A l’occasion du mois de la femme « Autonomisation et participation de la femme dans la politique en RDC » au centre d’une conférence-débat à l’Université Libre de Kinshasa

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Vendredi 20 mars dernier, l’Université Libre de Kinshasa (ULK) a organisé une conférence-débat à l’occasion du mois de la femme. Le thème général était : « Autonomisation et participation de la femme dans la politique en RDC ».

Trois oratrices avaient pris la parole, à savoir Mmes Bunsena Bonkete Marie-José, Angbongbo Mokani Véronique et Kalunga Bibi Mundayi. Signalons que les trois dames sont assistantes dans la même université.

 

La première à prendre la parole est Mme Bunsena Marie-José qui a souligné que ce thème peut être considéré à deux niveaux. Au niveau international et au niveau national.

Sur le plan international, dit-elle, l’année 2015 est une année-bilan de la rencontre des femmes à Beijing (Pékin) il y a 20 ans lorsque 17.000 femmes venues de 189 pays avaient cogité sur la situation de la femme.

Après avoir défini les concepts contenus dans ce thème général, Mme Marie-José a développé son exposé sous une approche communicationnelle. Il s’agit de transmettre l’information à la gent féminine à tout moment, partout (dans les écoles, les églises, …) par le biais des causeries morales, journées de réflexion, colloques, séminaires, … Ce, pour le développement de la femme.

Eu égard à la situation de la femme congolaise en RDC, ajoute-t-elle, beaucoup reste à faire. Et a elle a exhorté les femmes à prendre conscience de sa situation en adoptant un comportement plus responsable.

« On doit inculquer à la femme congolaise de vraies valeurs pour transformer la société en dénonçant les injustices à travers les médias », a-t-elle conclu.

Notons que Mme Marie-José est aussi directeur de cabinet de la SG du MLC, Eve Bazaïba.

 

« Usufruit du conjoint survivant : mythe ou réalité ? »

 

C’est le deuxième sous-thème développé par Mme Véronique Abgbongbo Mokani. Juriste de formation (elle prépare une thèse sur la succession), elle a dit que le droit congolais ne reconnaît que deux sortes de mariages : le mariage coutumier et le mariage civil. Le mariage religieux n’est nullement reconnu par le droit congolais et n’a aucun effet juridique. La preuve du mariage coutumier est la dot qui est un symbole en dépit de certains dérapages. La preuve du mariage civil est le contrat signé devant l’Officier de l’Etat-civil.

Après avoir explicité les conditions de fond et de forme d’un mariage, elle a abordé les problèmes successoraux en cas de la mort de l’époux et surtout de l’épouse. Ici, elle a dit que souvent la veuve ne bénéficie pas toujours des avantages que lui confère la loi.

Elle a conclu que beaucoup d’efforts doivent être fournis pour que l’usufruit du conjoint survivant soit réellement une réalité, jusqu’ici il n’est qu’un mythe.

 

Mme Kalunga Bibi : « La femme congolaise doit se battre pour obtenir son autonomisation »

 

La dernière oratrice à prendre la parole est Mme Kalunga Bibi Mundayi. Notons qu’elle est la présidente de la Ligue de la lutte contre les antivaleurs, une structure interne de l’ULK.

L’autonomisation de la femme doit être considérée sous trois cadres : le cadre professionnel, le cadre estudiantin et le cadre familial.

Mme Kalunga s’est toujours posée cinq questions : Les femmes jouent-elles leur rôle au sein de leur milieu ? Quelles sont les obstacles qu’elles rencontrent dans la société ? Les autorités du secteur public et privé respectent-elles les textes en matière de la protection de la femme ? Pourquoi les femmes ne bénéficient-elles pas de l’applicabilité prise en leur faveur ? Les femmes sont-elles une source de bénédiction ou de destruction.

Avant de répondre à ces questions, Mme Kalunga a défini les concepts que recouvre le thème général.

S’agissant de la première question, Mme Bibi a dit que la femme doit jouer son rôle dans son milieu, tout dépend de sa conscience.

Elle a énuméré les obstacles que rencontrent les femmes dans la société.

Pour elle, la femme est source de bénédiction car par rapport à l’homme, elle est un être fort sur le plan moral, psychique et physique.

Dans sa conclusion, elle invite toutes les femmes à se battre pour acquérir son autonomisation. Ce n’est pas sur un plateau d’or qu’elles vont l’obtenir mais bien à travers une lutte acharnée.

(D.L.  )    

 

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