Une initiative de la CEPFE et de l’U.A

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Trois jours d’activisme en faveur des droits de la femme

Cette activité vise à contribuer à l’amélioration  de la condition de la femme, en vue de la promotion de ses droits. Il s’agira de réfléchir sur la meilleure manière de concrétiser la volonté politique des Chefs d’Etat africains, exprimée dans le cadre de la décennie africaine de la femme. Mais aussi et surtout, de dégager les obstacles qui retardent l’amélioration de la situation de la femme, de construire des stratégies et mécanismes à mettre en place pour relever tous les défis et accélérer l’autonomisation économique et la participation politique de la femme.

Dans le cadre strict des activités diversifiées commémorant le mois de mars dédié à la femme, la Cellule d’études et de planification de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant (CEPFE) organise depuis hier à Kinshasa, un atelier de trois jours d’activisme sur les droits de la femme, l’autonomisation de la femme, les violences faites aux femmes et la lutte contre le mariage précoce. L’atelier qui est une initiative conjointe du Ministère de la Femme, Famille et Enfant à travers a CEPFE et le bureau de liaison de l’Union africaine en Rdc, se clôture demain mercredi 30 mars.

Dans son mot de bienvenue, le coordonnateur national de la CEPFE,  professeur Mangalu Mobhe Agbada a indiqué que ces assises se proposaient d’identifier les mesures prises par le Gouvernement congolais, pour le respect des droits de la femme, de la parité genre, de la mise en œuvre des textes et conventions relatifs aux femmes, à l’autonomisation des Femmes, à la lutte contre les violences faites aux femmes ainsi que la lutte contre le mariage précoce.

Il s’agira, a-t-il insisté, de réfléchir sur la meilleure manière de concrétiser la volonté politique des Chefs d’Etat africains exprimée dans le cadre de la décennie africaine de la femme et qui voudraient voir s’améliorer la situation de la femme africaine, notamment à travers son autonomisation économique. « …l’Afrique passera à côté de son développement si elle ne valorise pas la contribution d’une partie essentielle de la population constituée des femmes », soutient le professeur Mangalu, tout en saluant la collaboration entre le Ministère de la Femme, Famille et Enfant et l’Union africaine.

Les résultats de cet atelier, a-t-il fait savoir, doivent aboutir à l’identification des obstacles qui entravent la mise en œuvre effective des instruments juridiques sous-régionaux, régionaux et internationaux relatifs à la protection des droits des femmes ; à la proposition des mécanismes pour améliorer l’internalisation, l’appropriation et la mise en œuvre des instruments pertinents des organisations sous-régionales, de l’Union africaine et des Nations Unies protégeant les droits des femmes et des filles ; à l’identification des actions prioritaires susceptibles d’être appuyées par l’Union africaine pour assurer plus d’autonomisation, de protection des femmes  et de la promotion des droits de la femme en Rdc, etc.

Un atelier pour la promotion des droits de la femme

Les travaux de cet atelier ont été lancés par Mme la ministre de la Femme, Famille et Enfant, Lucie Kipele Aky Azua. Dans son discours solennel, la ministre a rappelé que l’année 2016 a été déclarée « année africaine des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits de la femme », par les Chefs d’Etat africains. C’était  à l’occasion de la 26ème session ordinaire de l’Union africaine, tenue du 29 au 31 janvier 2016 à Addis-Abeba.

Elle a souligné que cet atelier vise à contribuer à l’amélioration de la condition de la femme, à travers la création d’un espace physique et virtuel de dialogue entre les différents acteurs des droits humains. La tenue de cet atelier est essentielle, en vue de la promotion des droits de la femme, affirme Mme la ministre.

« La lutte pour l’amélioration de la situation ou condition de la femme n’est pas seulement un combat idéologique des femmes pour conquérir leurs droits longtemps bafoués ; mais elle s’inscrit désormais dans le paradigme de développement durable… La vision du Gouvernement central exprimée à travers de nombreux programmes est d’améliorer les conditions de vie des populations, avec une attention particulière sur les groupes vulnérables, tels que les femmes et les enfants », a déclaré le ministre Lucie Kipele, avant d’affirmer que la parité homme-femme à l’horizon 2030 n’est pas une illusion, « mais bien un idéal que nous devons atteindre », a-t-elle insisté.

Le sens qu’il faut donner à cet atelier, a dit la ministre de la Femme, Famille et Enfant aux participants, c’est de dégager les obstacles qui retardent l’amélioration de la situation de la femme, de construire des stratégies et mécanismes à mettre en place pour relever tous les défis et accélérer l’autonomisation économique et la participation politique de la femme. Elle s’est enfin engagée à ne ménager aucun effort pour traduire en actes les recommandations qui seront formulées à la fin des travaux de l’atelier.

Le représentant de l’Union africaine a rappelé à l’assistance le respect de la parité à l’Union africaine. « La parité est une réalité au sein de l’UA », a-t-il dit. C’est demain mercredi 30 mars 2016 que se clôturent ces assises qui se tiennent au Centre catholique Béthanie.

(Lepetit Baende)

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