A l’issue d’un atelier à Kinshasa: Le FPI se dote d’une feuille de route pour l’année 2017

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Le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) que dirige Patrice Kitebi, s’est doté d’une feuille de route qui constitue la matrice des actions à mener par les Directions, ainsi que les Entités provinciales. Elle met en exergue l’amélioration de la gouvernance de l’Institution, la mobilisation accrue de la Taxe de promotion de l’industrie et de recouvrement des créances, l’évaluation optimale des projets et la couverture des risques, ainsi que la parfaite maîtrise des charges d’exploitation. Au regard de la volonté des agents et cadres à sauver cette entreprise qui a un rôle à jouer dans l’émergence de la classe moyenne voulue par tous, le ministre de l’Industrie, Marcel Ilunga a renouvelé son engagement à soutenir cette entreprise dans sa démarche d’obtenir du Parlement la loi sur le privilège du Trésor, moyen de contrainte devant briser la résistance des partenaires véreux.

Durant trois jours, soit du 27 au 29 décembre 2016, les cadres du Siège et des entités provinciales du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) se sont retrouvés en atelier  de validation des états des lieux de l’Institution, qui a comme objectif principal la mise sur pied des nouvelles politiques de fonctionnement applicables à court, moyen et long terme, et de consacrer ainsi la feuille de route pour l’année 2017. C’était en présence des députés nationaux, notamment membres de l’ECOFIN invités, dont la contribution a été bénéfique et ce, par leur engagement à soutenir le respect par d’autres structures de l’Etat de l’Ordonnance-Loi n°89-031du 07 Août 1989 portant création de la TPI  et plaider pour la protection du FPI contre les multiples interférences extérieures.

Venu présider la cérémonie de clôture de cet atelier, le ministre de l’Industrie, M. Marcel Ilunga Leo a, au vu de la nécessité de sauver, par tous les moyens, cette entreprise qui a un rôle capital à jouer dans l’émergence de la classe moyenne voulue par tous, renouvelé son engagement à soutenir la Direction générale dans sa démarche d’obtenir du Parlement la loi sur le privilège du Trésor, moyen de contrainte devant briser la résistance des partenaires véreux. « De même, je verrai de mon mieux pour limiter strictement les interférences d’autres Institutions dans le fonctionnement du Fonds, singulièrement en ce qui concerne le financement des projets ne répondant pas aux critères d’éligibilité », martèle-t-il.

Soulignons que le ministre reste confiant aux capacités managériales des nouveaux dirigeants au Fonds, qu’il reste persuadé que les résolutions prises au cours de ces travaux ne resteront pas lettre morte, mais bien au contraire elles permettront au Fonds de promotion de l’industrie de jouer davantage son rôle d’instrument de financement du programme d’investissement et d’appui du Gouvernement en faveur du secteur de l’industrie. « Je me réjouis à cet effet de la résolution prise de mettre en place un comité de suivi-évaluation qui se chargera d’assurer le suivi de la mise en œuvre concrète et à bonne date des résolutions prises », dit-il.

Des préoccupations majeures

Soulignons que lors des travaux, deux temps forts ont marqué les échanges. Il s’agit des présentations des directions et entités provinciales et les travaux en commissions. S’agissant des présentations, des préoccupations majeures ci-dessous ont été épinglées :  la mauvaise évaluation des risques et la couverture insuffisante des garanties consenties par les promoteurs ; le manque d’Autofinancement dans le chef de certains promoteurs entrainant la prise en charge totale des risques par le FPI ; projets fictifs ; la mise à disposition des fonds aux Promoteurs en lieu et place des fournisseurs d’équipements et d’intrants ; les subventions accordées sont soit non réalisées, soit ne correspondent pas aux critères d’octroi en rapport avec l’exploitation du Fonds ;  les rétro-commissions qui sont à la base de la non réalisation des projets et du non remboursement des prêts; Les difficultés de mobilisation de la Taxe de Promotion de l’Industrie à travers la DGDA ; La rétention de la TPI par les Banques agréées ;  Les ponctions opérées sur la TPI par les autres structures Etatiques sur base des textes réglementaires (Décrets et Arrêtés) et ce, en violation manifeste de l’Ordonnance-Loi n°89-031du 07 Août 1989 portant création de la TPI ; Le taux de remboursement des prêts ne dépassant pas 50% ; le disfonctionnement en termes de communication et d’échange de l’information, etc. Disons qu’à l’issue des travaux des commissions, des résolutions ont été prises et  font l’objet d’une synthèse tenant lieu de Feuille de route à transmettre au ministre de l’Industrie par la Direction générale et ce,  après sa validation par le Conseil d’Administration.

(Jean-Marie Nkambua)

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