A moins d’un mois de l’interdiction du sachet plastique en RDC: Kinshasa souffre du manque de sensibilisation

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Selon les dernières décisions du gouvernement Tshibala, le sachet plastique verra son existence s’arrêter au 30 juin 2018. Tous les fabricants et utilisateurs du sachet plastique sous toutes ses formes doivent déjà prendre leurs dispositions. A trois semaines de l’application de cette grande décision gouvernementale, nos fins limiers ont été au marché central pour faire le constat.  A en croire les vendeurs et acheteurs du plus grand marché de Kinshasa appelé Zando, cette mesure est restée cloitrée dans les bureaux des autorités et aucune sensibilisation n’a été portée à leur connaissance.  Ils ignorent tous que d’ici le 30 juin, la RDC mettra fin à l’usage du sachet en plastique. Si la majorité des vendeurs est consciente de la nécessité de trouver une solution durable à la problématique du sachet polluant l’environnement, d’autres se demandent par quoi faut-il le remplacer ?

Absence de sensibilisation

Une chose est de prendre des mesures, une autre est de les vulgariser auprès de la population concernée.  Kinshasa croule sous le poids d’immenses immondices composées en grande partie des sachets plastiques. Pas une seule commune n’échappe à ce fléau qui détruit chaque jour l’environnement.  Depuis que cette mesure a été envisagée par le gouvernement, aucune sensibilisation digne de ce nom n’a été mise en place. Tous ceux qui continuent à importer des quantités énormes de sachets plastiques devront-ils s’en débarrasser le même 30 juin ? Pas si sûr. Au regard de l’évolution de la situation sur terrain, beaucoup doutent de l’entrée en vigueur de cette mesure d’ici trois semaines.

La solution de recyclage

Considérant le fait que Kinshasa avec ses 12 millions de personnes produit plusieurs tonnes de déchets par jour, la vraie solution passerait par le recyclage. La RDC doit trouver des partenaires qui l’aident à mettre en place un dispositif moderne pour recycler le sachet plastique et autres composants de déchets afin d’en produire soit du ciment, du compost agricole ou même éclairer la ville (électrification). Il est utopique de penser que seule l’interdiction de ce sachet plastique rendrait la ville propre. Il faut faire plus.  Souvent, Kinshasa a pris ce genre de décisions qui n’ont jamais connu un début d’application à cause du manque de volonté politique ou de stratégie appropriée.

Principe de pollueur-payeur

Une autre possibilité est de faire payer des taxes élevées à ceux qui produisent ce sachet. Cet argent, s’il est bien géré (ce qui n’est pas évident), peut permettre à la ville d’engager des nettoyeurs pour maintenir Kinshasa propre. C’est facile de curer chaque trois mois des caniveaux de Bandalungwa, Lingwala, Kauka, Gombé et même mont Ngafula.

Mais si chaque pollueur conscient ou inconscient payait une vraie taxe à la commune pour ses déchets jetés dans les caniveaux, il réfléchirait deux fois avant de le faire.  C’est ici que les bourgmestres et leurs chefs de quartiers doivent réellement jouer leurs rôles auprès de la base. S’ils sont rigoureux dans la gestion quotidienne de l’environnement, la ville ne tardera pas à revêtir sa plus belle robe.  Sinon, le gouvernement multipliera les décisions dont l’efficacité est nulle.

(Muntu Bualu)

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