A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida

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  1. Sidibe salue l’engagement de la Communauté mondiale de mettre fin à la maladie à l’horizon 2030

« Dans le cadre des Objectifs de développement durable, la communauté mondiale s’est engagée à mettre fin à l’épidémie de sida à l’horizon 2030. Cet objectif – ambitieux mais tout à fait réalisable – offre une opportunité inégalée pour changer à jamais le cours de l’histoire, ce que notre génération doit faire pour les générations à venir », a indiqué le Directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibe dans un message publié hier à la veille de la journée mondiale contre le sida, célébrée le 1 décembre de chaque année.

Aujourd’hui, dit-il ; «  nous vivons dans des communautés fragiles dans lesquelles des inégalités peuvent subsister lorsque des personnes dans le besoin n’ont pas accès aux services essentiels. Pour modifier cette dynamique, nous devons accélérer le rythme de notre action. Nous savons qu’un renforcement des services locaux permettra d’atteindre les populations clés et favorisera ainsi l’émergence de sociétés en meilleure santé et plus résilientes ».

Michel Sidibe s’est réjoui du fait qu’aujourd’hui, le monde dispose de tout ce qui est nécessaire pour briser l’épidémie et empêcher sa résurgence, pour prévenir un nombre substantiellement plus important de nouvelles infections à VIH et de décès liés au sida, et pour éliminer la stigmatisation et la discrimination liées au VIH.

A cet effet, dit-il ; « Nous avons déjà réussi à fournir un traitement vital à 15,8 millions de personnes. En outre, nous sommes de plus en plus capables d’affiner nos efforts et d’atteindre avec plus de précision des personnes qui seraient autrement laissées pour compte. En ciblant ainsi les lieux et les populations, les pays peuvent répartir les initiatives afin d’améliorer l’accès ».

En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, les pays mettent en œuvre la Stratégie d’accélération de l’ONUSIDA et, avec des investissements engagés dès le départ. Ce quoi amène, le Directeur exécutif de l’Onusida d’espérer combler plus rapidement les lacunes dont souffrent les services essentiels. Ainsi, les ressources permettent d’en faire plus pour atteindre un plus grand nombre de personnes et changer leur vie.

Avec les Objectifs de développement durable, le monde est entré dans une nouvelle ère d’innovation et d’intégration. « Nous avons une meilleure vision des liens de corrélation entre les objectifs mondiaux et appréhendons mieux la manière de progresser ensemble. Nous pourrons mettre fin à l’épidémie de sida en permettant aux adolescentes et aux jeunes femmes d’avoir accès à l’éducation et à des services de prise en charge du VIH et de santé sexuelle et reproductive appropriés ; en permettant aux populations clés, comme les personnes qui consomment des drogues injectables et les personnes transgenres, d’avoir pleinement accès à des services de santé dispensés dans le respect et la dignité ; en permettant à chaque enfant de naître sans être porteur du VIH et, enfin, en permettant à ces enfants et à leurs mères non seulement de survivre, mais de s’épanouir », a-t-il conclu en précisant que l’étape actuelle de la riposte au sida est captivante. Car, la mise en place de la dynamique permettra à chacun de connaître un avenir durable, équitable et en bonne santé.

 

(Yassa)

 

Editorial pour le 1ER décembre 2015

La fin du SIDA en 2030 ?

En ce 1er décembre, journée mondiale du Sida, nous sommes à un tournant historique de l’épidémie. Depuis quinze ans, un engagement international, politique et financier nous fournit les moyens de venir à bout du Sida. Ne baissons pas les bras. Avec la mise en place d’un nouveau plan d’action, nous avons les moyens d’en finir avec cette menace mondiale d’ici 2030. Sinon, l’épidémie pourrait reprendre de plus belle, avec des conséquences catastrophiques.

Depuis 2000, la réactivité au niveau international a permis d’éviter 30 millions de nouvelles infections et presque 8 millions de décès liés au Sida. Dans les cinq pays les plus touchés par le VIH (l’Inde, le Mozambique, le Nigéria, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe), le cours de l’épidémie a été inversé. Il faut savoir qu’il y a quinze ans, moins de 700 000 personnes avaient accès au traitement antirétroviral. Elles sont plus de 15 millions à en bénéficier aujourd’hui. Elles sont la preuve que nos objectifs de soins ont été atteints.

