Accès des populations à l’énergie: Une dynamique de journalistes de Kinshasa sur le projet Inga 3

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A l’issue de leur renforcement des capacités par la CORAP vendredi 30 décembre dernier, ces journalistes sont stimulés à s’approprier le suivi du projet Inga 3 basse-chute. Et bientôt, il y aura la construction d’une dynamique des journalistes de Kinshasa sur ledit projet, étant donné qu’une synergie y a été renforcée. 

Comme d’aucuns ne l’ignorent à ce jour, la République démocratique du Congo, en plus de ses innombrables ressources du sol et du sous-sol, regorge une forte potentialité énergétique. Surtout pour l’hydroélectricité (sans compter d’autres énergies telles que solaires, éoliennes, etc.), le pays est à même de produire une capacité de 100.000 mégawatts (Mw) d’énergie électrique et ainsi, pouvoir électrifier l’Afrique entière.

Cependant, il y a un paradoxe : en dépit de tout ce potentiel énergétique, l’on estime à seulement 15 % la moyenne de la population congolaise ayant accès à l’énergie électrique en ce 21ème siècle. Et à cause de la vétusté des infrastructures énergétiques, la Rdc importe même de l’électricité dans certains coins de la République.

Voilà pourquoi, il a paru impérieux pour la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action publique (CORAP) de mobiliser les médias dans le suivi du projet de construction du barrage Inga 3. C’est ainsi qu’elle a réuni les journalistes, représentants de différents organes de presse de Kinshasa, le vendredi 30 décembre dernier dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités sur les projets Grand Inga et Inga 3 basse-chute dans le Kongo central.

Ce séminaire de formation a eu pour objectifs entre autres de renforcer les capacités de ces professionnels de presse kinois sur lesdits projets ; de les stimuler et renforcer leur synergie à s’approprier le suivi de différentes étapes du projet Inga 3 basse-chute ; de créer une convergence entre acteurs de la Société civile et les médias renforcés. Ce, en vue de la construction d’une dynamique de journalistes de Kinshasa autour de ces projets énergétiques du Gouvernement qui seront développés à travers le partenariat public privé.

Signalons cet atelier de renforcement des capacités des journalistes s’était tenu aussitôt après un autre atelier de renforcement des capacités des Organisations de la Société civile (OSC) sur certaines thématiques du secteur de l’énergie en Rd Congo, que la CORAP a organisé du 27 au 29 décembre 2016, en collaboration avec le Centre national d’appui au développement populaire (CENADEP).

A savoir, la Société civile est très engagée dans le suivi des projets Grand Inga et Inga III basse-chute. C’est ainsi qu’elle mène des plaidoyers en diverses directions pour que le projet Inga 3 Bc profite beaucoup plus à la population congolaise.

A partir de la CORAP, il y a eu la mise en œuvre du Projet d’appui au plaidoyer pour l’accès inclusif à l’énergie. Et la fondation OSISA (Open society initiative for southern Africa) a accepté de financer ce projet.

Quid des projets Grand Inga et Inga 3 basse-chute

Dans sa recherche des solutions pour relever ce défi du déficit énergétique dans le pays, l’Etat congolais s’investit dans la réalisation de divers projets spécifiques dans le secteur de l’électricité à court terme. Et à moyen terme, le Gouvernement de la République s’investit dans la construction du barrage d’Inga 3 basse chute devant produire 4.800 Mw, dont 2300 Mw seront destinés à la satisfaction de la demande intérieure.

Sur les 100.000 mégawatts (ou 100 gigawatts) du potentiel énergétique que possède la Rdc, 40 % de cette capacité (40.000 Mw 40 gigawatts) sont concentrés dans le seul complexe énergétique d’Inga dans la province du Kongo central. Deux grandes centrales hydrauliques existent déjà dans ce site : les barrages Inga 1 (d’une capacité de 351 Mw avec six tribunes dont deux seulement fonctionnent) et Inga 2 (d’une capacité de 1424 Mw avec 8 tribunes dont 5 en fonction), construits pendant la deuxième République.

Selon des experts, pour utiliser toute la capacité de 40.000 Mw du site d’Inga, il faudrait continuer à ériger des barrages jusqu’à Inga 8. Voilà pourquoi, le Gouvernement de la République s’attèle-t-il, à travers le Partenariat public-privé, à réaliser d’autres centrales hydroélectriques en plus de celles qui existent déjà dans ce complexe énergétique d’Inga. D’où le projet Grand Inga (Inga 3 à Inga 8) pour plus de 100 milliards de dollars américains.

Et au jour d’aujourd’hui, l’Etat congolais est déjà à pied d’œuvre pour la construction d’une troisième grande centrale hydroélectrique sur le site d’Inga. Il s’agit du barrage d’Inga 3 basse-chute (il y aura également Inga 3 haute-chute), d’une capacité de 4.800 Mw. Selon le Gouvernement, c’est donc la première phase de l’aménagement du Grand Inga en une série de projets hydroélectriques.

Les travaux pour la construction de ce barrage Inga 3 Bc devraient en principe durer cinq à sept ans. Le projet comporte donc sept phases. Le coût pour sa réalisation oscille autour de 12 milliards de dollars américains. Un consortium privé (ou développeur du projet) se chargera de ce fait, à la construction du barrage ainsi que d’autres infrastructures sur le site.

Actuellement, il ne reste plus que deux groupes de développeurs dans le processus compétitif de sélection. Notamment, les chinois Sinohydro et Three Gorges Corporation (exploitants du barrage chinois des Trois Gorges, actuellement le plus important au monde) et les espagnols Activadades de Construccion y Servicios (ACS), Eurofinsa et AEE. Le groupe des coréo-canadiens Daewoo, Posco et SNC Lavalin ayant désisté en juin dernier.

(Lepetit Baende)

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