A travers la semaine de l’Agriculture: La Banque mondiale met en exergue ses efforts en appui aux stratégies gouvernementales

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M. Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Rd Congo
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Après l’Environnement, la Gouvernance et les Infrastructures, l’Education, la Banque mondiale a lancé le vendredi dernier la semaine de l’Agriculture. Et ce, pour non seulement mettre en exergue ses efforts dans l’appui aux différentes stratégies du Gouvernement de la République, mais aussi en vue d’un meilleur suivi du portefeuille de cette Institution de Bretton Woods. L’engagement de la Banque mondiale dans le secteur agricole en Rdc, c’est presque 455 millions de dollars Us, soit 15% de l’engagement total.

C’est M. Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Rd Congo, qui a lancé cette quatrième rencontre thématique, en présence des Coordonateurs Alfred Kibangula et Alain Lungungu, du Projet d’Appui à la Réhabilitation et Relance du Secteur agricole (PARRSA) «2010-2017 pour 120 millions de dollars Us » et du Projet de Développement des Pôles de croissance Ouest (PDPC) « 2013-2019 pour 110 millions de dollars Us ». Le premier soutient avec succès la relance des cultures vivrières et la réhabilitation de routes de desserte agricole dans l’ancienne province de l’Equateur. Nous apprenons que ce projet a touché à ce jour plus de 105.000 ménages et un financement additionnel est en cours de préparation pour ce projet pour un montant de 75 millions de dollars Us. Tandis que le deuxième a pour but de soutenir le développement de chaines de valeur agricole et d’appuyer des partenariats entre organisations de producteurs et investisseurs agro-industriels dans la province du Kongo Central, mais également d’accompagner le développement d’une zone économique spéciale à Maluku. Et ce sont 50.000 ménages de petits producteurs qui bénéficieront de ce projet avec la création potentielle de 11.000 emplois.

En dépit du fait que l’agriculture est toujours considérée comme priorité des priorités en Rdc, avec un potentiel de 80 millions d’ha et une très faible exploitation de moins de 10% des terres arables mises en valeur, les rendements des cultures sont parmi les plus bas au monde et le pays importe annuellement pour environ l’équivalent de 2 milliards de dollars américains pour nourrir sa population en pleine croissance. En réponse, le Gouvernement a préparé et mis en œuvre ces dernières années différentes stratégies. Mais la stratégie de la Banque mondiale dans le secteur agricole repose essentiellement sur le soutien à la mise en œuvre de son programme de sécurité alimentaire et de développement de l’agro-industrie à travers l’impulsion d’une révolution verte selon deux approches : l’appui à l’agriculture familiale traditionnelle pour augmenter la productivité et la production agricole et améliorer l’accès aux marchés, et l’appui au développement de l’agriculture commerciale à travers des investissements structurants, l’amélioration du climat des affaires, l’introduction de nouvelles technologies et l’incitation à l’investissement privé dans le secteur.

Du PARRSA au PDPC

Pour Alfred Kibangula qui a donné les avancées du PARRSA, un défi important demeure, celui de la gestion de l’entretien routier et un grand atelier après projet est entrain d‘être préparé. Il a annoncé que le financement additionnel est en vue, afin de permettre la consolidation de tout ce qui a été fait, surtout en insérant deux territoires dans le Sud Ubangi et qui n’étaient pas considérés dans la première phase… « Les deux projets ont raconté comment ils ont assuré la relance. Ce schéma a été difficile à mettre en place. Il s’agit maintenant de pérenniser ceci. Cette pérennisation ne sera possible qu’à travers un schéma financier », a indiqué M. Amadou Ba, responsable du projet au niveau de la Banque mondiale

Quant à Alain Lungungu, il a expliqué les trois composantes de son projet, notamment un volet agricole, qui vise le développement de chaines de valeur agricole, un volet zone économique spéciale de Maluku, zone pilote pour les activités d’infrastructures et le développement proactif des affaires. En termes de résultats, il a souligné que le projet appuie les structures en charge des activités semencières (Inera et Senasem). Il a aussi permis la construction d’une route de 35 Km, etc.

Par rapport à l’évaluation de l’impact du financement de la Banque mondiale dans le secteur agricole, le Directeur des Opérations note quand même le fait que le Gouvernement, dans le cadre du budget 2016, a relevé le budget de 3 à 8%. « C’est un voyage qui vient de commencer et les jalons ont été posés, même si beaucoup reste encore à faire. D’où les efforts de pérennisation », dit-il, avant d’ajouter que par rapport à la diversification agricole, les signaux nous montrent qu’on est dans la bonne voie. Dans le même ordre d’idées, M. Amadou Ba insiste sur le fait que la Banque mondiale crée les fondements pour que le secteur privé soit incité à investir. L’idée n’est pas de construire les usines, mais d’avoir un secteur privé qui accompagne le Gouvernement. Sinon, les infrastructures à créer seront que des éléphants blancs.

(JMNK)

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