A l’issue du 5ème Congrès de l’AFMED: Le Dr Benjamin Tatete propose la radiofréquence dans le traitement des ulcères veineux

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Cette technique fait partie des nouvelles approches thérapeutiques. Elle présente beaucoup d’avantages mais peu d’inconvénients, par rapport à une chirurgie classique, soutient le spécialiste congolais en chirurgie vasculaire, le docteur Benjamin Tatete (voir photo ci-contre). Il l’a démontré hier mardi, à l’issue du cinquième Congrès médical scientifique de l’Association des anciens de la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa (AFMED-Rdc) qui se tient depuis lundi 14 novembre dernier, au Kempiski Hôtel Fleuve Congo.

Depuis lundi 14 jusqu’au vendredi 18 novembre courant, l’Association des anciens de la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa (AFMED-Rdc), tient son cinquième Congrès médical scientifique international dénommé : « Médecine d’ici, médecine d’ailleurs ». Ces assises réunissant des médecins, médecins stagiaires et paramédicaux, gravitent autour des thèmes « Urgences médico-chirurgicales : prise en charge et organisation » et « Le droit des soignants et des malades ».

Le cinquième congrès de l’AFMED est organisé sous le haut patronage du président de l’Assemblée nationale, M. Aubin Minaku, et accueille des médecins installés en Rdc et d’autres venus de l’étranger. Il se déroule en deux parties : d’abord, des sessions plénières qui ont débuté le lundi 14 et se clôturent déjà ce mercredi 16 novembre 2016, au somptueux cadre du Kempiski Hôtel Fleuve Congo, où il y a eu des discussions sur des questions d’actualité dans le domaine de la médecine.

Puis, des ateliers seront organisés à partir de demain jeudi 17 novembre jusqu’au vendredi 18 novembre courant. Trois sites sont retenus quant à ce : les Cliniques universitaires de Kinshasa, CUK ; la Clinique Ngaliema et l’Hôpital provincial général de référence de Kinshasa (ex Mama Yemo).

Et dans le cadre de la deuxième journée des plénières, un chirurgien vasculaire congolais de l’hôpital de Nivelles, au Sud de Bruxelles, en Belgique, le docteur Benjamin Tatete, a édifié l’assistance sur les nouvelles approches thérapeutiques minimales invasives, dans l’insuffisance veineuse chronique des membres inférieurs, y compris dans l’ulcère veineux. Il a, à cet effet, vulgarisé la radiofréquence dans ce traitement des ulcères veineux, c’est-à-dire, des plaies chroniques (qui ne guérissent pas vite) que l’on retrouve au niveau des jambes.

Dans sa présentation succincte, il a donné quelques définitions, la classification des ulcères des jambes, et a expliqué la prise en charge de la pathologie veineuse, le duplex veineux, l’ulcère veineux, la prise en charge endovasculaire, etc. Il a à cet effet, convié ses collègues médecins et d’autres participants à suivre un vidéo illustrant ses explications. Il a en définitive, recommandé à ses pairs de privilégier les techniques endo-veineuses avant la chirurgie.

Devant la presse, ce médecin spécialiste en chirurgie vasculaire a signifié que les premières causes les plus fréquentes des plaies chroniques, que ca soit en Europe ou en Afrique, sont vasculaires. En Afrique, a-t-il dit, on a tendance à traiter d’abord les conséquences de ces affections. « On fait des pansements, on met des pommades et cela prend du temps, avec risque de surinfection et des conséquences fâcheuses sur le patient », a-t-il démontré.

De l’avis de ce praticien qui a une expérience avérée dans ce domaine, la première cause étant d’origine vasculaire, il faudra d’abord traiter la cause vasculaire. Toutefois, a-t-il conseillé, il faudra, au préalable, identifier le problème. « Vous voulez guérir les plaies des ulcères des jambes, identifiez la cause vasculaire, traitez-la et votre plaie va plus facilement guérir », a-t-il insisté.

Une technique faisable en Europe ou en Afrique

De l’avis du Dr. Benjamin Tatete, la radiofréquence est une de nouvelles approches thérapeutiques qui présentent beaucoup d’avantages mais peu d’inconvénients, par rapport à une chirurgie classique. A l’en croire, dans cette technique, on se sert d’une machine qui produit de la chaleur qu’on injecte pour aller bruler la veine de l’intérieur. Et pour ne pas commettre de dégâts au niveau des autres organes se trouvant à côté de la veine dont l’artère, les nerfs et le muscle, cette chaleur est standardisée, signale-t-il.

L’orateur a, en outre, recommandé un apprentissage, en vue d’être sûr que l’on est vraiment à l’intérieur de la veine. Il rassure tout de même que ces techniques sont transposables de l’Europe en Afrique. Car, lui-même a déjà opéré trois malades en Rdc, dont une dame qui avait un ulcère de jambe pendant cinq ou six ans et dont l’opération n’avait pris que six semaines, avec des résultats concluants.

Cependant, jusqu’à ce jour, affirme-t-il, ce n’est qu’en Afrique du Sud blanche où ces techniques sont déjà développées, étant donné que cela exige une certaine technicité, un certain apprentissage. Mais, a-t-il fait savoir, la Rdc a la chance d’avoir des chirurgiens qui maîtrisent cette technique et, cela ne coûte pas plus cher que si l’on fait une chirurgie classique.

Tablant sur les avantages de cette technique, le Dr a noté que la radiofréquence se fait en ambulatoire (on ne passe pas la nuit à l’hôpital), il n’y a pas beaucoup de plaies à traiter, (étant donné que cette technique se fait par piqure) ni de douleurs postopératoires. La récupération est beaucoup plus rapide (le malade peut se lever le jour même de son opération…), le coût est moindre par rapport à la chirurgie classique.

« Peut-être que l’opération au départ peut représenter un investissement, mais en moyen et long termes, cela coûte moins cher que de traiter une plaie pendant six à dix ans », a-t-il souligné, notant que cela permet, en une journée et en acte chirurgical d’une trentaine de minutes, de guérir un problème qui aurait trainé pendant longtemps.

(Lepetit Baende)

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