A travers sa déclaration: La CENCO dévoile son vrai visage

Une vue de l’Abbé Donatien Nshole, Secrétaire général de la CENCO, après le point de presse
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De quel droit et à quel titre la CENCO est-elle réapparue dans le débat politique ? N’avait-elle pas publiquement rendu le tablier au Chef de l’Etat, à l’issue de sa mission de bons offices ? N’a-t-elle pas publiquement reconnu son échec à boucler l’Arrangement particulier ? La CENCO serait-elle jalouse de voir BrunoTshibala réussir là où elle a notoirement échoué ? Kajepa Molobi, l’analyste politique de la Majorité présidentielle, nous livre ici son analyse.

Foulant aux pieds le précepte biblique qui veut que l’église laisse à César ce qui lui appartient et se consacre au spirituel, l’Episcopat congolais déborde de son rôle et trahit sa vocation. Méprisant la séparation des pouvoirs, ignorant que la République Démocratique du Congo est un Etat laïc, oubliant sa mission de maintien des équilibres au sein de la société, la CENCO a décidé, ce vendredi 21 avril 2017, de tomber les masques.

Contrairement aux règles établies, les pasteurs abandonnent la chaire pour descendre dans l’arène. Jamais on n’a vu la CENCO aussi engagée politiquement, jusqu’à tronquer sa neutralité au profit d’une prise de position franchement partisane.

Voilà déjà un certain temps que moult observateurs soupçonnaient que la CENCO ne se contentait plus de son « rôle de prestataire de bons offices » et qu’elle jouait carrément une partition politique active dans la lutte pour le contrôle du pouvoir en République Démocratique du Congo.

Appelée à la rescousse, pour sa sagesse supposée, mais aujourd’hui démentie, en matière de conciliation, la CENCO s’est progressivement délestée de cette responsabilité de pasteur-conciliateur en devenant partie prenante d’une des causes en conflit. Trois mois durant, l’organisation des évêques catholiques congolais n’est pas parvenue à concilier les thèses en présence. Mais en réalité, la CENCO voulait-elle sincèrement réussir ? On peut en douter.

Les analystes politiques avertis accusent la CENCO d’avoir, par la ruse, orchestré la dislocation du Rassemblement pour se substituer à lui et ainsi faire face directement au Président de la République dans la lutte pour le pouvoir. Aujourd’hui, nous comprenons pourquoi la CENCO avait eu le culot d’interrompre sa participation au dialogue de la Cité de l’Union Africaine. Il s’agissait déjà d’une première tentative de torpiller le nécessaire Dialogue entre Congolais. Le stratagème a partiellement réussi ; le Rassemblement, entré uni aux négociations, le 8 décembre 2016, en sort aujourd’hui scindée en trois. La mort du Président de l’UDPS et Président du Conseil des Sages du Rassemblement n’a donc pas été une perte pour tout le monde !

Dans sa détermination à s’inviter à nouveau dans la scène politique, longtemps après avoir remis au Président de la République ses conclusions d’échec, le 28 mars 2017, mettant ainsi officiellement fin à ses bons offices, la CENCO tente encore, indûment, de s’introduire dans le processus politique en cours.

Dès lors que, la CENCO ayant jeté l’éponge et qu’à la suggestion des évêques, le Président de la République a repris, conformément à ses prérogatives constitutionnelles, l’initiative de l’action, de quoi se mêle encore le clergé catholique ?

Les évêques ne cachent plus leur objectif. Cette fois-ci, la CENCO sort du bois ; les choses sont dorénavant claires : l’organisation des prélats catholiques s’est précipitée sur les médias, motivée par la peur. La CENCO craint que Bruno Tshibala, Premier ministre présenté par le Rassemblement et nommé par le Président de la République conformément au chapitre III, point III.2.1 de l’accord de la Saint Sylvestre, ne réussisse à sortir un gouvernement là où la CENCO a échoué. En effet, plusieurs signes montraient que le « cheval de Troie » utilisé par la CENCO, en l’occurrence« le Rassemblement/aile Limete », se vide progressivement de ses membres à mesure que les consultations du Premier ministre nommé évoluent. Il fallait un coup politique pour tenter de remettre le Rassemblement de Moïse Katumbi dans les débats. De plus, preuve est faite que la CENCO ne tient pas à disparaitre de la scène politique. Elle se devait donc d’agir en provoquant un nouvel incident sur le parcours. Voilà ce qui explique la déclaration du 21 avril 2017.

Et pourtant, les dés sont jetés ! Il n’y aura plus de rétropédalage.

Le peuple congolais espère que sa classe politique se montrera lucide, pour ne pas jeter la nation entre les mains de ceux qui, pour des raisons idéologiques et d’intérêts privés, se mettent d’eux-mêmes au service des puissances étrangères. Celles-ci ne veulent rien d’autre que nous maintenir sous leur joug. Il faut dénoncer ce projet avec la plus grande force. La CENCO doit renoncer à n’être plus que l’instrument docile des néolibéraux belges, auxquels nous devons farouchement résister.

J’exhorte le clergé de notre église catholique du Congo à ne pas se détourner de sa vocation première, le service de l’évangile. La place de l’église est au milieu du village !

(Kajepa Molobi/Cp)

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