Admis au grade de Commandeur de l’Ordre national

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Maître Taureau va présenter son prix aux orphelins

Après sa décoration par le Président de la République, le doyen Ngombe Baseko Maître Taureau (voir photo),  va présenter son prix, mi-avril courant, aux orphelins et d’autres personnes vulnérables que prend en charge la Fondation qui porte son nom. Une cérémonie solennelle sera organisée dans cet ordre d’idée, indique la source. Pour mémoire, le doyen, au plus fort de ses quatre-vingt-treize (93) ans, a été admis dans l’Ordre national « Héros nationaux » Kabila-Lumumba au grade de « Commandeur ». L’ordonnance n°15/088 du 29 décembre 2015 signée à cet effet par le Président Joseph Kabila Kabange, a inclus également le guitariste, auteur-compositeur dit le poète Lutumba Ndomanueno Simaro Masiya. Au cours de la même journée, des titres honorifiques ont été octroyés aux opérateurs culturels, au Palais du Peuple, à travers quatre-vingt-dix d’entre eux. A l’occasion, le Président de la République qu’a représenté le Président de la Chambre basse du Parlement, l’honorable Aubin Minaku, a réservé un prix spécial de voitures prestigieuses à six (6) artistes au regard de leur âge, dont notamment les susnommés. Par cette marque d’attention, Joseph Kabila Kabange a honoré le 3ème âge et stimulé la jeunesse.

Un geste pour stimuler la jeunesse

Il ressort des témoignages que l’initiative du Chef de l’Etat est un véritable stimulus à la jeunesse, avenir de la nation. En son temps, l’historien Salluste retraçant le parcours d‘acteurs politiques de l’antiquité romaine, a constaté (paraphrase) : « La République, en manifestant sa reconnaissance envers ses dignes fils pour leurs hauts faits, investit, en ce sens qu’il stimule les jeunes. Cela est aussi un déclic à l’entrée en jeu d’hommes nouveaux », a écrit l’historien. Dans l’organisation de la Rome antique, un homme  nouveau (homo novus), était celui dont aucun ancêtre (avant lui), n’avait honoré la nation par une notoriété similaire. En effet, le couronnement d’artistes, fin 2015, intervient dans un contexte où l’initiation à la nouvelle citoyenneté et la lutte contre la corruption se sont ancrées dans le programme politique congolais. L’une et autre se veulent un mode de vie à intérioriser, en vue de l’émergence d’un type d’hommes responsables, et voués aux engagements citoyens à travers l’hymne national, le «Débout Congolais » : « Levons nos fronts, longtemps courbés… ».

Quid de Maître Taureau

 

L’heureux événement a notamment mis en exergue les soixante-sept (67) ans de pratique culturelle de Maître Taureau. A 93 ans d’âge, le doyen aligne huit (8) médailles, dont la dernière en or. Car  la
Nation congolaise tout entière, à travers le Président de la République, a reconnu le
mérite des artistes décorés, pour l’œuvre accomplie dans le domaine de la création et de l’organisation de spectacles. Maître Taureau est présenté comme « l’homme qui a tout maîtrisé dans la vie sans maître. Il a été maître de danse et maître dans l’organisation de manifestations récréatives populaires, dactylographe de première force, organisateur des soirées culturelles au parc de Boeck, actuel Jardin botanique de Kinshasa, (lire à cet effet, le portrait intitulé : « Me Ngombe, l’ancêtre vivant de la culture zaïroise », signé Gerry Botelua, in Magazine Disco-Hit, février 1992, page 8).

Et le doyen de renchérir : J’ai honoré, toute ma vie durant, l’image de marque de mon pays, en ayant passé soixante-sept (67) années de pratique culturelle. J’ai représenté les danses folkloriques congolaises respectivement au Maroc, en République islamique d’Iran et à la foire de Bales en Suisse. Je suis le seul et premier Congolais parti représenter la beauté congolaise à l’Election Miss Monde en 1969,  à Miami aux Etats Unis d’Amérique. Par la suite, mes dauphines se sont rendues respectivement au Japon et à Séoul en Corée du Sud. J’ai servi ma patrie de manière irréprochable en m’acquittant chaque fois que nécessaire, de mes obligations citoyennes. Les autorités du pays y compris vous-même et de hauts responsables d’institutions à travers le monde, avez été attentifs à mon parcours. Le public m’a appelé fièrement « Bibliothèque vivante de l’histoire de Kinshasa », «Baobab de la culture congolaise ».

(Payne)

 

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