Actes xénophobes en Afrique du Sud: Des parlementaires s’expriment…

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Bien que cela ne dépend pas de la volonté du gouvernement central de la République Démocratique du Congo, les parlementaires se sont exprimés du haut de la tribune de l’hémicycle du Palais du peuple, hier jeudi 23 avril 2015, à l’issue de la déclaration du ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie. Pour eux, il faut des actions de sabotage contre les produits venant du pays de Nelson Mandela au regard des discours xénophobes de certains leaders politiques locaux sud-africains.

Honorable Coco-Jacques Mulongo (élu de Lubumbashi)

En réalité, nous devons savoir tous que l’Afrique du Sud est un pays qui a connu beaucoup de problèmes en son temps. Et les problèmes-là, c’est le phénomène d’apartheid qui est né des frustrations. Il y a beaucoup de noirs qui n’ont pas beaucoup étudié, qui vivent dans les township et qui sont chômeurs. Et voilà depuis l’ouverture des frontières, depuis la fin de l’apartheid, les Africains se sont installés en Afrique du Sud et les Africains qui sont venus d’ailleurs sont les grands débrouillards. Tous installés dans les township, ils ont ouvert des magasins et ils se débrouillent.

Tout en voyant cela, les Sud-Africains sont très jaloux de voir les Africains venus avec un sachet s’en sortir aujourd’hui achetant de voitures. Eh ben, c’est frustrant, tandis qu’eux sont restés paresseux. Ce que le roi zulu a suscité en informant la population sud-africaine par rapport à l’étranger a fait à ce que le Sud-africain qui n’a pas d’argent et qui vit dans le township, qui n’a pas de travail se sent révolté contre l’étranger qui est venu prendre soit-disant son boulot.

Pour le cas du Congo, c’est un cas tout à fait simple. Je pense qu’il est temps de travailler sur les statistiques des Congolais qui vont à l’extérieur. Il n’est pas interdit aux Congolais d’aller chercher du travail ailleurs, ayant étudié au Congo. Mais lorsque vous devez aller à l’extérieur pour ne rien faire, en ce moment-là, vous êtes considéré comme un criminel, parce que fin de fin vous allez tomber dans le trafic de la drogue, puis être dans le viseur de la police.

Ce qui n’est pas bien pour nos compatriotes car, en ce moment-là, le Sud-Africain peut se donner raison de certaines situations. A part les arrestations que la police ne peut faire,cea sera la population qui ne vous aime pas, qui va tomber sur vous. J’ai parlé de statistiques à l’ambassade de l’Afrique du sud, car sur 50 Congolais qui partent, il n’y a que 10 à 20 qui reviennent. Mais sur les 30 ou 40 qui ne reviennent pas, 80% viennent de Kinshasa et c’est le phénomène «  Ngulu ».

Ce phénomène entraîne non seulement la fuite des cerveaux, mais aussi la fuite de certains délinquants qui ternissent l’image de notre pays. « Je crois bien qu’il y a une mesure de pression, nous avons vu les Namibiens, les Zimbabwéens et les Malawites édicter des mesures de pression positive différentes de celles de Nigérians ou Boko Haram voudrait intervenir pour régler cette situation.

Les Namibiens, les Zimbabwéens et les Malawites ont fermé leurs frontières et les camions sud-africains ne passent pas. C’est un manque à gagner pour ce pays, et vous avez vu que cette pression a permis au roi Zulu de démentir ce que lui-même avait dit, ainsi que l’intervention du Président Zuma au Parlement sud-africain. Le Congo a aussi une arme pour faire chanter les Sud-Africains, c’est le barrage d’Inga. Et pourquoi ne pas utiliser cet instrument-là ? Pourquoi se taire ? Pourquoi le Congo est si calme devant cette situation-là ? Je crois que l’intervention du ministre était une bonne chose et le débat était très important. »

Le député Crispin Mbindule (élu du Nord-Kivu)

La causalité des attaques xénophobes sud-africains n’est pas connue jusque-là. Mais nous n’avons constaté que les faits et les effets. Nous avons constaté que les Sud-Africains s’attaquent aux sujets congolais tout comme d’autres sujets africains qui vivent sur leur sol. Nous Congolais avions dit, que ce n’est pas normal ce que nos compatriotes subissent comme actes dans ce pays. Notre gouvernement qui a mission de protéger les Congolais tant de l’intérieur que de l’extérieur du pays, puisque c’est ce qui s’est passé en Afrique du Sud, n’est pas un fait isolé, mais un fait prémédité au vu et au su du gouvernement sud-africain.

Ainsi donc, notre gouvernement doit prendre ses responsabilités et chasser tous les sujets sud-africains vivant sur notre sol en guise de la réponse au gouvernement sud-africain. J’ai proposé un ultimatum de 48 heures au ministère des Affaires étrangères pour ce faire, puisque leur gouvernement ne protège pas les nôtres. Nous, en tant qu’Etat démocratique, un Etat qui respecte les droits de l’homme, nous ne devons pas nous adonner aux actes de violence contre les ressortissants Sud-Africains. C’est alors que nous avons demandé à notre gouvernement de le faire dans le respect du droit. D’écrire aux sujets Sud-Africains de quitter le sol congolais.

Je sollicite même si pas boycotter les produits sud-africains, mais suspendre le contrat du grand barrage Inga avec l’Afrique du Sud, puisqu’ayant touché le cœur et l’âme du Congolais. Un mort pour nous c’est une grande perte pour la nation. Et si c’était un Sud-Africain tué au Congo, ça serait très grave et toute la communauté internationale aurait de jumelle braquée sur notre pays puis crier à la violation des droits de l’homme. Maintenant que ce sont les Congolais qui sont victimes, où est cette fameuse communauté internationale ? On aurait chassé et violenté tous les Congolais. Nous voulons le faire en ordre.

(Propos recueillis par Pius Romain Rolland)      

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