A l’initiative du préfet Beya Kalombo: Les élèves du C.S Victor Hugo édifiés sur les contours du projet ‘’Transaqua’’

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Le Complexe scolaire Victor Hugo a abrité, mercredi dernier, une séance explicative sur un sujet d’actualité à savoir le projet ‘’Transaqua’’ ou ‘’la guerre de l’eau’’. « La jeunesse est le Congo de demain, et l’école qui forme les cadres de demain ne peut s’empêcher d’éclairer la lanterne des élèves sur un sujet crucial qui engage la vie de la nation », a indiqué le préfet Beya Kalombo (voir photo). L’école est située le long du boulevard Lumumba au quartier III à Masina, en diagonal de la maison communale de Kimbanseke.

D’entrée de jeu, l’orateur a expliqué le contenu du projet ‘’Transaqua’’, tout en établissant un rapprochement avec l’accord de Paris sur le climat.

Les élèves, parmi lesquels des finalistes des humanités, ont fait preuve d’intérêt sur cette question vitale qui touche notamment les eaux du fleuve Congo. Quelques-uns ont posé des questions que le préfet a trouvées pertinentes : Quelle serait la réaction des puissances dominatrices si les Congolais disent non à ce projet ? ; On a demandé à tous les Congolais ou au Président seulement ? …

Quid du projet ‘’Transaqua’’

Le projet consiste dans le transfèrement des eaux du fleuve Congo pour alimenter le bassin du lac Tchad en dessèchement avancé. Les tenants de ce projet envisagent le prélèvement de 50 milliards de m3 du fleuve Congo pour ravitailler le lac Tchad. Ce projet a été évoqué en rappel dans les méandres de la 21ème Conférence des parties des Nations Unies sur le changement climatique (COP 21), tenue à Paris en France du 30 novembre au 11 décembre 2015.  Ceci entrainant cela, différentes délégations de pays du monde se sont retrouvées mardi 7 novembre 2017 à Marrakech au Maroc, dans le cadre de la 22ème Conférence des parties des Nations Unies sur le changement climatique, c’est le (COP22). Ces négociations climatiques se sont clôturées vendredi 17 novembre 2017.  Pour l’heure, des sources indiquent que les discussions sont assez avancées sur le projet. En effet,  Brazzaville a abrité, fin avril dernier sous la direction du Président Denis Sassou N’Guesso, le 1er Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la commission climat du Bassin du Congo. Le roi Mohamed VI du Maroc et le Président en exercice de l’Union africaine, le Rwandais Paul Kagame ont été les invités de marque à ces assises.

La RDC redoute des conséquences imparables

La RDC n’a pas signé le protocole de Brazzaville sur l’opérationnalisation de la commission Climat du Bassin du Congo, sa place naturelle et son rôle stratégique à jouer dans cette commission n’ont pas été considérés. José Makila, Vice-Premier ministre et représentant du chef de l’Etat Joseph Kabila à ces assises, a exprimé l’indignation de son pays. (In Le Potentiel 7304 du mercredi 2 mai 2018, p.6).

Avec un tel prélèvement, en amont, le barrage électrique d’Inga près de l’embouchure du fleuve Congo, et qui constitue la principale source d’électricité du pays, n’aura plus assez d’eau pour alimenter ses turbines. Le projet Inga III, destiné à fournir de l’électricité à la moitié du continent, devra être abandonné. Toujours sur le plan économique, le trafic fluvial entre les villes de Kinshasa et Kisangani, qui sert de pont entre l’ouest, le centre et l’est du Congo, sera durement affecté Le chercheur congolais Sinaseli Tshibwabwa, expert en biodiversité des poissons d’eau douces d’Afrique et écotechnologie des eaux continentales, a ainsi démontré que si le projet Transaqua est exécuté dans les conditions actuelles, les conséquences économiques, écologiques et même sociales seront particulièrement graves. (In Le Potentiel 7258 du jeudi 8 mars2018, p.10)

Dans le même ordre d’idée, les observateurs redoutent pour l’avenir du port de Boma dans la province du Kongo central. Lequel pourrait perdre son prestige de port d’accostage de gros navires.  Le cas échéant, c’est celui de Pointe-Noire au Congo-Brazzaville qui pourrait servir de port de relais.

Informer la jeunesse en vue de la résistance

Face à la prédation capitaliste, il faut opposer la résistance, a recommandé en son temps l’ADG de la radiotélévision nationale, le patriote Freddy Mulumba. « Il faut informer la jeunesse, en vue de la résistance », a souligné pour sa part, le préfet du CS Victor Hugo. Et d’ajouter : la protection du patrimoine nationale, c’est l’affaire de tous. Le cas échéant, des sit-in et l’implication des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, NTIC ont été envisagés pour la résistance. Avec des messages typiques : « Touche pas à mon fleuve ».

S’il y a nécessité d’assister des voisins en difficulté en concédant une partie de nos ressources naturelles, il faut en contrepartie, envisager une politique de compensation. L’Etat pourrait, par exemple subventionner les écoles, octroyer des bourses de formation…

(Payne)

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