Adoption internationale: L’Association vivre en famille félicite le gouvernement congolais

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Maurice et Edith Labaisse, fondateurs

Cet organisme international dirigé par un couple français, Edith et Maurice Labaisse, est d’autant plus déterminé à poursuivre leur action humanitaire en République démocratique du Congo, en vue de donner aux orphelins congolais, des parents français. Dans une interview accordée à notre rédaction, ils expliquent le bien-fondé de cette action.

L’Avenir : Est-ce que les raisons qui ont motivé le moratoire sur l’adoption internationale vous semblent-ils aujourd’hui écartées dans l’esprit des autorités congolaises ?

Maurice et Edith Labaisse : Il a fallu ce moratoire que nous ne pouvons pas  critiquer, quoi qu’il fût important de remettre un petit peu les choses  à plat. Et aujourd’hui, les autorités congolaises ont pris pleinement l’importance pour ces enfants démunis dont personne ne s’occupe de leur donner une chance avec l’adoption internationale.

Combien d’enfants congolais votre organisme d’adoption « vivre en famille » a-t-il déjà fait adopter par des parents français ?

Quand on aime on ne compte pas, mais nous sommes déjà à plus de 300 enfants congolais adoptés par nous.

Avez-vous dans ce lot des enfants qui sont sortis des zones des conflits ?

Non je ne pense pas. Par contre dans ce nombre d’enfants, il y a ceux qui sont porteurs de  handicap que des parents français ont dits oui.

Pourquoi l’Etat Français ne peut-il pas aider les enfants congolais à mieux vivre dans leur pays au lieu de les détacher de leur environnement de naissance ?

C’est une question très complexe, alors les enfants, ont les vois bien ici en RDC sont abandonnés et placés dans des orphelinats souvent démunis, et l’on remarque également que l’Etat congolais n’est pas en mesure de les prendre en charge, alors dire qu’un pays étranger puisse s’immiscer dans ce système social ou humanitaire pour venir en aide à ces enfants, je ne pense pas. La France, ce qu’elle peut faire et c’est ce que nous faisons, venir en aide en tant qu’organisme international d’adoption habilité par l’Etat Français et dans le cadre de la coopération des Etats. Et nous proposons des familles à des enfants réputés adoptables juridiquement. Pour ceux-là qui ne peuvent pas bénéficier de l’adoption, nous mettons à leur profit de l’aide humanitaire dans le domaine de la santé, mais une aide directe de l’Etat français à l’Etat congolais pour des enfants orphelins, je ne trouve pas ça possible.

Les enfants que vous faites adopter restent-ils en contact permanent avec leurs familles en RDC ?

Il faut distinguer, la plupart  des enfants qu’on fait adopter n’ont pas de famille connue ou plus de famille, soit ils ont été trouvés, soit les parents sont décédés. Mais y a une  partie d’enfants pour lesquels les familles ont consenties à l’adoption. Vous devez savoir  que l’adoption met un terme normalement aux relations entre les familles biologiques et les familles adoptives. Cela n’interdit pas à l’organisme « vivre en famille » que nous sommes de rester en contact avec les orphelinats pour donner des nouvelles de l’évolution et de l’intégration des enfants.

Avez-vous  des cas où des parents biologiques vous ont compliqué l’adoption en revenant sur leur consentement ?

Non, mais c’est un problème très important que vous soulevez, parce qu’on voit bien que dans des orphelinats, les choses  ne sont pas toujours bien comprises. Ces enfants  sont placés sans connaitre leur statut, or en matière d’abandon, les choses doivent être très claires. En France, quand un parent biologique abandonne son enfant, on signe un papier de  consentement d’adoption, et le délai de rétractation est de 2 mois. Au-delà de ce délai, plus personne ne peut reprendre l’enfant. En RDC, on voit bien que le risque existe, mais que très vite l’Etat congolais et je pense que ça fera partie du projet de loi en cour de discussion, où ils devront vraiment trancher sur la question de l’adoptabilité de l’enfant, tout en respectant l’intérêt supérieur de l’enfant et il faut respect la loi que la RDC va mettre en place ; bravo le Congo !

Quels sont les critères de sélection  auxquels votre organisme se base pour choisir les enfants dans un orphelinat ?

On ne choisit pas les enfants, par contre nous choisissons les parents, c’est l’inverse. Avant, les parents dans chaque département subissaient des enquêtes psychologiques d’assistance sociale, des moyens pour élever un enfant. Il y a un gros processus en France avant d’obtenir l’autorisation d’adopter, ensuite ils viennent vers nous et à notre tour nous les sélectionnons encore, pour leur donner à des papas et mamans mariés qui ont vraiment le désir de les aimer, de les chérir et de les faire grandir.

Quel message adressez-vous aux parents congolais qui confondent encore l’adoption internationale au trafic d’enfants ?

Je voulais ici rappeler que nous sommes un couple marié depuis cinquante ans, nous avons eu 6 enfants biologiques et nous avons adopté 12 enfants porteurs d’un handicap. C’est qui nous rend heureux, c’est quand on adopte un enfant, on le fait grandir et il est heureux. Les Congolais doivent savoir que l’adoption est une noble cause, c’est une démarche d’amour. On doit arrêter de parler de trafic, car la convention internationale des droits de l’enfant stipule «  que tout enfant a le droit de grandir au sein d’une famille pour son épanouissement et son avenir… ». C’est ce que nous pratiquons et demain ces enfants seront des ambassadeurs du Congo en France, à travers eux en découlerons des actions humanitaires en faveur de la République démocratique du Congo.

(Propos recueillis par Kitubu Esaie/Stagiaire Ifasic)

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