A quelques mois des élections: Leila Zerrougui intensifie ses missions de bons offices

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La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo est intervenue mardi dernier par l’intermédiaire du Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme lors du dialogue sur la RDC organisé dans le cadre de la 38e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. C’est ce qui ressort du compte-rendu qui a fait hier à la Monusco par le porte-parole de cette institution, Mme Florence Marchal, qui ajoute que c’est une session au cours de laquelle se sont également exprimés le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, le rapporteur sur le Kasaï, la ministre des Droits humains congolaise ainsi que les représentants d’Etats membres et d’organisations non gouvernementales.

Dans sa déclaration, Mme Leila Zerrougui a indiqué que des progrès avaient été accomplis depuis la présentation qu’elle avait faite en mars dernier, notamment avec la mise en place, par la ministre des droits humains, d’une commission pour enquêter sur la répression violente de manifestations pacifiques par les forces de sécurité les 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018.

Certaines victimes ont été prises en charge par des institutions médicales et le rapport final a été transmis au ministre de la Justice le 28 juin dernier, ce qui devrait permettre de poursuivre tous les responsables en justice. La Représentante spéciale a réaffirmé la disponibilité de la MONUSCO à apporter son appui aux autorités congolaises dans la mise en œuvre intégrale des recommandations formulées par la Commission.

Elle est également revenue sur le mandat de la MONUSCO et sur le processus politique et électoral en cours en décrivant les bons offices qu’elle mène actuellement avec les autorités congolaises, les parties prenantes nationales ainsi que les partenaires régionaux et internationaux en vue de l’organisation d’élections apaisées, crédibles et inclusives conformément au calendrier électoral publié par la CENI, à l’Accord du 31 décembre 2016 et à la Constitution.

Une mission de bons offices au cours de laquelle la Représentante spéciale transmet des messages clés à ses interlocuteurs : tout d’abord, la nécessité de la mise en œuvre intégrale et de bonne foi des mesures de décrispation prévues dans l’Accord du 31 décembre 2016 et du respect des droits de l’homme pour tous, tels que garantis par la Constitution, notamment les libertés d’opinion, d’expression, de manifestation pacifique, de réunion et d’association, ceci afin d’ouvrir l’espace démocratique.

Mme Zerrougui insiste également sur le fait que les élections ne sont pas une fin en soi mais un moyen et que l’indépendance de toutes les institutions étatiques impliquées dans les élections est nécessaire pour garantir la confiance des Congolais dans le processus actuellement en cours.

En cette période, le rôle de la Représentante spéciale est de rapprocher les points de vue et de rétablir la confiance entre tous les acteurs pour aboutir à un consensus. C’est avoir une influence positive en aidant les Congolais à dépasser leurs contradictions et à s’inscrire dans une démarche constructive.

Le processus actuel a une importance capitale pour la République démocratique du Congo et nous n’avons pas le droit de rater la moindre opportunité de le soutenir afin qu’il aboutisse et que la RDC puisse connaître des lendemains meilleurs, s’ancrer définitivement dans la paix et le développement.

Quelle est l’issue des bons offices ?

A cette question, Mme Florence Marchal qui répondait hier à une question de la presse reconnait qu’actuellement, c’est une période assez intense pour la mise en œuvre des bons offices de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, des bons offices qui figurent dans le mandat de la MONUSCO qui lui est donné par le Conseil de sécurité et la dernière résolution 2409.

Dans la période actuelle, ajoute-t-elle, avec l’échéance maintenant dans six mois des élections, il est important, on l’a déjà dit à plusieurs reprises, et on le redit, de pouvoir servir de trait d’union entre les différentes parties prenantes, d’écouter les uns et les autres, de faire passer des messages aux uns et aux autres afin qu’il y ait des concessions et afin que tout le monde regarde dans la même direction pour aller vers les élections.

« Vous me demandez les résultats, je crois que pour l’instant, nous observons que le processus électoral suit son cours conformément au calendrier qui a été présenté par la CENI en novembre dernier, que tout le monde se prépare à ces élections, que ce soient les partis de la majorité comme de l’opposition, que ce soient les autorités congolaises en charge de l’organisation des élections. Donc pour l’instant, c’est ce que nous constatons »,dit-elle, avant d’ajouter qu’ensuite, bien évidemment, sur la nature même des bons offices, vous conviendrez avec moi que les bons offices sont un exercice de diplomatie qui nécessite d’être en retrait, de ne pas être au-devant de la scène. Ce n’est pas à nous, à ce jour, d’être visibles, c’est aux parties prenantes congolaises. Et il est important que nous restions discrets sur nos missions de bons offices si nous voulons réussir.

Mais, pour l’instant, nous sommes plutôt positifs par rapport à l’évolution du processus en cours et nous mettons, une fois encore, tout en œuvre pour nous assurer que le processus pourra être mené à terme et que des élections inclusives, transparentes et crédibles se tiendront comme prévu, le 23 décembre 2018.

La machine à voter est-elle concernée par les bons offices ?

La Porte-parole de la MONUSCO pense qu’évidemment, dans les rencontres que Mme Zerrougui a avec tous ses interlocuteurs, que ce soit les partis de l’opposition ou de la majorité, la question de la machine à voter fait partie des discussions, puisque ce sont des préoccupations qui lui sont transmises par certains de ses interlocuteurs. Et une fois encore, son rôle à elle n’est pas de juger, n’est pas de se prononcer sur la pertinence ou non de la machine à voter, qui est un choix qui a été effectué par l’institution congolaise en charge des élections, ce sont les Congolais qui organisent les élections, ce ne sont pas les Nations Unies, mais son rôle, c’est d’essayer de sensibiliser les uns et les autres aux préoccupations des uns et des autres, mais aussi c’est d’attirer l’attention sur le fait que peut-être que certaines choses peuvent être des obstacles au bon déroulement du processus et essayer de trouver les moyens d’y remédier.

Donc, une fois encore, ce rôle de bons offices est un rôle de courroie de transmission, j’ai envie de dire, entre les différentes parties. C’est d’essayer d’aplanir les contradictions des uns et des autres pour que une fois encore qu’il y ait un consensus qui soit trouvé et que tout le monde puisse aller vers les élections, comme c’est le cas actuellement, puisqu’on voit quand même que tout le monde actuellement est en train de se préparer pour les prochaines élections.

(JMNK)

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