A Rutshuru/Nord-Kivu: Des présumés FDLR libèrent quatorze employés de l’ONGD CEDERU

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La libération  des 14 agents du Centre d’études pour le développement rural (CEDERU), une organisation non gouvernementale congolaise est intervenue 24 heures après leur kidnapping dans la chefferie de Bwisha, dans le territoire de Rutshuru, à une septantaine des kilomètres au Nord de la ville de Goma.

« Ces 14 agents qui sont des enquêteurs du centre d’études pour le développement rural (CEDERU) viennent de retrouver leur liberté grâce aux efforts de l’armée loyaliste, les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) », a dit  l’administrateur du territoire de Rutshuru, Justin Mukanya.

« L’armée saisie dimanche de cet enlèvement avait poursuivi les ravisseurs  et à réussi à récupérer tous les otages  sans leurs ravisseurs qui étaient armées », a indiqué un des responsables  de l’armée congolaise (Fardc) au Nord-Kivu.

Controverse autour de la rançon versée

Dans une communication tôt dans la matinée d’hier mardi à Goma, siège  de l’ONG CEDERU, l’organisation laisse entendre que la libération de leurs 14 agents a été rendue possible grâce à une médiation des responsables religieux et coutumiers de la contrée.

La communication fait savoir qu’une «  rançon considérable avait tout de même été versée aux ravisseurs »’, sans pour autant déterminer la somme.

Des  Informations vérifiées par le CEPADHO, une organisation de la société civile congolaise, les ravisseurs qui sont des présumés rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) exigeaient une rançon comprise entre 15 000 et 20000 dollars américains pour leur libération. « Ils n’ont eu  que 10 000 dollars américains  de la part des médiateurs », selon Maître Omar KAvotha, le Coordinateur du Centre d’études pour la promotion des droits de l’homme (CEPADHO).

La société civile de ce territoire qui appelle le gouvernement à investir du sérieux pour éradiquer les groupes armés dans ce territoire, dénonce le caractère pécuniaire de ces enlèvements dans cette zone. Pour Jean-Claude Bambaze, le président de cette société civile  « payer ces rançons est synonyme d’alimenter ces actes inciviques ».

Le kidnapping est de plus en devenu monnaie courante dans la province du Nord-Kivu et particulièrement dans la région de Rutshuru en proie à une dizaine des groupes armés.

Le dernier cas de kidnapping remonte au mois d’août où six prédicateurs musulmans avaient été kidnappés par ces mêmes hommes supposés appartenir aux FDLR. Leur libération était intervenue après une pression exercée par l’armée loyaliste, (Fardc) selon les organisations de défense des droits de l’homme dans la région.

Les rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR)  sont visés depuis plusieurs mois par l’opération militaire Sukola 2, une opération de l’armée congolaise dans laquelle exceptionnellement ne prennent pas part les casques bleus des forces de la mission de l’ONU en RDC (MONUSCO).

(Pascal Mulegwa/Goma)

 

 

 

 

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