Adoption de l’arrangement particulier dans quatre jours: Les signataires se mettent la corde au cou

Mgr Marcel Utembi (2ème à partir de la droite)
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Les signataires de l’accord global et inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa se sont mis la corde au cou. En effet, ils n’ont que quatre jours, soit du 11 au 14 janvier 2017, pour l’élaboration et adoption de l’arrangement particulier, document indispensable à la mise en application de l’accord de la Saint-Sylvestre. A en croire Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qui s’adressait aux signataires dudit accord, ce document a l’avantage d’expliciter, de concrétiser, de préciser la manière dont les principes énoncés dans l’accord doivent être appliqués. Il définit les modalités de la mise en œuvre des clauses de l’accord.

Et de renchérir que l’arrangement particulier dont il est question, concerne principalement les points suivants : le Gouvernement à former, la mise en place du conseil national de suivi de l’accord, le chronogramme de la mise en œuvre de l’accord. A cela s’ajoute la redynamisation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le renouvellement des membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) et le suivi de quelques recommandations particulières.

Mgr Utembi a par la suite remercié les différentes parties prenantes aux pourparlers de consolidation de la paix pour les propositions faites sur les différentes thématiques ci-haut mentionnées et déposées au Secrétariat technique de médiation. Et ce, même si les dernières propositions n’ont été remises que mardi soir au Secrétariat. Il nous revient qu’un document a été distribué à tous les signataires et un travail de compilation sous la forme d’un schéma synoptique sera présenté et fera l’objet des échanges. Ce, en vue de dégager un consensus sur chaque question sous la modération des Evêques. «Comme vous l’avez démontré lors de l’élaboration de l’accord signé le 31 décembre dernier, la CENCO vous demande de faire preuve de détermination, de bonne foi et de bonne volonté politique durant les présents travaux devant nous amener à doter rapidement cet accord de son outil complémentaire, à savoir l’arrangement particulier », a-t-il indiqué.

Sans négliger la prise en compte des intérêts particuliers de leurs composantes respectives, la CENCO recommande vivement aux signataires de privilégier l’intérêt supérieur du peuple congolais qui veut aller rapidement aux élections et voudrait voir sa situation sociale s’améliorer. Il a par la suite rappelé que la question que d’aucuns se posent, celle de savoir, combien de temps l’élaboration et l’adoption de l’arrangement particulier prendraient fin ? A cette question, la CENCO estime que pour sa part, quatre jours suffiraient amplement pour que ces travaux soient achevés, c’est-à-dire, du 11 au 14 janvier 2017. Voilà pourquoi, elle invite les délégués à faire preuve de diligence et de célérité dans la recherche des solutions  consensuelles. Dès lors, les intervenants veilleront à aller à l’essentiel dans un esprit conçu, à ne pas se verser dans de longues joutes oratoires, à éviter de répéter ce que les autres ont déjà dit.                                                          

La CENCO échange par vidéo conférence avec le Conseil de sécurité

Selon une information donnée par Actualite.cd, les Evêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ont échangé par vidéo conférence hier mercredi 11 janvier 2017 avec le conseil de sécurité de l’ONU. « C’était dans le cadre de réunion statutaire de l’ONU. Il était question de donner les informations  sur le déroulement des travaux des discussions entre acteurs politiques sous notre médiation. Le conseil de sécurité voulait savoir comment évolue les choses et c’était pour nous l’occasion de le remercier  également  pour son soutien à la médiation de la Cenco », a déclaré Marcel Utembi, président de la Cenco au sortir de l’échange.

Pour le président de la Cenco, le Conseil de sécurité s’est notamment déclaré favorable à soutenir la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre. « Le Conseil de sécurité salue ce qui est déjà fait, mais il est également au courant de la deuxième phase des discussions qui consiste à l’arrangement particulier. Le Conseil se montre disposer à pouvoir donner sa contribution pour la mise en œuvre de l’accord », a-t-il ajouté.

La Monusco soutient l’accord de la Saint-Sylvestre

Lors  de son point de presse hebdomadaire, la Monusco, à travers son porte-parole, Félix Prosper Basse a expliqué qu’ils s’inscrivent dans le soutien de cet accord depuis le début. Et d’ajouter qu’à l’entame du dialogue déjà de la cité de l’Union africaine, où à plusieurs reprises, nous avions réitéré nos appels à tous les acteurs congolais pour qu’ils puissent prendre part à ce dialogue. Ce, parce que nous estimions que le dialogue était la voie incontournable, la voie royale pour avoir des élections futures apaisées.

« Evidemment aujourd’hui, compte tenu des pas significatifs que je viens de souligner, qui ont été faits dans le sens justement de la recherche d’un accord, je pense tout simplement que la MONUSCO ainsi que les Nations Unies et les autres partenaires qui se sont déjà félicités de la conclusion de ces pourparlers, pousseront beaucoup plus loin leurs soutiens, continuerons aussi à faire de sorte que les choses puissent se passer de la manière la plus normale », dit-il.

Il rappelle toutefois aux Congolais que cet accord est le fruit de compromis entre Congolais, et que les partenaires ne sont là que pour appuyer les décisions qui seront prises de la manière la plus inclusive par les Congolais eux-mêmes. Ça, c’est qu’il faudra préciser. Deuxièmement au plan sécuritaire, comment est-ce que la MONUSCO soutiendrait au plan sécuritaire cet accord ? Félix Prosper Basse  pense qu’il faut mettre tout ça dans un ensemble. Ça veut dire une approche beaucoup plus holistique, parce que la MONUSCO n’est pas chargée de la sécurisation, que ce soit de personnes, que ce soit de l’intégrité territoriale. C’est une responsabilité souveraine qui revient aux forces de défense et de sécurité congolaises que nous appuyons, soutient-t-il.

Et la Monusco sera à côté de ces forces s’il faut assurer une sécurisation éventuelle du processus. « Nous mettrons tout en œuvre pour soutenir, accompagner, mais aussi formuler nos préoccupations si besoin était, mais aussi formuler nos conseils pour que les Congolais puissent se retrouver et aller vers l’essentiel, l’essentiel c’est quoi ? C’est le bonheur des populations congolaises », précise-t-il.

(JMNK)

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