Accord de la Saint Sylvestre: CENCO, une nouvelle institution d’appui à la démocratie

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Les mots sont durs contre la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO face à son comportement de distribution de postes de responsabilités, prérogatives dévolues spécialement aux institutions de la République. En tant qu’organisation privée des Evêques catholiques, les princes de l’église, comme ils aiment à être désignés, jouent à un jeu trop dangereux en matière politique. Et ce, depuis que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange leur a confié la mission de bons offices, dans un but bien précis de ramener les non signataires de l’Accord de la Cité de l’Union africaine à étendre l’inclusivité dudit Accord.

A en croire les propos de l’autorité morale de l’ARCN, Justin Bitakwira, au lieu que la CENCO se limite au mandat de l’article 24 de l’Accord du 18 octobre 2016, elle mène une démarche d’annihiler ledit Accord au profit de celui du Centre interdiocésain, favorable au Rassemblement. Ce dernier piloté par Etienne Tshisekedi, dont l’un des frères, prêtre catholique, Abbé Mulumba mais aussi son Conseiller politique. Ce rapprochement des Evêques catholiques à la famille d’Etienne Tshisekedi par son frère prêtre catholique joue dans la balance favorable à cette famille, qui justifie les yeux doux de la CENCO à cette dernière. Beaucoup de choses ont été dites à ce sujet, notamment le fait que la CENCO se considère désormais comme une autre institution d’appui à la démocratie, dans un rôle de distribution des postes des responsabilités, qui se montre favorable à l’opposition signataire de l’Accord de la Saint Sylvestre, plutôt qu’à la Majorité présidentielle et opposition signataires de l’Accord du 18 octobre. Certes, la Majorité présidentielle et l’opposition signataire de l’Accord de la Cité de l’Union africaine subissent des menaces des Evêques catholiques, si jamais l’Accord du Centre interdiocésain ne serait pas signé, au risque de rendre le tablier. Curieusement, c’est la CENCO qui a été la première à claquer la porte de la Cité de l’Union africaine, dans le seul but de rechercher l’inclusivité à l’Accord. Au lieu de la rechercher, c’est un autre Accord qui annihile celui du 18 octobre, aux conséquences fâcheuses, avec des points sur la tenue des élections de manière ambiguë, sans chronogramme fixe sur l’organisation des élections. Alors que c’est le point d’achoppement qui a divisé les acteurs politiques, s’accusant mutuellement les uns les autres, se jetant des responsabilités sur la non-tenue des élections dans le délai constitutionnel.

Ceux  qui hier accusaient, change aujourd’hui de langage. Ce ne sont plus les élections qui les intéresse, plutôt les postes ministériels et la Primature qui est au menu, à la clef le soutien de la CENCO d’octroyer tout au Rassemblement : le Conseil national de suivi de l’Accord, la Primature ; les postes ministériels de souveraineté. Bref, pour la CENCO, le Rassemblement mérite tout, sans avoir au préalable gagné les élections des deux précédentes législatives.

Dire qu’elle a un plan B sous-entend, fulminent les analystes et observateurs de la scène politique, que la CENCO se croit tout permis de placer la République Démocratique du Congo sous tutelle des Nations Unies, dans le seul but de satisfaire le Rassemblement parce que certains prélats ont de l’animosité contre la famille présidentielle. Le fait que la Majorité présidentielle renonce à la première vice-présidence du Conseil national de suivi de l’Accord est un signal fort qui atteste que la famille politique du Chef de l’Etat n’est pas d’accord implicitement de la manière dont les prélats mènent le débat.

Ceci explique que la CENCO ne tient même pas compte de l’état de santé d’Etienne Tshisekedi, en voulant à tout prix le placer à la tête d’une institution qui exige de la personne appelée à l’animer amplement d’énergie, mais aussi du mental. Au regard de son âge, la décence voudrait qu’il daigne accepter la retraite politique. Dans la mesure où,  son absence n’apporte rien à la République sinon, des frustrations et manifestations contre l’autorité de l’Etat. Il est vrai que personne ne peut souhaiter la mort du prochain, mais lorsque le corps réclame le repos, la CENCO devrait se passer de la personne d’Etienne Tshisekedi, au profit de l’intérêt supérieur de la Nation. Car, vouloir à tout prix l’impliquer dans la scène politique alors que l’âge ne lui permet plus grand-chose, ce ne pas aider l’intéressé à préserver sa courte vie.

Son évacuation vers la Belgique, un autre facteur qui met en place la République sous réserve de la famille Tshisekedi, à la passivité incompréhensible de la CENCO.

Que cherche cette ONG des prélats catholiques en politique ?

Pour les uns, elle doit se muer en parti politique pour mieux distribuer les postes ministériels et menacer, comme elle le fait, les acteurs politiques si jamais ils ne signent pas. Pour les autres, Etienne Tshisekedi tourne en bourrique la CENCO en ce que, cette dernière l’attend notifier, s’envole pour la Belgique, pour des soins médicaux. Il faut dire que le Président choisi du Conseil national de suivi de l’Accord va passer sa convalescence après les soins appropriés, entre-temps les négociations se poursuivent dans le sens de faire assumer son intérim par son directeur de cabinet. Encore, une manière de prendre la République en otage par la seule famille sous couverture de la CENCO. Cette dernière doit faire la part de choses entre la politique de la République et la familiarité ecclésiastique  avec Etienne Tshisekedi.

(Pius Romain Rolland)

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