Adoption du Code de la famille

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CEDEF : pour l’implication des parlementaires

Il leur est recommandé d’accélérer le processus des réformes législatives, en particulier, la révision du Code de la famille de 1987 et l’adoption du projet de loi relatif à l’égalité des sexes, conformément à la Convention sur l’élimination de toutes les formes des discriminations à l’égard des femmes (CEDEF), en veillant à l’abrogation de toutes les dispositions discriminatoires. Une autre préoccupation majeure de cette Ong des jeunes créée au Katanga, c’est aussi, leur sensibiliser à la nécessité d’adopter des mesures temporaires spéciales pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

En collaboration avec la commission socioculturelle de l’Assemblée nationale, l’Ong Afia-Mama, dirigée par Mme Anny Tengamendite Modi (directrice exécutive), a organisé mercredi 22 juillet dernier à Kinshasa, une matinée porte ouverte d’échanges et d’informations à l’intention des députés nationaux et sénateurs.

C’était autour de la Convention sur l’élimination de toutes les formes des discriminations à l’égard des femmes (CEDEF). Laquelle a été adoptée par l’ONU le 03 septembre 1981 et renferment des droits civiques et statut juridique des femmes ; le droit à la protection de la femme ainsi que les incidences des facteurs culturels dans les relations entre les hommes et les femmes, etc.

Et c’est le 16 novembre 1986 que la Rd Congo a adopté cette Convention sans émettre aucune réserve. Dès lors, elle avait donc pris l’engagement de garantir l’égalité des sexes, d’éliminer la discrimination et les violences à l’égard des femmes. Ainsi, la Rdc a-t-elle déjà publié sept rapports dont le premier en 1987 et les deux derniers en 2013. Ce, malgré que le pays n’a pas encore ratifié le protocole facultatif de la CEDEF adopté le 06 octobre 1999 par la 54ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

Des observations de la CEDEF

Cependant, l’on a remarqué que pratiquement, des inégalités s’observent dans certains secteurs de la vie des femmes congolaises. Et ce, bien que plusieurs avancées législatives aient été constatées ainsi que quelques mesures nationales adoptées par la Rdc en vue de la mise en œuvre de la CEDEF et d’améliorer la situation de la femme congolaise. Notamment sur le plan de l’éducation, de la santé, de l’autonomisation de la femme, politique, des violences basées sur le genre, etc.

C’est ainsi que le comité de la CEDEF a formulé des observations et recommandations à la Rdc à l’issue de l’évaluation du 6ème et 7ème rapport périodique sur la mise en œuvre de la CEDEF à sa 55ème session en juillet 2013.

Notamment d’accélérer le processus des réformes législatives en fixant une échéance claire et précise afin de rendre sa législation conforme à la Convention, et en veillant à abroger toutes les dispositions discriminatoires. En particulier, réviser sans tarder, le code de la famille de 1987 et adopter le projet de loi relatif à l’égalité des sexes.

Aussi, sensibiliser les membres du Parlement, les responsables du Gouvernement, les employeurs et la population en général, à la nécessité d’adopter des mesures temporaires spéciales afin d’obtenir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Voilà pourquoi, cette rencontre d’échange avec des parlementaires a été organisée en vue d’amener les députés nationaux et sénateurs à veiller à ce que les dispositions discriminatoires du Code de la famille notamment soient abrogées. Il était question de leur amener à comprendre le bien-fondé de conformer la législation nationale relative aux droits des femmes aux engagements internationaux dûment ratifiés et de les impliquer à prendre en compte les dispositions pertinentes à intégrer dans le processus de réforme législative.

« L’adoption du code de la femme sera le plus beau cadeau que cette législature aura donné aux mères, femmes, jeunes et petite filles congolaises », a fait savoir Mme Faïda Mwangila, ministre honoraire de la condition féminine, qui était la modératrice de cette session, aux députés et sénateurs.

Dans son mot de circonstance, le député national Mashako Mamba, premier vice-président de la Commission socioéconomique de l’Assemblée nationale, a indiqué que les droits de la femme ne sont pas que des droits politiques. Mais ce sont également des droits pour tous les autres secteurs de la vie nationale, a-t-il dit en évoquant l’article 14 de la Constitution.

(Lepetit Baende)

 

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