A l’instar des grands hommes du monde: Joseph Kabila a tenu parole

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Kinshasa a vécu un moment sans pareil l’après-midi de ce mercredi. Contrairement à toutes les peurs et analyses les plus noires sur la République démocratique du Congo, analyses faites aussi bien par les Congolais que les étrangers tendant à démontrer que Joseph Kabila chercherait par tous les moyens légaux et illégaux à s’accrocher au pouvoir, le quatrième chef de l’Etat congolais a surpris beaucoup de gens en choisissant de ne pas se représenter à la présidentielle de décembre 2018.

Il a plutôt porté son choix sur l’infatigable Ramazani Shadary qui défendra les couleurs du Front Commun pour le Congo (FCC) à la grande bataille de décembre de l’année finissante.

Je respecterai la constitution

A chacune de ses interventions médiatiques (points de presse ou messages à la nation), Joseph Kabila a gardé le même message qu’il savait si bien résumer : « je respecterai la constitution ».  Cette phrase, au lieu d’apaiser la classe politique, a donné lieu à des polémiques infinies. Plusieurs thèses ont été inventées autour de ce message. Les Congolais se rappellent encore le fameux Cyrus Mirindi dont les explications tordues de la constitution ont créé plus d’insomnies qu’il n’en a guéries. La pauvre population congolaise instrumentalisée par une classe politique sans foi ni loi est arrivée même à douter du véritable désir de son chef de respecter la constitution dans son esprit et dans sa lettre.

Pour l’opposition, Kabila devait réciter une autre phrase plus explicite en disant : « je ne suis pas candidat à ma propre succession ». Le Raïs congolais, égal à lui-même et fort de sa décision prise depuis plusieurs années et sans pression, a gardé son silence même quand certains hommes et femmes se battaient et se tuaient sur la continuité ou non de ce président dont le charisme intrigue le monde. En acceptant de se retirer comme le prévoit la constitution de la République Démocratique du Congo, l’actuel président de la République entre dans l’histoire par la grande porte selon ce qu’il avait toujours désiré. Pour ceux qui ne le croient pas, Lambert Mende ministre des Médias et Communication a répété plus d’une fois qu’il y aurait passation des pouvoirs civilisé à la fin du mandat de Joseph Kabila, mais cela n’a pas empêché l’opposition à semer le doute dans la population et l’envoyer parfois dans la rue pour des choses déjà acquises comme le respect du nombre des mandats à la tête du pays.

Le syndrome du referendum

En regardant autour de la Rdc, l’on s’aperçoit que beaucoup de pays ont choisi de modifier leurs constitutions pour maintenir au pouvoir leurs  boss. Le Rwanda, qui semble donner des leçons mal placées à la RDC est parmi ces pays-là. L’Ouganda, le Burundi et le Congo Brazzaville n’ont pas fait mieux. La révision constitutionnelle était à la portée de Joseph Kabila. Il a choisi de ne pas le faire par respect à ce peuple souverain. Ni les conseils de certains flatteurs autour de lui, ni les chansons flatteuses de certains groupes corrompus et manipulés au son de « Wumela, Wumela », n’ont eu d’influence sur Joseph Kabila décidé à passer la main au terme de son second mandat. L’Occident qui s’est agité depuis plusieurs mois était convaincu que le maitre de Kingakati trouverait les moyens de s’accrocher au pouvoir envers et contre tous. Derrière plusieurs mouvements sociaux, l’Occident a contribué à créer un fossé dans la confiance entre le chef de l’Etat congolais et son peuple. Certains de ses mouvements dont l’existence était basée sur la présence de Kabila au pouvoir au-delà de son mandat, doivent avoir le courage de se dissoudre ou envisager autre chose.

Le financement par la RDC du processus électoral fait aussi partie de ce que Joseph Kabila avait promis. Jusqu’à ce jour, toute opération électorale est financée par l’argent du contribuable congolais au grand étonnement de l’Europe qui n’en revient pas.

Tous ceux qui doutaient de la tenue des élections dans le délai se sont empressés, toute honte bue, d’aller déposer leurs candidatures, alors que les mêmes passaient le plus clair de leur temps à expliquer qu’il y aurait pas d’élections dans ce pays et que les machines à voter étaient achetées pour le référendum. Petit à petit, les eaux deviennent claires et chacun se rend compte qu’il faut travailler dur pour non seulement prendre part aux élections, mais  aussi et surtout les gagner. Kabila en tenant parole, vient de confondre tous ses détracteurs et vendeurs d’illusions.

 

(Muntu Bualu)

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