A l’issue d’un symposium tenu à Kinshasa

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Les médias africains responsabilisés pour la renaissance africaine.

Le combat pour la renaissance africaine ne fait que s’accentuer davantage. Cette fois-ci, le rôle revient donc aux médias du continent noir de prendre à bras le corps la charge de la conscientisation des populations africaines. Vu le rôle combien important qu’ils jouent dans l’information et la sensibilisation de l’opinion sur multiples sujets de société, ces médias sont ainsi appelés à s’approprier les divers concepts entourant la nouvelle renaissance africaine. C’est ce qui ressort du tout dernier symposium international que vient d’organiser le Forum des responsables des médias d’Afrique centrale (FREMAC) le week-end dernier à Kinshasa sur le thème : « Médias et renaissance africaine ».

Pendant deux jours, soit le vendredi 24 et le samedi 25 avril dernier, le Forum des responsables des médias de l’Afrique centrale (FREMAC) a organisé à Kinshasa, capitale de la Rd Congo, un symposium international « Médias africains et renaissance africaine ». Les travaux ont été lancés et clôturés par le ministre des Médias et porte-parole du Gouvernement, M. Lambert Mende Omalanga, à l’Hôtel Invest de la presse.

Ce symposium de Kinshasa a donc connu les interventions d’éminents professeurs d’université. Notamment celle du professeur Kâ Mana, qui a entretenu les participants sur le sous-thème : « réinventer l’imaginaire africain ». Il a de ce fait présenté quelques concepts pour réinventer et reconstruire une nouvelle renaissance africaine. « La nouvelle renaissance africaine c’est la capacité d’affronter le formatage africain », a expliqué ce célèbre professeur, docteur en philosophie, auteur de plusieurs ouvrages.

Le docteur Kabongo Malu Emmanuel, quant à lui, a conféré avec les participants sur « les nouveaux modes d’asservissement de l’Afrique dans la mondialisation ». Le professeur Théophile Obenga du Congo Brazzaville a présenté aux participants « La nécessité d’une nouvelle Afrique ».

Redécouvrir les sources pharaoniques

Ainsi donc, les exposés et les échanges ont souligné le besoin pour les Africains de redécouvrir les sources pharaoniques de l’histoire antérieure à la domination occidentale. « Ces sources ainsi que les nouveaux mythes à inventer sont les ressorts de notre décollage économique, politique et culturel maîtrisé », a dit le ministre Mende.

Et de poursuivre : « …nous sommes d’accord sur une évidence formulée par le professeur Théophile Obenga : contrairement à ce que professent certains membres des élites dans nos pays respectifs, le salut des Africains n’est pas en Occident et il ne peut en aucune manière, être le fruit de la pensée des Occidentaux ».

Le porte-parole du gouvernement a, avant de clôturer les travaux de ces assises, a indiqué que le déroulement comme l’aboutissement des travaux de ce symposium, « ponctués par de doctes leçons et expériences d’africanistes de renom et de critiques clairvoyantes de jeunes Congolais-Africains qui s’honorent de plus en plus d’autres références existentielles que celles qui ont avili leurs peuples ou de professionnels de la presse répondant d’un tout autre type de formatage », laissent poindre au moins une certitude : manifestement, l’Afrique refuse de mourir. « Elle vivra. D’une existence assumée par ses fils et filles en pleine renaissance, non plus téléguidée de Washington ou de Paris, mais pensée et coachée par le propre génie créateur de ses élites ».

Que le symposium ne reste pas un élément du décor esthétique de la pensée

Signalons que ce symposium a été marqué par une déclaration finale dénommée « Déclaration de Kinshasa ». Rappelons qu’à l’ouverture des travaux de ce symposium le ministre Lambert Mende avait formulé le vœu que ce cadre de réflexion sur la renaissance africaine soit fécond et ne reste pas un élément du décor esthétique de la pensée.

« Il est impératif que les médias africains changent radicalement leur logiciel aussi bien dans l’approche que dans le rôle et la responsabilité qui sont les leurs, concernant l’avenir de l’Afrique. Ils doivent jouer leur partition dans cette renaissance africaine en contribuant largement à entretenir l’espoir, à maintenir l’opinion en éveil, en titillant à bon escient les décideurs de tous ordres, à changer l’image et le regard sur l’Afrique. Car, notre crainte est que les résolutions de vos concertations ne puissent rejoindre le cimetière des espoirs déçus et des décisions inappliquées des forums historiques déjà tenus dans notre chère Afrique », a-t-il dit.

En outre, la renaissance africaine se conçoit-elle comme la nécessité pour les Africains de récapituler leur conscience historique de fondateurs des premières civilisations humaines connues. Ce, pour reconstruire cette grandeur africaine aujourd’hui où le continent est soumis, après la traite, l’esclavage et la colonisation, à des modes d’asservissement. Lesquels sont planifiés par l’occident qui, à l’aide des institutions de la gouvernance mondiale (la Banque mondiale (BM), le Fonds mondial international (FMI), l’Organisation des Nations Unies (ONU), …), malmène l’Afrique traitée comme un continent de perdition et simple réservoir des matières premières.

 

(Lepetit Baende)

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