane congolaise. En effet, c’est elle qui s’emploie dans la traque des braconniers en vue de protéger les espèces rares.

Bien que la Rdc soit réputée un pays hospitalier, cette affaire devra encore donner de la matière aux autorités. Le ver est dans le fruit, dit-on. C’est dans ce cadre précis que l’on devra, en amont et à tous les échelons,  raviver la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, dite CITES.

Coup d’œil sur la CITES

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, connue par son sigle CITES ou encore comme la Convention de Washington, est un accord international entre Etats. Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.

La nécessité d’une convention de ce genre peut paraître évidente au vu des informations largement diffusées de nos jours sur le risque d’extinction de nombreuses espèces emblématiques telles que le tigre et les éléphants.

Cependant, dans les années 1960, à l’époque où l’idée de la CITES commençait à germer, le débat international sur la réglementation du commerce des espèces sauvages en vue de les conserver ne faisait que commencer. Avec le recul, la nécessité de la CITES s’impose. On estime que le commerce international des espèces sauvages représente des milliards de dollars par an et qu’il porte sur des centaines de millions de spécimens de plantes et d’animaux.

Ce commerce est varié, allant de plantes et d’animaux vivants à une large gamme de produits dérivés – produits alimentaires, articles en cuir exotique, instruments de musique en bois, souvenirs pour touristes, remèdes, et bien d’autres encore. L’exploitation et le commerce intensifs de certaines espèces, auxquels s’ajoutent d’autres facteurs tels que la disparition des habitats, peuvent épuiser les populations et même conduire certaines espèces au bord de l’extinction.

De nombreuses espèces sauvages faisant l’objet d’un commerce ne sont pas en danger d’extinction ; mais l’existence d’un accord garantissant un commerce durable est importante pour préserver ces ressources pour l’avenir.

Comme le commerce des plantes et des animaux sauvages dépasse le  cadre national, sa réglementation nécessite la coopération internationale pour préserver certaines espèces de la surexploitation.

Brève historique

La CITES a été conçue dans cet esprit de coopération. Aujourd’hui, elle confère une protection (à des degrés divers) à plus de 35.000 espèces sauvages – qu’elles apparaissent dans le commerce sous forme de plantes ou d’animaux vivants, de manteaux de fourrure ou d’herbes séchées.

La CITES a été rédigée pour donner suite à une résolution adoptée en 1963 à une session de l’Assemblée générale de l’UICN (l’actuelle Union mondiale pour la nature). Le texte de la Convention a finalement été adopté lors d’une réunion de représentants de 80 pays tenue à Washington, Etats-Unis d’Amérique, le 3 mars 1973; le 1er juillet 1975, la Convention entrait en vigueur. L’original de la Convention a été déposé auprès du gouvernement dépositaire en anglais, chinois, espagnol, français et russe, chaque version faisant également foi.

Les Etats qui acceptent d’être liés par la Convention (qui “rejoignent” la CITES) sont appelés “Parties”. La CITES est contraignante – autrement dit, les Parties sont tenues de l’appliquer. Cependant, elle ne tient pas lieu de loi nationale; c’est plutôt un cadre que chaque Partie doit respecter, et pour cela, adopter une législation garantissant le respect de la Convention au niveau national.

Depuis des années, la CITES est au nombre des accords sur la conservation qui ont la plus large composition; elle compte actuellement 181 Parties.

 

(Emmanuel Badibanga)

 

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