Acquittés au premier degré du procès Chebeya

par -
0 965
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Les avocats de Kitungwa, Mulongoy et Mwila plaident pour la confirmation de l’arrêt du premier juge

La Haute Cour Militaire a poursuivi hier lundi à l’ex-prison de Makala le procès Chebeya en appel. Jeudi dernier, après avoir entendu la plaidoirie de six avocats de Daniel Mukalay qui avaient balayé les affirmations du Ministère public, la Haute Cour Militaire a entendu hier lundi celle des avocats de Georges Kitungwa Amisi, François Mulongoy et Michel Mwila. Ces trois accusés avaient été acquittés au premier degré, le premier juge ayant dit non établies en fait et en droit les infractions dont ils sont accusés.

 

Un discours politique en lieu et place d’un réquisitoire et de plaidoirie

Dans son introduction, le Collectif de la défense a vivement pris à partie le Ministère public ainsi que les avocats des civilement responsables qui, dans le réquisitoire du premier et la plaidoirie des seconds qui ont chargé leurs clients par des faits non assortis de preuves. Pour les avocats de la défense, le Ministère public et leurs confrères des parties civiles se sont plu à faire plutôt un discours politique, un discours politicien en lieu et place de réquisitoire et de plaidoirie tels que le veut le droit. Ils rejoignent ainsi les propos de Me Bokata qui, jeudi dernier, a fait la même accusation.

« Georges Kitungwa, un policier discipliné, travailleur et compétent », dixit Me Didier Dimina

Me Didier Dimina est revenu sur l’arrêt rendu par le premier juge acquittant son client parce que les infractions lui imputées ne sont pas établies en fait et en droit. Le Ministère public, lui, s’est plutôt appesanti sur des propos mensongers du Commissaire Divisionnaire Adjoint qui a dit de Kitungwa « qu’il passait le plus clair de son temps à côté de Daniel Mukalay à l’Inspection Générale ». Et l’avocat accuse l’organe de la loi de baser son accusation sur ces propos mensongers pour « couler » son client. Et pourtant, poursuit-il, Mukalay est le chef hiérarchique de Kitungwa ; il n’est que normal qu’il le voie de temps en temps pour recevoir des ordres de service. Même le renseignant Kalala Kalao (chauffeur de Mukalay), dit-il, n’a pas fait allusion à Kitungwa.

Me Didier a rappelé que son client est accusé de trois infractions, à savoir association des malfaiteurs, assassinat de Floribert Chebeya et enlèvement de Fidèle Bazana.

Il a regretté le fait que son client n’ait jamais été entendu lors de l’instruction pré-juridictionnelle. Son client n’a jamais constitué avec quiconque une association des malfaiteurs. Car en droit, dit-il, une association des malfaiteurs et un groupement constitué et organisé de deux ou plusieurs personnes en vue de commettre un crime. Ce qui n’est pas de la nature de son client.

Quant à l’infraction d’assassinat de F. Chebeya, aucun renseignant n’a dit que son client avait rencontré Chebeya. Il ne l’a jamais vu ni connu. D’où, l’élément moral, c’est-à-dire l’intention de donner la mort à Chebeya évoqué par le Ministère public devient superfétatoire.

Quant à l’enlèvement de Fidèle Bazana, Me Didier dit : « Tout le long de ce procès, Fidèle Bazana est absent. C’est le Ministère public qui le fait entrer par la fenêtre ».

C’est pourquoi, il demande à la Haute Cour Militaire de confirmer l’arrêt du premier juge qui l’avait acquitté. Après le prétoire, en aparté, Me Didier Dimina a confié à la presse que son client est un policier discipliné et bien formé (il est détective spécialiste des enquêtes criminelles à la Direction des Renseignements). « Ce n’est pas pour rien qu’il a été promu à deux reprises aux grades supérieurs au sein de la Police pendant qu’il est en détention », conclut-il.

La fameuse « réunion du carré des fidèles »

S’agissant de la défense de François Mulongoy, son avocat s’est dit étonné d’entendre de la bouche du Ministère public que son client a pris part à la « fameuse réunion du carré des fidèles ». C’est seulement au niveau de l’appel qu’il entend ces propos alors qu’au premier degré, il n’en était pas question. Il s’est demandé alors quand, où, avec qui s’était tenue cette fameuse réunion ?

Le Ministère public a accusé Molongoy d’avoir arrêté l’enregistrement des visiteurs à l’IG à 12 heures le 1er juin 2010. C’est faux, dit-il, c’est plutôt le dernier visiteur qui est arrivé à 12 heures et contrairement aux affirmations de l’organe de la loi, il n’a jamais chassé toutes les personnes à cette heure-là puisque lui-même a quitté l’IG à 15 heures.

Tout comme pour Kitungwa, Molongoy et Mwila, leurs avocats respectifs ont demandé la sagesse de la Haute Cour Militaire pour confirmer l’arrêt du premier juge les acquittant purement et simplement.

Ce jeudi, plaidoirie des conseils de Mandiangu

La Haute Cour Militaire poursuivra le procès ce jeudi 27 août 2015. Elle entendra la plaidoirie des avocats de Mandiangu ainsi que l’intervention de l’avocat de la république.

(Denis Lubindi)  

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse