A l’issue d’une confrontation: Les prévenus se perdent dans des contradictions

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Une fois de plus, c’est le septuagénaire Pascal Kabangu qui était hier devant la barre, dans le cadre de l’instruction de son dossier, au Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine dans la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu.  L’attention était focalisée sur les appels téléphoniques avec un mystérieux Prince Kalebe, que personne ne connait, mais aussi le lieu, mieux la parcelle de Pascal Kabangu où se seraient préparées toutes les attaques. A l’issue d’une confrontation entre le prévenu, Manzanga Mazarin et Fatou, ils n’ont cessé de s’illustrer et de se plonger dans les contradictions, au risque même de perdre le Tribunal.

Dans ses observations intervenues avant de poser des questions au Ministère public via le Tribunal, Me Kabengele, avocat de la défense a indiqué que l’âge emporte la capacité de son client et c’est dernier a la difficulté en ce qui concerne les dates et les chiffres. Au sujet du téléphone, il explique qu’il s’agissait d’un numéro non enregistré et il appartient au Ministère public de tirer toutes les conséquences de droit. A l’en croire, Manzanga Mazarin n’est pas de la section UDPS/Lingwala et il n’était venu que pour consoler Pascal Kabangu, ayant perdu certains membres de sa famille. « Lorsque demande les preuves de al scarification, le Ministère public fuit les débats », dit-il, avant d’expliquer qu’il y a Tshizaba lorsque 2 ou 3 tribus ne s’entendent pas. Tshizaba est une calebasse contenant de l’eau que l’on donne aux deux parties protagonistes. Et quiconque reviendrait sur le litige, serait laissé à la disposition des ancêtres.

Toutes ces affirmations de la défense ont été balayées d’un revers de la main par le Ministère public, qui a expliqué que tout au long de l’instruction, le prévenu Kabangu a fait preuve de lucidité. « A l’audience d’aujourd’hui, il a confondu Manzanga et a confirmé ses affirmations faites à l’audience du 11 février passé. Il a confirmé avoir vu Mazanga et Fatou. De même pour la location des chaises et l’achat des pains, etc. », dit-il, avant d’enchainer que nous avons connu des présidents de la République plus âgés qui ont dirigé sans problème des Nations. Il a cité Nelson Mandela, Robert Mugabe, etc. Dans sa réplique, le Ministère a fait acter que le prévenu a confirmé que c’est chez lui que se tenait le Tshizaba et c’est aussi le lieu par excellence où a eu lieu la réunion du 16 mai 2017 où il y a eu la scarification. D’ailleurs, même les gens qui vivent avec lui étaient scandalisés par cette cérémonie.

Soulignons qu’une liste des témoins fournis par la défense a été déposée devant le Tribunal. A l’occasion, le président de ce dit Tribunal a noté que c’est à lui qu’il convient d’apprécier au cas par cas de la nécessité de citer telle ou telle autre personne. Cette décision du Tribunal a été salué à sa juste valeur par le professeur Nyabirungu, avocat de la partie civile Rdc. « C’est une décision sage tant que le débat  sur le fond n’est pas terminé, à tout moment, les personnes peuvent être citées, y compris les accusés et leurs témoins. Tant que le débat n’est pas clos sur le fond, le président a pris une bonne décision d‘apprécier au cas par cas », dit-il.

Cité au cours du procès par la défense, le professeur Nyabirungu a préféré éclairer l’opinion quant à ce. « Il ne faut pas confondre mon rôle entant qu’auteur d’ouvrages ou doctrinaire et mon rôle entant qu’avocat de la République. Mon sentiment quand on invoque nos publication, c’est le sentiment d’un homme public qui a écrit pour le public, pour les citoyens, pour les justiciables et tous ceux qui ont envie de défendre leurs intérêts quelque soit la position occupée dans l’enceinte du Tribunal. Quant à la partie civile que nous représentons, nous pensons que ses intérêts ne sont pas menacés, d’autant plus que la charge de la preuve incombe au Ministère public qui le fait très bien. Au moment venu, nous exprimerons nos prétentions quant aux réparations auxquelles elle droit », dit-il, avant d’ajouter que le moment de plaider viendra, le moment du réquisitoire viendra et à ce moment là  nous allons donner toute notre appréciation et accorder la valeur qui convient aux moyens de preuves qui sont entrain d’être produit. C’est trop tôt de dire ce que nous ressentons, rétorque-t-il.

(JMNK)

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