Mais cette réussite pourrait être de courte durée car aucune région au monde n’est épargnée par le Sida.

Saviez-vous que le Sida reste la première cause de mortalité chez les femmes en âge de procréer? Et qu’à l’échelle mondiale, les adolescentes et les jeunes femmes de 15 à 24 ans sont deux fois plus touchées par le virus que les garçons et les jeunes hommes du même âge?

On observe même une reprise des infections dans des pays qui maitrisaient l’épidémie, notamment dans des pays à revenu élevé. Sur les 36,9 millions de personnes qui vivent avec le VIH à l’heure actuelle, la moitié ignore qu’elle est séropositive, et plus de 22 millions n’ont pas accès à des traitements antirétroviraux qui prolongeraient leur durée de vie et empêcheraient la transmission du virus.

Accélérer la riposte

L’ONUSIDA a mis en place un programme pour éliminer le Sida d’ici 2030. Cette initiative, caractérisée par l’accélération des efforts sur les 5 prochaines années, a pour objectif de traiter 90% des personnes touchées par le Sida d’ici 2020. Ce qui signifie que 90 % des personnes vivant avec le VIH sauraient qu’elles sont séropositives, et que 90 % d’entre elles auraient accès aux soins. Sur ces 90%, 90% sous traitement empêcheraient la propagation du virus. Cet objectif de « 90-90-90 » s’applique à tous : enfants, adultes, adolescents, hommes, femmes, qu’ils soient riches ou pauvres. Cette approche accélérée réduirait également 75% des nouvelles infections et mettrait fin à la discrimination contre les personnes atteintes du Sida.

Si, d’ici cinq ans, ces objectifs sont atteints, moins de fonds seront nécessaires pour éliminer l’épidémie d’ici 2030. Un accroissement annuel des investissements actuels de l’ordre de 10 milliards d’euros garantirait un retour sur investissements de seize euros pour chaque euro placé.

Depuis 2000, les investissements sont passés de plusieurs millions d’euros à plusieurs milliards en 2015.

La riposte au Sida est d’ailleurs un exemple dans le domaine du développement car un nombre croissant de pays sont autonomes dans leur financement de l’épidémie.

 

N’oublions personne

La riposte au Sida s’est construite sur une approche humanitaire. En plaçant les personnes atteintes du VIH au cœur de cette démarche, l’attention s’est déplacée de la maladie vers les besoins individuels. Notamment en levant le voile sur la discrimination subie par les personnes qui vivent avec le virus. Là aussi, il reste encore beaucoup d’inégalités. Trop souvent, les adolescentes, les homosexuels, les professionnels du sexe, les migrants, les consommateurs de drogues injectables et la population carcérale se voient refuser l’accès à la santé. Nous avons affaire ici à une véritable injustice sociale qui touche en premier lieu les femmes.

Sur les 620 000 nouvelles infections de VIH, tous pays confondus, qui ont touché les adolescents en 2014, 56% étaient des jeunes femmes. Ce chiffre passe à 62% pour la catégorie d’âge 10-19 ans, alors qu’en Afrique sub-saharienne 71% de filles sont plus touchées que les garçons du même âge. L’inégalité des rapports de force dans les relations sexuelles ainsi que l’absence d’accès à l’information et aux services de santé exposent les femmes, et tout particulièrement les jeunes filles à l’infection du VIH.

On oublie trop souvent que le Sida est la première cause de décès chez les jeunes Africaines aujourd’hui, car trop de jeunes ne connaissent pas les risques d’infection ni les moyens de s’en protéger.

Tous Ensemble contre l’Epidémie

Au mois de septembre 2015, dans le cadre des objectifs de développement durable, l’ONU et les états membres ont réitéré leur engagement à éliminer le Sida d’ici 2030. L’ONUSIDA a mis en place un plan d’action sur 5 ans qui inclut l’expansion de programmes axés sur les populations les plus vulnérables et leurs besoins.

La réaction mondiale au cours des 5 prochaines années va donc être cruciale : verra-t-on une nouvelle génération grandir avec l’épidémie ou celle-ci disparaîtra-t-elle dans les 15 ans à venir ?    

En adoptant le plan d’action de l’ONUSIDA, nous pouvons éviter ensemble 21 millions de décès liés au Sida et 28 millions de nouvelles infections d’ici 2030.

Aujourd’hui, engageons-nous ensemble à mettre fin à ce fléau.

Michel Sidibé, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA

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