Accusé de mercenariat: Darryl Lewis remis hier à l’ambassade des États-Unis

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C’est une suite dans l’affaire recrutement de mercenaires dont Moïse Katumbi est accusé. L’un de ses hommes, l’Américain Darryl Lewis a été remis à l’ambassade des États-Unis hier à Kinshasa.

Plus d’un mois après son arrestation à Lubumbashi et sa détention à l’ANR, l’Américain Darryl Lewis, soupçonné d’être un « mercenaire » au service de l’opposant Moïse Katumbi, va d’ores et déjà être expulsé du territoire congolais, selon le Parquet général de la République.

Darryl Lewis « a été mis à disposition de M. l’ambassadeur des États-Unis en RDC pour qu’il puisse retourner dans son pays », a déclaré devant la presse, mercredi 8 juin, Victor Mumba, premier avocat général de la République à la sortie d’une réunion du Parquet général avec les représentants diplomatiques américains et les avocats de Moïse Katumbi qui lui, est sain et sauf à Bruxelles, au conclave de l’opposition.

Plus tôt dans la matinée du mercredi 8 juin 2016, une source confiait à Jeune Afrique que « Darryl Lewis était déclaré persona non grata en RD Congo et devait quitter le territoire congolais dès ce soir.

L’enquête va se poursuivre

« Le retour dans son pays ne signifie pas que le dossier est clos pour autant », a souligné l’avocat général, annonçant la mise en place d’une « commission rogatoire internationale ».

Dans la foulée, James C. Swan, ambassadeur américain, s’est dit « heureux d’apprendre que M. Darryl Lewis sera en mesure de rejoindre sa famille aux États-Unis », rappelant que l’implication de l’ambassade américaine dans cette affaire dite de suspicion de recrutement de mercenaires étrangers « a été essentiellement de nature consulaire ». « Nous remercions le gouvernement congolais d’avoir respecté l’obligation de permettre à notre ambassade de rendre à Darryl Lewis des visites consulaires lors de sa détention », a ajouté le diplomate.

Me Azarias Ruberwa, principal avocat du suspect américain, a quant à lui pris acte, au nom de toute la défense, de la décision de la justice congolaise de « confier » Darryl Lewis à son ambassadeur pour son retour aux États-Unis. « Comme avocat, nous ne pouvons que nous féliciter pour ce résultat parce que cet homme a connu la mort de son grand-frère et sa mère est hospitalisée (elle a connu un AVC du fait de son arrestation) », a expliqué Me Azarias Ruberwa.

Darryl Lewis et trois autres Congolais ont été arrêtés à Lubumbashi le 24 avril lors d’un meeting de Moïse Katumbi, dispersé à coup de gaz lacrymogènes. Dès le lendemain, ces quatre proches de l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga étaient transférés à Kinshasa. Par la suite, Moïse Katumbi a été entendu au Parsquet de Lubumbashi dans cette affaire. Et officiellement pour des raisons de santé, il a fait Johannesburg avant de se retrouver actuellement ‘’libre comme l’air’’ en Europe.

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