Ministère de l’Environnement et Développement durable: Des experts rassurent que le moratoire n’est pas encore levé

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Le ministre congolais de l’Environnement, Amy Ambatobe
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Après 16 années d’observance du moratoire sur l’attribution des concessions forestières en République démocratique du Congo, l’Etat congolais s’apprête déjà à lever ledit moratoire. L’annonce a été faite aux médias tant nationaux qu’internationaux, hier mardi 27 février 2018 à Kinshasa, sur le lancement du processus de la levée de ce moratoire : « 16 ans après, le pays continue à se priver de son exploitation forestière. Le moratoire n’est pas encore levé, mais le processus est lancé parce que toutes les conditions sont du moins remplies. L’inventaire forestier ayant été fait dans la majeure partie de l’espace forestier congolais, le moratoire sera levé par une décision de la plus haute hiérarchie du pays ».

Le jardin Botanique de Kinshasa a servi de cadre pour les Directeurs-experts du Ministère de l’Environnement et Développement durable d’échanger avec la presse à ce sujet. A cette même occasion, le Directeur général forêt au Ministère de l’Environnement et Développement durable, M. José Ilanga Lofonga, le Directeur Frédéric Djengo Bosulu de la Direction des inventaires forestiers (DIAF) du même ministère, et le Directeur-expert environnement, Sébastien Malele du Secrétariat général à l’Environnement et Développement durable, ont fourni des plus amples explications aux journalistes spécialistes environnementaux autour de cette épineuse question sur l’attribution des concessions forestières en Rdc qui suscite encore beaucoup de polémiques.

Ces derniers ont affirmé à la presse que le ministère de tutelle lance ce processus de la levée du moratoire, parce que les trois conditionnalités requises ont été remplies. A savoir, trois principales concourent à la levée de ce moratoire. D’abord, terminer le processus par la proclamation des résultats ; résilier tous les anciens titres forestiers non conformes ; et faire la programmation géographique des futures allocations, c’est-à-dire, la reconnaissance de la ressource forestière et décider de son allocation, ou carrément, la répartition géographique de l’espace forestier du pays (ce qui n’est pas à confondre avec le macro-zonage  qui lié à l’aménagement du territoire national).

Pour ces trois directeurs-experts du Ministère de l’Environnement, le processus de la levée du moratoire est ainsi engagé par le Ministère de tutelle, d’autant plus que la ressource forestière est aujourd’hui connue, du moins, totalement dans l’ancienne province du Bandundu (Maï-Ndombe) « grâce au soutien du Japon à travers l’agence japonaise de coopération (JICA) », a précisé le Directeur-forêt Ilanga José, et dans une bonne partie de l’ex-province de l’Equateur où les travaux de la reconnaissance sont en cours, comme également dans l’ancienne Province Orientale. Ils ont rassuré que dans peu de temps, les résultats de cette reconnaissance de la ressource forestière seront publiés.

« 16 ans après, le pays continue à se priver de son exploitation forestière… Le moratoire n’est pas encore levé, mais le processus est lancé parce que toutes les conditions sont du moins remplies… L’inventaire forestier ayant été fait dans la majeure partie de l’espace forestier congolais… Le moratoire sera levé par une décision de la plus haute hiérarchie du pays », telles sont les précisions apportées à la presse parle directeur général forêt au Ministère de l’Environnement et Développement durable, M. José Ilanga Lofonga.

Un schéma sur l’aménagement du territoire national existe

Dans ses réponses aux préoccupations soulevées par les hommes et femmes des médias, ce dernier a indiqué qu’il existe un schéma sur l’aménagement du territoire national. Et il a fustigé la forte superposition des secteurs en République démocratique du Congo.

A en croire ces trois experts-directeurs du Ministère de l’Environnement et Développement durable, lorsque le moratoire sur l’attribution des concessions forestières sera levé en République démocratique du Congo, l’Etat congolais sera en même d’octroyer des nouveaux titres forestiers à des nouveaux investisseurs qui vont certainement apporter des capitaux frais. Ce qui permettra, selon ces experts, d’augmenter l’apport du secteur forestier au trésor public. L’accent a été mis surtout aux investisseurs chinois qui sont déjà prêts.

Et par rapport aux tourbières, les directeurs-experts du Ministère de l’Environnement ont indiqué que ces espaces forestiers étant périodiquement inondés, ils ne doivent pas être liés à l’exploitation forestière. Donc, on ne peut y toucher et on ne garde que la partie exploitable de la forêt.

Soulignons que les trois experts du Ministère de l’Environnement réagissaient ainsi à un communiqué de Greenpeace, selon lequel, le ministre congolais de l’Environnement, Amy Ambatobe, a rétabli 6 500 km2 de concessions forestières qui avaient été annulées en août 2016 par l’un de ses prédécesseurs, Robert Bopolo, sur les instructions du Premier Ministre d’alors, Matata Ponyo.

(Lepetit Baende)

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