Accord politique issu du dialogue: Aggée Aje Matembo invite les membres de l’Unadef de s’en approprier

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Dans une matinée politique organisée hier mardi 01 novembre courant, l’Union Nationale des Démocrates Fédéralistes (Unadef) par son président national Aggée Aje Matembo Toto, qui a pris part active au Dialogue politique inclusif, a tenu à faire la restitution du déroulement desdits travaux, les avancées, les ratés, les suspensions mais aussi, a tenu à situer le Dialogue dans son contexte politique.

Pendant plus de 3 heures, il a tenu en haleine l’auditoire plein des cadres, membres du Bureau politique et militants, mais également les invités des autres formations politiques, dans une séance de restitution, mais aussi de vulgarisation de ce qu’il dénommé l’Accord politique en « Instrument pacificateur » ; fruit de consensus, mais également de la volonté des Congolais à se mettre autour d’une table pour traiter des affaires de leur pays.

Dans une verve oratoire, le Président national de l’Union Nationale des Démocrates Fédéralistes a circonscrit l’origine dudit Dialogue, partant de la crise de légitimité et la contestation des résultats électoraux de 2011. De cette crise, est née la volonté des Congolais à se mettre ensemble autour du Dialogue, baliser le chemin de demain, en faveur des élections apaisées, crédibles, transparentes mais aussi démocratique.

Le fait que les acteurs politiques congolais se soupçonnent mutuellement, l’opposition est montée au créneau pour solliciter la médiation internationale. Ce qui fut fait, mais au grand étonnement, indique-t-il, l’opposition a récusé celui dont il avait exigé de la communauté internationale. Conséquence, la perte du temps, partant de la nomination d’Edem Kodjo en février 2016, à sa récusation jusqu’à la tenue du Dialogue, convoqué le jeudi 01 septembre 2016.

Ce manque de temps, évoque Aggée AjeMatembo, devrait en principe être capitalisé du fait que, l’opposition est la conséquence logique de tous les refus, partant de la proposition du calendrier partiel, à celui dit global. Par cette impasse, il a fallu l’ingéniosité du Président de la République Joseph Kabila.

L’Accord obtenu dans la douleur, mais fruit de la paix

Pour lui, l’Accord politique a connu une forte discussion sur certains points qui paraissaient divergents, mais en réalité les mêmes points que défendait la Majorité présidentielle par rapport, notamment au fichier électoral en obtenant la refonte totale dudit fichier. Ce dernier en son temps qualifié d’infecté, d’inapproprié, de corrompu mais aussi d’indigeste. Par cette considération de la refonte totale du fichier, il faille trouver le nœud du problème. Pour la Majorité présidentielle, son vœu, Toto était de mettre fin aux arriérés législatifs notamment de 2006 et 2011 qui n’ont pas permis au peuple de faire asseoir la démocratie à la base. D’où, leur proposition de commencer les cycles électoraux de la base au sommet. Cette proposition, non satisfaisante pour l’opposition qui a dirigé non pas seulement son refus à faire participer le peuple aux élections locales, municipales et urbaines, mais à voir la tête de Kabila quitter coûte que coûte la présidence de la République. Contre vents et marais, les délégués au Dialogue au nom de la paix, ont coupé la poire en deux, obtenant par ailleurs, la séquence couplée de la présidentielle, les législatives nationales, législatives provinciales, et si moyens financiers y permettent, les locales.

Quant au financement, il a indiqué que le vœu de la Majorité présidentielle était l’autofinancement par le Gouvernement de la République pour éviter l’immixtion, l’ingérence mais aussi le diktat de l’occident dans les affaires internes de la Rdc. Sur ce point, l’opposition a souhaité la participation financière des partenaires occidentaux, tout en clamant la souveraineté du pays, ce dont Aggée Aje Matembo a désapprouvé en disant, qu’on ne peut pas souhaiter une chose et son contraire à la fois.

Le dernier point qui a chopé les délégués de la Majorité présidentielle, de l’opposition, de la société civile et des personnalités, c’est le calendrier électoral. Après s’être accommodé sur ces points cités ci-haut, malgré les moments de suspension des travaux, l’opposition a surpris tous les délégués, malgré l’expertise de la Ceni qui, du reste n’avait pas attiré l’attention de la salle, plutôt celle des Nations Unies et OIF qui, en réalité avaient la même expertise que celle de la Ceni de l’organisation des élections hors délais constitutionnels, l’opposition voudrait le chronogramme dudit calendrier. Ce dernier, indique-t-il, est tributaire de la fin des opérations du processus électoral à travers l’enrôlement de tous les électeurs. Pour lui, l’opposition ne voudrait entendre cette donne pourtant, salutaire, mais plutôt le calendrier électoral hic et nuncavec des dates précises.

La politique tient le droit en état !

Après avoir surmonté tous les obstacles au nom de la paix, Aggée Aje Matembo Toto a entamé la page politique. Il a fait comprendre à l’assistance, qu’après avoir obtenu le consensus sur les points évoqués ci-haut, l’opposition dans ses incriminations a chargé le Gouvernement de manque de volonté de financer les élections. Dans ce cas, la Primature revient à l’opposition. Ce principe non repris dans la Constitution, fruit de l’invention de l’opposition, cette dernière puisque participe à la gestion de la chose publique, elle ne fera plus partie de l’opposition mais, plutôt de la majorité parlementaire et non majorité présidentielle.

La clause ouverte à l’article 24 dudit Accord justifie la volonté du Président de la République Joseph Kabila, d’être à l’écoute de son peuple, mais aussi de sa volonté de la main toujours tendue pour l’intérêt supérieur de la Nation. Volonté de préserver la paix au pays, au lieu de choisir la voie du chaos. Ceux-ci s’inscrivent dans le mérite du Président de la République Joseph Kabila a qui, l’on a prêté des intentions de violer la Constitution. Ce qui n’a pas été le cas, puisque l’Accord a scrupuleusement respecté la loi fondamentale en ce que l’article 70 qui laisse l’actuel Président de la République en fonction jusqu’à l’installation effective d’un autre président élu, confirme également l’article 17 de l’Accord politique.

(Pius Romain Rolland)

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