A.Lumanu« L’Accord n’a pas pour objet de nommer le Premier ministre »

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Patauge ou patauge pas! L’Arrangement Particulier du Centre Interdiocésain semble battre de l’aile, apprend-t-on. Les nouvelles qui nous parviennent indiquent que le Rassemblement presse dans le sens de la nomination d’un nouveau Premier ministre, en remplacement de Samy Badibanga Ntita.

A la Majorité présidentielle, on affirme que tant que l’Arrangement particulier n’est pas signé, il ne sera pas question de mettre cette question sur la table.

A en croire Adolphe Lumanu Mulenda Bwana Nsefu, cadre de la Majorité Présidentielle et l’un des négociateurs au Centre Interdiocésain, capté sur les ondes de la Radio Top Congo, il précise ce qui suit : « L’objet principal de toute négociation, à commencer par le Dialogue de la Cité de l’Union africaine, comme celui du Centre Interdiocésain, tient comme formalité l’organisation des élections crédibles, apaisées et libres, en République Démocratique du Congo. Donc, l’objet principal ce n’est pas le Gouvernement ; pas la nomination d’un Premier ministre », a-t-il fait savoir.

Ceci dit, l’Arrangement particulier fait partie intégrale de l’Accord du 31 décembre 2016, précise-t-il. D’ajouter que cet Accord n’est pas encore signé. Pour lui, l’Arrangement particulier définit les modalités pratiques de présentation du Premier ministre, de sa nomination et de la mise en place du Gouvernement. Ce dernier, poursuit le Professeur Adolphe Lumanu, doit être investit par l’Assemblée nationale.

« On n’investit pas le Premier ministre, on investit le Gouvernement après présentation de son programme d’action par le Premier ministre, Chef du Gouvernement. Cela suppose que, même par miracle on venait à nommer un Premier ministre aujourd’hui, il ne sera pas opérationnel, il faut qu’il forme le Gouvernement ; il faut qu’il mette en place son programme d’action ; il faut qu’il se présente devant l’Assemblée nationale, et il faut également qu’il soit investi conformément à l’article 78 de la Constitution et qu’il faut que le poste soit libre pour envisager la nomination d’un nouveau Premier ministre. Pour que le poste soit libre, c’est le Premier ministre qui remet sa démission auprès du Président de la République. Dans le cas extrême, c’est l’Assemblée nationale qui s’occupera de son sort par une motion », a-t-il fait savoir.

Comme pour dire qu’actuellement, le Premier ministre qui revient d’une tournée euro-américaine, n’envisage pas démissionner pour plaire à une plate-forme dit du Rassemblement, dont la majeure partie des acteurs qui la compose, ont été hier au sein du Gouvernement, et même faisait partie de la Majorité Présidentielle, alors que Samy Badibanga est issu de la Majorité Parlementaire.

Aussi, vouloir brusquer les choses, ont risque de se buter devant un obstacle qui s’appelle « Assemblée nationale »  où la majeure partie de membres qui composent l’actuel gouvernement est issue d’elle, soit 70% des ministres et vice-ministres sont des élus nationaux.

Par présomption, le Premier ministre du Rassemblement à moins de chance d’être investi par l’Assemblée nationale, quelle que soit son ambitieux programme, à 10 mois de l’organisation des élections, d’après les calculs du Rassemblement, soit décembre 2017. Or, s’il faut s’en tenir à la nomination du Premier ministre du Rassemblement, il faut l’envisager au mois de mars de l’année en cours, à la rentrée parlementaire ; le temps de son installation, de s’imprégner de tous les dossiers, notamment celui relatif à l’organisation des élections, le mois de décembre 2017 est utopique.

Sinon, le mieux à faire, c’est d’élargir le gouvernement par un simple remaniement, plutôt que de former un autre gouvernement avec un autre Premier ministre.

(Pius Romain Rolland)

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