Acteur du développement rural depuis 40 ans: Lukolela a gardé une pensée pieuse pour Ferdinand Mboliko

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Les ressortissants de la cité de Lukolela à Kinshasa ont rendu un dernier hommage, jeudi dernier, au notable Ferdinand Mboliko Bampembe dit « Digoré ». C’était dans la commune de Lemba, à l’occasion d’une cérémonie funéraire que ses co-originaires ont voulu digne de son rang, celui d’acteur du développement rural quatre décennies durant, dans leur contrée. A sa mort, vendredi 15 courant à Kinshasa, il laisse une veuve, Marthe Lobota Mboliko, 78 ans. Il ressort de la lecture posthume du curriculum vitae que le couple a eu treize (13) enfants dont huit (8) en vie et quelque trente (30) petits-fils. L’inhumation, jeudi dernier à Kinkole, a été précédée d’un programme de recueillement assez représentatif des langues parlées à Lukolela. De ce nombre, les banunu, les bampama, les basengele. Le tout enrichi de la prestation d’une chorale catholique et des témoignages respectivement de l’Asbl « Les amis de Lukolela » et des neveux et petits-fils du défunt.

Quid de l’Illustre disparu

Né le 14 août 1931 à Lukolela, dans l’actuelle province de l’Equateur, Ferdinand Mboliko Bampembe était le fils de Nkosi Mpembelia et d’Iyangwa Ngonga, tous deux originaires du secteur de basengele, territoire d’Inongo, dans la province de l’actuelle Maïndombe. Très jeune, il se lance dans la formation professionnelle et interrompt ses études normales. En 1955, il est engagé comme conducteur d’engins à la Société d’exploitation forestière Nkolo Socoplan, près de Bolobo. Après la disparition de cette Société, il a occupé, en 1962, le même poste de conducteur d’engins, puis de  chauffeur à la Société Cultures et Elevages du Zaïre, Celza, alors la plus grande plantation du cacao et du café du Zaïre.

L’année 1964 marque notamment son intégration en qualité de chauffeur, à la Société commerciale belgo-américaine Socobelam. Sept (7) ans plus tard, il retourne à la Celza, sous le statut de chauffeur du personnel. En 1976, il rompt avec cette dernière, et choisit de se consacrer à l’agriculture. Pour cela, il s’installe durablement à la cité de Lukolela où il fait vivre sa famille, scolarisant du fait même sa progéniture, grâce au travail de la terre.

Tôt, les jeunes de ladite cité lui accolent le surnom de Digoré, pour sa gentillesse et ses relents communautaires. Jusqu’à la fin de ses jours, mi-juillet courant, il n’a pas quitté ce surnom.  A ses enfants, le « riche laboureur » a transmis un credo, qu’est l’acceptation de l’autre, fondement de la cohabitation pacifique. D’où, la fraternité entre les tribus en présence : les libinza, les lokele, les baluba, les banunu, les bampama, bakongo, les basengele… qui constituent depuis un temps, la mosaïque de la population de Lukolela, symbole vivant de la cohésion nationale.

Lutte pour le relèvement du niveau de vie, un vade-mecum de la population de Lukolela  

Les  filles et fils de Lukolela sont appelés à relever le défi du relèvement du niveau de vie, cela se manifestant de façon complexe :  la mise en valeur des ressources humaines locales ; la gestion administrative du territoire : la qualité de sa gouvernance et ses défis dans un contexte démocratique.  C’est –à-dire un mode de gouvernance où le pouvoir doit se rapprocher davantage de la base : être effectivement à son service, prendre en compte ses aspirations, assurer la redistribution des richesses nationales en prenant en compte les facteurs universellement reconnus tels que la diversité et l’équité.

La participation des populations locales dans la création des richesses disponibles, dans les secteurs aussi bien agricole, fluvial que forestier ; -le rôle des acteurs sociaux dans l’encadrement des populations en général et de différentes corporations professionnelles en particulier : c’est le cas précis des pêcheurs, des chasseurs, des enseignants, des manutentionnaires, etc.

Au regard de sa situation géographique et de la diversité de tribus qui le composent, Lukolela doit relever des défis : l’autosuffisance alimentaire, éducation des adultes (alphabétisation), l’emploi des jeunes, le défi de passer de la production vivrière à celle d’exportation, …  Comme le dit un adage : « le feu brûle davantage si chacun apporte son fagot de bois ». C’est dans cet élan d’esprit que père Digoré a consacré quatre décennies de son parcours terrestre, au travail de la terre.

(Payne)

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